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Excellente adaptation !


De Frydman Charles, le 7 janvier à 21:48
Note du film : 6/6

Pot-bouille : popote. Faire pot-bouille : se mettre en ménage . A 28 mn 34 s Un dialogue du film m’a beaucoup amusé. Octave Mouret qui vient du sud, prend l'accent de Marseille et dit dans mon pays, on n’épouse pas, Hector Trublot répond "Alors mon cher, nous sommes compatriotes". Pays dans le sens région, région de Marseille. Mais Hector Trublot n’a pas d’accent…Alors ce doit être le pays où on ne se marie pas ! "…Cette porosité entre les différents espaces permet bien évidemment la transmission des informations des uns aux autres. Octave Mouret en fait lui-même rapidement les frais lorsque, pendant une soirée mondaine de Madame Josserand, il dit à Hector Trublot que dans son pays, « on n’épouse pas » ; le paravent qui met les deux personnages à l’écart des autres ne pouvait évidemment pas retenir cette phrase dans l’espace de confidentialité des deux hommes, et une oreille attentive va rapporter l’information à Madame Josserand, qui, cherchant à marier sa fille, se désintéresse alors aussitôt du jeune ambitieux." La réputation de l’homme qui vient d’un pays où on n’épouse pas est reprise à 52 mn 50 lors du bal du mariage de Berthe et Auguste Vabre . Une danseuse lui dit "C’est vrai que dans votre pays on n’épouse pas ?-Octave Mouret -Oh vous ,on vous épouserait partout , même dans mon pays !-Oh, ne vous donnez pas tant de mal,vous n’êtes pas du tout mon genre-quel est votre genre ? -deux fois comme vous (Gérard Philipe mesurait quand même 1m83!)- j'en suis la moitié, c’est déjà ça-d’ailleurs, mon genre le voilà" et elle rejoint un grand militaire qui depasse tout les autres danseurs d’une tête, pour danser (qui joue ce géant ? Quelle est la danseuse ?)

. Il s’agit d’une particularité du film qui apparaît dans le roman sous une autre forme : "Trublot gonfla les joues. – Ardente, on ne sait jamais… Singulier goût ! En tout cas, ça vaudra mieux que d’épouser la petite. – Quelle petite ? s’écria Octave, qui s’oubliait. Comment ! vous croyez que je vais me laisser entortiller !… Mais jamais ! Mon bon, nous n’épousons pas, à Marseille !"
. A la fin du film Octave Mouret séduit finira par accepter l’idée de se marier. " Qu’est-ce que le mariage ?" C’est la grande question du film soulignée dans la vidéo de la bande annonce

La boutique "au bonheur des dames" deviendra le grand magasin du même nom dans le roman "au bonheur des dames" de Zola, allusion au premier grand magasin "au bon marché". Le film d'André Cayatte "Au bonheur de dames" (1943) précède ce film pot bouille, ces deux films ont donc une chronologie inverse à celle des romans. Une adaptation par Julien Duvivier était sortie en 1930, les deux adaptations de Zola par Julien Duvivier ont donc une chronologie inverse par rapport aux romans de Zola . A 19 mn 19 s Octave Mouret qui vient du midi va prendre son service dans la boutique parisienne "au bonheur des dames"


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De Impétueux, le 5 septembre 2012 à 14:40
Note du film : 5/6

Trop aimable, Vincentp, mais je suis heureux que nous nous rejoignons !

Duvivier et Jeanson ont intelligemment élagué plusieurs personnages secondaires et des épisodes non indispensables, afin de demeurer dans une durée convenable (115 minutes tout de même) pour le cinéma.

Mais je signale à tout hasard qu'il y a eu, en 1972, une adaptation télévisée qui m'avait semblé très intéressante : 5 épisodes d'une petite heure chacun. C'était de Yves-André Hubert avec Roger Van Hool en Octave et la très belle Marie-France Pisier en Berthe.

Très belle musique fin de siècle, à mon (vague) souvenir.


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