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Duvivier et la cinémathèque française


De vincentp, le 27 février 2010 à 22:48

La cinémathèque française, rue de Bercy à Paris, propose à partir de mi-mars une rétrospective intégrale consacrée à Julien Duvivier, un des ténors du cinéma français du siècle dernier. Marc-Edouard Nabe -écrivain de profession et cinéphile- termine sa présentation de l'œuvre de Duvivier, publiée dans le programme de la cinémathèque, de la façon suivante : « Bon, on fait les comptes  ? Duvivier a été un pionnier du cinéma français qui commença dans le muet et finit dans le bavard. Dix chefs d'œuvre et au moins cinq grands films. Tout le reste est raté. On appelle ça un artiste inégal, mais dans les moments ou il nous régale, personne ne l'a encore égalé. »

En lisant (et en extrapolant) les développements qui précèdent cette étonnante conclusion, je comprends que les réussites de Duvivier (identifiées par M-E Nabe) seraient les suivantes : Pepe le moko, La belle équipe, La bandera, Panique, Au royaume des cieux, Au bonheur des dames, La fin du jour, Maria Chapdelaine, La charrette fantôme, Poil de carotte, Marianne de ma jeunesse, La fête à Henriette, Sous le ciel de Paris, L'affaire Maurizius, Voici le temps des assassins, Le petit monde de Don Camillo ?,…

Nb : pas mal de choses me chagrinent actuellement à la cinémathèque française, mais préfèrant ne pas ouvrir de polémique, je me tais et ai effacé la suite de ce message publié hier soir.


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Espaces infinis


De Impétueux, le 4 août 2007 à 19:21
Note du film : 4/6

Voilà un message décisif dans sa concision orgueilleuse ! On se croirait dans je ne sais plus quel dessin animé, lorsqu'un potentat ivre de suffisance ne consent pas même à abaisser l'oeil sur la foule goguenarde qui susurre que le Roi est nu…


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De jacques viallon, le 4 août 2007 à 19:07

je ne vous connais pas, ne vous parle pas aussi passez votre route loin de la mienne.


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Où est passé le Canada ?


De Impétueux, le 21 février 2007 à 18:01
Note du film : 4/6

Bon. J'avais indiqué, sur le fil de La horse – parue dans la même collection que Maria Chapdelaine – que la qualité esthétique de la présentation des livrets de ces agréables éditions allait malheureusement de pair avec une infinie médiocrité de leur rédaction. M. Jacques Viallon, concepteur global – et des livrets et des textes – m'a cherché noise là-dessus, contestant sinon mon droit, du moins ma capacité à critiquer sa façon d'écrire.

Je me suis donc engagé à présenter aux visiteurs et contributeurs réguliers de DVD Toile, dont l'objectivité ne doit pas être mise en doute, une collation des balourdises, impropriétés, erreurs, idioties, maladresses commises par M. Viallon.

Je pensais naïvement qu'en un week-end j'aurais fait le tour des trois livrets que je possède (Maria Chapdelaine et La horse, donc, mais aussi La bandera) ; hélas ! commençant par Maria Chapdelaine, j'ai noirci si vite deux pages entières – et encore en étant indulgent et en laissant tomber des peccadilles – que j'ai baissé – pour l'instant ! – les bras pour les deux autres films. Mais que M. Viallon se rassure (ou sente monter à son front le rouge de la confusion) : je ne lui ferai sans doute grâce de rien.

Je n'ai pas eu le courage, je l'avoue, de distinguer en rubriques diverses les différentes anomalies recensées : je vais donc les énoncer tout bêtement dans l'ordre de la lecture, alors qu'il eût été amusant de les regrouper en fautes de style, anomalies historiques, imprécisions de terme, redites ou contradictions, balourdises diverses. Tel quel mon inventaire a tout de même l'intérêt de montrer combien en quelques pages (28 en tout, dont 10 sont uniquement et 3 partiellement occupées par des photographies), on peut dire de sottises.

Commençons donc :

page 2 :Gabin s'investit dans ce film, car il sent (…) que le public risque de répondre présent: faute classique : on ne peut en aucun cas appliquer le verbe risquer à un évènement heureux qu'on désire.


Les pages 3 (presque entièrement), 4, 5 et 6 sont couvertes de photographies : M. Viallon ne commet donc aucune sottise.

pages 7 et 8 : Commence là un exposé sur la Nouvelle-France, dont le principe n'est pas sot, mais qui mixte de grandes lignes (la découverte, la mise en valeur, le malheureux sort de nos Quelques arpents de neige et des détails qui ne sont pas à la place dans une fresque vite brossée mais plutôt dans un ouvrage de plus vaste dimension (nombre exact des colons, noms intégraux des immigrants, dates données au jour près) : on sent que M. Viallon a recherché sur je ne sais quel Wikipédia une histoire du Canada et qu'il a pratiqué le copier/coller sans prendre grand soin des proportions : la synthèse, comme la guerre, est un art tout d'exécution !!

Relevons de surcroît les balourdises de style : village iroquois d'un certain Hochelaga ; les colons sont rattrapés par l'un de ces hivers rigoureux ; ils seront nombreux à décéder ; Cartier rapporte suffisamment d'informationS (au pluriel) et de richesse(S) (au singulier ; le S est de mon cru) ; y vivent seulement moins de 80 personnes ; Les Anglais refusent cette tentative de colonisation française ; cette occupation anglaise va retarder l'expansion française (comme de juste, non ?)

