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dvd


De L\\\'Alsacienne, le 10 janvier 2007 à 12:52

Le commentaire précédent est tout à fait juste.Pour le néophyte qui n'aurait pas lu l'ouvrage et qui ne connaitrait pas les oeuvres antérieures, c'est sans doute ardu à comprendre.Le film est fait avec des bouts de ficelle: le grand acteur qu'il faut convaince de tourner Monsieur Schoen, beau en d'autres termes, est le fils de l'auteur, il n'est pas très convaincant en acteur shakespearien.Cela étant la jeune journaliste en solex,c'est assez bien trouvé. Schoendoerffer sait jouer sur l'attente: nous espérons être là- haut, nous n'y serons jamais, c'est un espace mythique, sans doute le jardin secret de l'auteur.Là-haut comme l'homme appelé le crabe-tambour sont des absents, ou comme si étaient, dans une certaine mesure, des réalités indicibles. L'ouvrage dont le film est issu est je crois l'oeuvre la plus profonde de l'auteur, on y trouve des traces métaphysiques et ontologiques comme chez Jorge Semprun lorsqu'il écrivit sur le camp de Buchenwald, l'expérience de Schoendoerffer est identique. Cinématographiquement elle s'apparente peut-être aux prisonniers du pont de la rivière Kwaï à ceci prêt qu'il y avait outre l'avilissement, la rééducation des âmes et des esprits et tous ces morts.Ce qu'il montre d'ailleurs à l'issue de Dien bien Phu, toutes ces divisions(je ne sais si le mot est exact) ne seront plus que quelques hommes à l'issue de l'incarcération.


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De laurent S, le 20 mai 2006 à 23:38

Voici vraiment un film réservé aux inconditionnels de Schoendoerffer.

Ce dernier réutilise, assez judicieusement d'ailleurs, toutes sortes d'extraits de ses autres films en les sortant de leur contexte, la plupart du temps. C'est pourquoi nous retrouvons avec plaisir Bruno Cremer, Jacques Perrin et Claude Rich (absolument grandiose en rédacteur en chef du Figaro harcelé par des attaques de palu et dévoré d'envie de retourner finir en Indochine : "adieu vieille Europe, que le diable t'emporte !"

Malgré tout mon intérêt pour le monde de Schoendoerffer et le plaisir que j'ai pris à ce film, il me semble qu'il l'ait réalisé avec trop d'années de retard. Situé dans les années 70 (époque du crabe tambour), le film se ridiculise parfois par manque criant de moyens (décors et voitures…) et on se pose des questions lorsqu'on voit dans le bureau d'un producteur de 1977 une affiche de" Scènes de crimes", film récent du fils de Schoendoerffer, Frédéric…

Autant le crabe tambour pouvait signifier quelque chose 2 ans après la chute de Saigon et 14 ans après l'indépendance de l'Algérie. Dien bien phu apportait vraiment quelque chose d'intéressant au film de guerre en tant que genre, mais là ? Quelle résonance trouver ?

J'ai bien aimé, comme je l'ai dit, mais faire découvrir ce film à un néophyte impliquerait une solide préparation à cet univers…


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