| Cinéma | La Vie d'Oharu, femme galante Saikaku ichidai onna | ||
| Japon |
Réalisateur et scénariste : Kenji Mizoguchi ![]() Scénaristes : Yoshikata Yoda Saikaku Ihara (auteur) | Compositeur : Ichirô Saitô Directeurs de la photographie : Yoshimi Hirano Yoshimi Kono Monteur : Toshio Goto Société de production : Toho Company ![]() | Acteurs : Kinuyo Tanaka ![]() Tsukie Matsura Ichirô Sugai |
avant le 21/11/2004 01/06/2007Première sortie mondiale : 1952 La fiche technique complète du film : ![]() | |||

est le film qui permet d'ouvrir le marché européen et américain à Kenji Mizoguchi
. Pourtant, de tous les films de Kenji Mizoguchi
celui-ci est peut-être un de ces films les plus tape à l'oeil, les plus artificiels.
Comme point de départ, un sujet on ne peut plus mizoguchien : la vie d'une femme, de sa jeunesse bourgeoise à sa vieillesse, vie qui va l'amener à être une prostituée de bas étage. Une dénonciation habituelle dans l'oeuvre du grand maître japonais: le traitement des femmes par une société masculine qui les exploite, qui les pousse à la prostitution avant de les condamner justement à s'être "réduit" à cette prostitution.
Ici, la figure de l'homme visée est le père qui, par plusieurs fois dans ce film, condamne sa file à la prostitution (pour un mariage au départ, ensuite pour être la mère de l'héritier du seigneur et enfin pour qu'elle puisse rembourser les dettes accumulées par la famille.

recourt à une mise en scène qui joue sur les plans séquences, et brosse un portrait de femme tout à fait émouvant et touchant.
Toutefois, le film vire très souvent, trop souvent, vers le mélodrame et les auteurs recourent un peu trop facilement au destin qui n'a de cesse de jouer des mauvais tours à l'héroïne : mari qui se fait attaquer par des voleurs, personnage qui la reconnaît et la dénonce, etc. Le procédé devient un peu lourd sur la longueur et ces "deus es machina" répétitifs gâchent un peu la pureté du film.