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Nick Nolte, regard bleu lagon et muscles bandés...


De Impétueux, le 30 mai à 19:54

Eh oui, roman admirable du grand Pierre Schoendoerffer, (Prix Interallié, qui a souvent le goût sûr, en 1969). Dommage que l'auteur ne se soit pas lui-même porté à l'écran, si on vous comprend bien…


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De Steve Mcqueen, le 30 mai à 16:47
Note du film : 3/6

Nick Nolte est un déserteur américain pendant la Seconde Guerre Mondiale, qui après moult péripéties et force pérégrinations se retrouve Roi de Bornéo et de ses peuplades primitives. Exhibant un torse glabre et sculpté dans le granit, il déclame d’un air pénétré des banalités sur la liberté, le Destin et la recette tenue secrète qui lui permet d’arborer en permanence cette crinière orangée digne des plus grands fauves de la savane. Le hasard met sur sa route deux officiers anglais, parachutés dans la jungle et sûrement dans le film à l’insu de leur plein gré.

Après les présentations d’usage et la méfiance réciproque, les trois hommes deviennent amis, se donnent des grandes tapes dans le dos et partent pêcher le saumon sauvage, car on ne peut pas vivre seulement d’amour et d’eau fraîche, même si cette dernière est pure et limpide comme le cœur d’une adolescente de 16 ans amoureuse des écrits sibyllins de Marc Lévy. Quant à l’amour, il bat dans les tempes des jeunes indigènes irrésistiblement attirées par la mâle odeur des deux anglais exsudant une odeur musquée de sueur et de tabac brun mêlés.

Tout irait bien dans le meilleur des mondes (veuillez excuser cette tournure tout à fait banale), si les vilains Japonais ne bombardaient pas à intervalles réguliers le village où règne Nick Nolte, qui n’apprécie pas qu’on détruise ses huttes construites avec l’amour du travail bien fait et avec des charpentes qui s’effondrent dès que la chouette matinale fait entendre son hululement si caractéristique à des heures indues.

Alors, muscles bandés, regard bleu lagon voilé par une détermination sans faille, mitraillette au poing et sandales aux pieds, il s’en va pour un ultime baroud d’honneur trucider du japonais, charcuter du bridé, massacrer de l’asiatique. On reconnaîtra que pour celui qui avait fondé un royaume pacifiste, c’est très légèrement surprenant, mais après tout, la loi du talion a parfois ses raisons que la raison ignore.

Sinon la mise en scène est aussi dynamique qu’un concert des petits chanteurs à la croix de bois (n’y voyez aucune allusion anticléricale, j’ai moi-même fait ma première Communion mais j’ai séché la Confirmation car il y avait une rediffusion de Tom Sawyer à la télé), le scénariste (John Milius, également réalisateur) a du abuser de substances hallucinogènes locales et les scène sentimentales semblent issues des chutes non retenues au montage de Moundir, l’Aventurier de l’Amour .

Mais le pire dans tout cela, c’est que le film est adapté d’un roman de Pierre Schoendoerffer, superbe paraît-il…


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