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Critique


De dumbledore, le 12 septembre 2006 à 00:46
Note du film : 2/6

Le temps qui reste, c'est celui que la nature ou la malchance ou même Dieu, c'est selon, laisse à Romain avant qu'il ne meurt d'une tumeur au cerveau. Il sait qu'il a un mois, peut-être deux ou trois avant sa mort. Pendant ce laps de temps, il doit réussir à faire la paix avec lui-même, ses proches pour pouvoir partir "en paix".

La trame du neuvième film de François Ozon est légère mais cela n'empêche pas au réalisateur d'en faire un film d'une étonnante lourdeur. Cette lourdeur se trouve essentiellement dans les dialogues qui sont terriblement appuyés, souvent pathétiques et d'un manque de naturel affligeant. Lourdeur également dans la représentation et dans le martelage systématique du thème central du film, à savoir celui de la succession et de la filiation. Au moment de mourir, Romain remet en cause ses parents, sa sœur et souffre de manière grandissante du fait qu'il n'a pas eu d'enfant (le fait qu'il soit homosexuel n'arrange rien!).

Du coup, François Ozon fait preuve de sa finesse habituelle et remplit toutes les scènes d'enfants. Impossible pour Romain de sortir dans la rue sans croiser des enfants. Impossible pour lui de s'arrêter dans une station service au milieu de l'autoroute pour prendre un café sans qu'il y ait une énorme ère de jeu pour enfant. Lourd, lourd.

Lourdeur également dans la musique et dans les bons sentiments. Arvo Part est là, faute de musique religieuse pour agrémenter les scènes d'une rare complaisance : Romain pleure pour un rien, se plaint lui-même, joue la carte de l'héroïsme de la solitude, etc, etc.

Lourdeurs scénaristiques également, comme toutes cette trame secondaire grotesque, incrédible et débile tournant autour de la serveuse de snack d'autoroute jouée par Valeria Bruni Tedeschi qui n'ayant croisé que deux minutes Romain, le recroise ensuite de l'autre côté de l'autoroute (sacré coïncidence non?), et lui propose d'être le père de l'enfant qu'elle n'arrive pas à avoir avec son mari.

Pour un Romain qui rêve d'avoir un enfant, voilà que le hasard le lui offre sur un plateau d'argent! A ce niveau là, ce n'est plus grotesque, c'est du manque de respect pour le spectacteur, voire du foutage de gueule.

Que de bons sentiments pour une sauce qui ne prend pas vraiment. Melvil Poupaud qui n'est pourtant pas un mauvais comédien n'arrive jamais à sortir son épingle du jeu et à rendre son personnage touchant. Seulement pathétique. La faute ne lui en revient pas totalement car on ne peut pas jouer contre un texte, contre un film… (à moins de s'appeler Johnny Depp et d'être dans Pirates des Caraïbes mais c'est une autre histoire)

Ozon est également un provocateur diront certains, un pervers diront d'autres et bien sûr on retrouve ces déviances dans ce film. Il y a ainsi une scène de triolisme, et également un fist fucking. On ne se refait pas!

Non décidemment François Ozon est encore loin d'être à la hauteur de la cheville de son maître à penser et son maître cinématographique : Fassbinder, car même quand Fassbinder fait des films qui vont vers l'abstraction, il reste, lui, toujours crédible quant à ses personnages et ses situations.

Et non décidément sur un sujet comme "le temps qui reste", on préfère de loin un film comme Ma vie sans moi ou même – c'est dire – Tendres Passions


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Avis


De Teddy2, le 3 octobre 2005 à 16:39
Note du film : 3/6

Le temps qui reste is not so good than the other movies of Ozon. I like very much Valeria Bruni Tedeschi she is an interesting actress, but I do not like very much the screenplay. At Toronto International Film Festival, there was an other french film who was much more beautiful : A Travers la forêt.


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