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Passionnant... et le Carré avait raison


De vincentp, le 26 janvier à 17:38
Note du film : 3/6

Petite déception pour ma part. L'histoire est très intéressante, mais ne creuse pas suffisamment certains aspects à mon sens (l'impact des fuites soviétiques). Les disputes conjugales me paraissent sans grand intérêt, et la fin du récit (le récit de Willem Dafoe) très peu crédible. Je me suis un peu ennuyé… On pourra toutefois avoir un ressenti plus positif, car le film est réalisé avec soin (décors intérieurs et extérieurs, prises de vue…), et les acteurs sont bons.


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De Arca1943, le 30 mai 2011 à 11:58
Note du film : 5/6

J'ai lu quelque part que L'Affaire Farewell était un film d'espionnage "à l'ancienne". L'expression n'a de valeur que si l'on considère l'absence de gunfights (c'est-à-dire de fusillades) et de car chases (c'est-à-dire de poursuites en bagnoles). Et ni Emir Kusturica, ni Guillaume Canet ne retirent brusquement leur visage pour révéler qu'ils étaient en réalité Martin Landau ou Tom Cruise.

Aux spectateurs solipsistes à la Tarantino, pour qui la référence à la réalité n'existe plus hors du cinéma, j'imagine que Opération Tonnerre et L'Espion qui venait du froid sont juste "deux styles différents" de films. En fait, si Le Carré est un auteur de fiction, ses oeuvres de la Guerre Froide, sont bien plus vraisemblables, plus proches de la réalité. (De la quoi ? demande Tarantino).

C'est pourquoi j'ai pensé à John Le Carré (et aussi à Martin Cruz Smith) pendant ce film d'espionnage français qui est aussi la reconstitution historique d'un point tournant de la Guerre Froide. D'autant qu'à la fin, quand le cadre de la CIA (Willem Dafoe) fait son discours à Canet, surgit un retournement de l'intrigue qui semble sorti tout droit d'un roman… et qui est pourtant vrai.

Les interprètes de François Mitterrand (Philippe Magnan) et Ronald Reagan (Fred Ward) ont fourni un effort estimable pour ne pas verser dans la caricature. Moscou n'est pas trop folklorisée et le régime communiste tirant sur sa fin me semble adéquatement décrit. (Les immenses statues qu'on y aperçoit existent-elles encore ?).

Le film repose presque entièrement sur les épaules de ses deux interprètes principaux. Emir Kusturica en colonel Grigoriev qui "vit dans le mensonge" est fameux. Guillaume Canet en homme ordinaire entraîné dans une histoire extraordinaire ne l'est pas moins. La réalisation minutieuse et discrète leur donne tout l'espace nécessaire.

Le genre de film qui permet de comprendre un peu mieux le monde où nous vivons.


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