Et puis de grands trous : toujours page 8 : y vivent seulement moins de 80 personnes jusqu'en 1609. Puis la phrase suivante est : Il faudra attendre 1627 pour que les choses évoluent : on est en droit de se demander si entre 1609 et 1627 la Nouvelle France n'a pas disparu dans une faille spatio-temporelle !

De graves stupidités historiques : page 9 : La colonie se transforme en système seigneurial avec la nomination d'un Gouverneur chargé de représenter le Souverain : si le Gouverneur représente le Souverain, c'est précisément que le régime n'est pas seigneurial, mais régalien.

page 10 on atteint un sommet : C'est (en 1697) que les Français et les Canadiens (!) signent le Traité de Ryswick, qui met fin à plus de huit ans_ de guerre ; outre que le Traité de Ryswick n'a pu être signé avec un État qui n'existait pas, mais entre la France (avec pour seuls alliés le Danemark et l'Empire Ottoman) à presque toute l'Europe, notamment l'Angleterre et l'Espagne, le traité ne met pas fin à une guerre de plus de huit ans, comme le dit niaisement M. Viallon, mais à la Guerre de la Ligue d'Augsbourg, appelée aussi Guerre de Neuf ans. Evidemment, M. Viallon va dire qu'il n'a pas tort : plus de huit ans, c'est neuf ans !!! ; mais comme il est coutumier de ces scories de langage (voir l'hilarant Madeleine Renaud a créé plus de 127 rôles que j'ai cité sur le message précédent), je relève et me gausse !

Enfin, page 10 encore : ''Les immenses quantités d'or que (l'Espagne) ramène de ses colonies : mais non ! pas ramène ! c'est rapporte qu'il faut écrire. (ce qu'on porte n'est pas ce qu'on mène).

page 12 : on est passé à l'ère moderne : ''En 1995 se tient le deuxième référendum sur l'indépendance (du Québec) : il y en avait donc eu un premier ? Quand donc ?

page 13 : un jargonnant exploitation de la ressource fourrure !!

Passons à la présentation des acteurs ; Jean Gabin, d'abord :

page 14 : un bel exemple, avant d'autres, de style relâché Sa famille n'est pas bourgeoise pour un sou, mais il ne manque de rien.

page 17, des anomalies : le deuxième § commence ainsi : Nous sommes en 1934 et Jean Gabin fait une rencontre déterminante dans sa vie, le réalisateur Julien Duvivier. Soit. Mais trois lignes plus loin : Nous sommes au début de 1933 et Duvivier ; alors ? 34 ou 33 ? Au paragraphe suivant l'expression les deux hommes revient à deux lignes de distance ! Quel style !!

page19, encore du style relâché, pléonastique et niais : Un jeune premier, bien de sa personne (c'est Jean-Pierre Aumont). Et page 25, donc ! Duvivier convainc Gabin de porter la jupette de Ponce-Pilate (dans Golgotha) : mais non ! ce n'est pas la jupette, mais la tunique !!

J'ai relevé dans le message précédent les nouilleries concernant Madeleine Renaud ; j'en ai tout de même encore retrouvé une : Max Ophüls lui confie le rôle de la terrible Mme Tellier dans Le plaisir ; Viallon n'a pas dû voir le film…ou le comprendre…

Bon, j'aurais encore bien quelques pépites de fiel à jeter, mais je m'arrête là, pour cette fois : relevées dans les copies d'un élève de Seconde, ça vaudrait tout juste la moyenne (le niveau a tant baissé !) ; sous la plume d'un type qui publie et donne ça à lire à des milliers de lecteurs, c'est risible.

Si M. Viallon n'est pas content et ne souhaite pas que je me livre à la même recension pour La bandera et La Horse, il n'a qu'à demander mon identité à la rédaction de DVD Toile.


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De paul_mtl, le 22 novembre 2006 à 15:50

Il s'agit de l'image que – dans la littérature et dans le cinéma français – avait (et, selon moi, n'a plus) le Canada.

ok d'accord j'avais mal compris.

Je ne sais pas …

mais ce que je constate c'est que des films canadiens/quebecois sont davantage diffusés en France que dans le passé me semble t'il.

Sinon j'ai vu assez récemment

2 comedies francaises qui se passe au Quebec.

Père et fils (2003) avec Philippe Noiret

C'est pas moi, c'est l'autre (2004) avec Anémone et Michel Muller

un magnifique documentaire francais sur le canada

Le Dernier trappeur 2004

un drame francais avec Daniel auteuil dont j'ai vu que des extraits

La Veuve de Saint-Pierre 2000

C'est pas si dégradé que ca, non ?


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question


De francine, le 18 novembre 2006 à 14:14

Grand merci pour votre pensée toute spéciale. Cela me touche beaucoup. Mon père était un homme exceptionnel, d'une grande bonté avec un sourire attachant…le parfait et toujours le parfait "gentleman"….grand athlète, c'était un homme dont la forme physique était légendaire. Il fut un mari exemplaire pendant 63 ans et a un couple amoureux jusqu'à son dernier soupir. Nous sommes 5 enfants et nous lui rendrons un hommage ce matin.

Un ancien combattant, l'armée fut sa seconde famille. Il était fier d'être canadien.


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De droudrou, le 18 novembre 2006 à 07:31

Je pense que tout un chacun au niveau du forum se joint à toi dans ta douleur. Ce sera sympa de pouvoir ouvrir à nouveau le contact quand les évènements se seront "tassés" et évoquer différemment ce film et ce que tu en sais par le biais de feu ton père. Ce sera pour tout un chacun une autre vision ou un complément culturel qui ne pourra que nous enrichir car, bien entendu, il ne manquait certainement pas d'en parler.

Amitiés.


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