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Déchirant !


De Tamatoa, le 14 novembre 2013 à 20:46
Note du film : 2/6

Oui, il m'a surtout déchiré le coeur ! Cette immersion dans le monde des homosexuels est assez nauséeuse. Non pas par le sujet traité, mais par la façon dont il est traité. C'est un carnaval assez désastreux, aux clichés antédiluviens, à l'humour qui tourne vite au crade et à des efforts vains pour nous faire nous émouvoir sur le sort de ces pauvres sidaiques (ou sidéens pour les plus frileux). Les folles ont la part belle, s'ébrouent dans des bains de mousse en échangeant leurs derniers résultats biologiques.

"- T'as vu, je suis négatif ce mois ci encore !-".
"-Merci du cadeau, moi ça s'aggrave !-".
"- Oh ! pardon mon chou !-"

Triste spectacle que ce Patrick Timsit qui se fourvoie dans un rôle glauque, gluant de mièvrerie. Jacques Gamblin le suit à la trace, les yeux hagards, débitant des âneries qui surnagent comme des yeux dans un bouillon trop gras. Nous sommes à des années lumière de la sympathique et si drôle Cage aux folles. Parce que ce film véhicule tout ce qui devrait être caché. Les partouzes, la drogue, le salace. C'est pathétique. La seule qui tire encore son épingle de ce jeu navrant, c'est la magnifique Fanny Ardant qui décidément a le don de rayonner, quelque soit le potage dans lequel elle évolue. Elle jette sur cette société qu'elle fréquente faute de mieux, un regard assez tragique. Et nous l'accompagnons sans difficulté. D'autant qu'il est difficile de détacher notre regard de cette chienne blessée. Et c'est la honte aux joues que d'une part, nous attendons qu'elle s'offre aussi court vêtue que les tafioles qui l'entourent, et d'autre part, que nous acceptons qu'un Richard Berry lui roule des yeux imbéciles et vides de tout. Mais que ne ferions nous pas pour cette longue flamme noire au phrasé si particulier. Elle est aussi distinguée que les très équivoques qui l'entourent sont dérisoires. Elle est pourtant la mère, la sœur, la confidente, la maitresse (à sinistre occasion) de tous ces paumés emperlousés et au rimmel suintant sous des larmes faciles.

C'est lourd, vulgaire, et pourtant Gabriel Aghion se veut franchement ironique en insistant sur un humour qui tombe à plat. En vain. Gustave Flaubert (grands dieux, que vient-il faire dans cette galère ?) disait : L'ironie n'enlève rien au pathétique. Bien au contraire, elle l'outre !. Dont acte ! Et Palmade, que l'on a connu plus en forme, même si dans son élément, joue le minimum syndical. Ses dialogues s'enlisent dans le convenu et la "follerie" ambiante. C'est un bal tragique ce film. Si j'osais un jeu de mot débile, je dirais que c'est la mauvaise face cachée de leurs lunes. Trop tard, c'est fait. Au final, nous n'éprouvons aucune attraction, aucune sympathie pour cette faune qui est ce qu'elle est, mais joue trop la carte de l'outrance en la matière. Pour parler du monde des homos, il y a Le secret de Brokeback Mountain ou la Gay-Pride. Ici, les "cows-boys" de la bistouquette en folie s'affichent sur un char d'indécence. Et comme ils ont de la suite dans les idées les hommes, Il y aura une suite à ce désastre : Pédale dure. Sans moi.

A propos de Pédale, il eut mieux valu appuyer sur celle du milieu. Histoire de freiner un peu..


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De célinetteml, le 25 juillet 2005 à 23:54

C'est de la bombe de film ! il déchire tout !


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