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Les vieux chagrins ..


De Impétueux, le 22 janvier 2014 à 20:15

Comme vous, Tamatoa, j'ai connu Dean Martin comme faire-valoir du pitre, histrion, grotesque Jerry Lewis qui a bénéficié, dans le début des années 50 d'une aura, d'une réputation, d'une notoriété fort peu en rapport avec son talent.

Ces films, sous-produits de la culture (ah ah ah !) étasunienne inondaient le marché et décérébraient les Français à la suite des dégradants accords Blum/Byrnes. Je suis tellement allé au cinéma entre 8 et 14 ans que j'ai vu une invraisemblable quantité de ces bêtises, Un pitre au pensionnat, Le dingue du palace, Le cabotin et son compère, Le clown est roi

Pitre, dingue, cabotin, clown… ça dit tout. Des grimaces dégradantes, des glapissements grotesques, des intrigues à la fois puériles et infâmes.

Naturellement, Positif et Les cahiers du cinéma trouvaient ces merdes admirables. Et pendant ce temps là tapaient à bras raccourcis sur Couzinet et Berthomieu


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De Tamatoa, le 22 janvier 2014 à 02:11
Note du film : 2/6

J'ai connu, il y a fort longtemps, Jerry Lewis par le biais d'un clown de petite envergure nommé Michel Leeb. Celui-ci avait un scketch intitulé "The Typewriter" (la machine à écrire) qui me faisait, à l'inverse de ses autres prestations, hurler de rire. J'appris bien plus tard qu'il ne faisait là qu'une reprise d'une scène d'un film Américain intitulé Who's Minding The Store dont un certain Jerry Lewis était la vedette. Mais à cette époque, les années 90, Jerry Lewis était dans mon cerveau en quête de neurones un nom parmi tant d'autres, rien de plus. Jerry Lewis restait pour moi quelques images grimaçantes. Une face de neuneu un peu débile. En revanche et en parallèle, dans le même temps, je m'intéréssais beaucoup à un héros Américain qui débarquait chez nous, tout droit descendu de ses années 70 : Matt Helm, agent très spécial. Je me souviens que l'élégance, la prestance et le physique de play-boy de ce type m'en avait mis plein les yeux. Le costard-cravate/clope bout doré/oeillade/Scotch était à des années lumière de nos chemises bariolées et de nos petits plis charmants (!) et force était de constater que nombre de tamahines n'avait d'yeux que pour le Tiki Tahua. Autant dire que les jolies filles le célébraient comme un dieu.

Les films de Dean Martin se mirent alors à déferler sur les Tuamotus comme un peu plus tard ceux de Steve McQueen. Mais je dois dire qu'à part la série des Matt Helm, le formidable Rio bravo, Cinq cartes à abattre et quelques autres qui m'échappent, le côté crooner (il chantait fort plaisamment) qui faisait tomber les filles m'agaçait un peu. Mais, toujours hypnotisé par le bellâtre que j'étais loin d'être, je me mis à lire des tas de journaux qui parlaient de sa vie privée. Je découvris d'abord qu'il avait formé un duo fameux qui restait légendaire avec un certain … Jerry Léwis et ce pendant des années et nombres de films à succès jusqu'à l'usure et la séparation. Je fus mis au courant de la perte de son fils qui le plongea dans un alcoolisme dont jamais il ne se débarrassa. On racontait avec force détails l'immense amitié qui le liait à Frank Sinatra et Sammy Davis Jr. qui firent des pieds et des mains pour lui tenir la tête hors de l'eau. Mais le crooner avait baissé les bras pour toujours.. Je vis en vidéo, mais il y a quelques jours à peine, ses retrouvailles avec Jerry Lewis en 1976 à Las Vegas. Dans un show organisé par Sinatra, devant un Lewis, son ancien partenaire ému aux larmes. Les vieux chagrins allaient peut-être s'adoucir…

Bref : Tout ça pour dire qu'il était temps que je m'interrèsse à ce qui avait bien pu reunir les deux hommes au cinéma. Or, l'excellente et pourtant tant décriée chaine Arte a tout dernièrement diffusé un de leurs films : Un Vrai cinglé de cinéma. C'était le moment ou jamais ..

Mais alors là, il faut que l'on m'explique …Ce genre d'inepties fait rire qui ? Ce côté grotesque, digne des plus mauvais clowns, cette série de gags éculés, navrants, dramatiquement pathétiques, ça amuse qui ? Il faut absolument, impérativement que je vois un autre, voire plusieurs autres films de ce duo qui, dit-on, a fait hurler de rire l'Amérique entière pendant des années. Je ne peux pas croire que ce que j'ai vu résume cette espèce de légende Martin / Léwis dont j'avais tant entendu parler. Ce n'est pas possible. Et si l'un d'entre vous peut me donner un titre de film qui renversera la triste vapeur je l'en remercie d'avance … Je sais bien qu'à l'époque de ce film, Dean Martin n'était pas encore cet anti-James Bond beau parleur à l'oeil de velours et que tout à un commencement. Mais je suis en droit de me demander comment on opére un tel changement. Comment peut on passer du Stève Wiley de Hollywood or Bust au Dude de Rio Bravo ? La prestation des deux acteurs est abolument pitoyable ! Mourraient-ils de faim ? Et la sensuelle et divine Anita Ekberg se prête à ces couillonnades sans nom ? Hollywood et ses mystères .. Pour ce qui est de Jerry Lewis, dites moi que depuis l'excellent Docteur Jerry et Mister Love oû il joue sans son acolyte de prédilection, jusqu'au lamentable Par où t'es rentré ? On t'a pas vu sortir, il n'y a pas eu que des films du genre Un vrai cinglé de cinéma ! Ces mauvais Pieds nickelés Etatsuniens m'ont exaspéré ! Ou j'ai peut-être fait mauvaise pioche car apparemment il y a le choix… Dois-je m'en réjouir ?

Que Laurel Et Hardy soient bénis, eux !


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