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De vincentp, le 16 octobre 2012 à 20:50
Note du film : 4/6

Je vous rejoins sur ce point. Le western a considérablement évolué depuis son origine, et l'histoire du genre se confond avec celle de la société qui nous entoure. Les débuts avec les cow-boys chantants (Roy Rogers), l'arrivée du western adulte en 1939 (La chevauchée fantastique), la prise de conscience à partir de 1950 de la question indienne (La flèche brisée), la très forte évolution thématique subie au cours des années 1950 (de Winchester '73 à l'homme de l'ouest), la démystification progressive réalisée tout au long des années 1960 (Monte Walsh semble en être un des aboutissements), la guerre du vietnam traitée dans Soldat bleu etc…

Mais quand on fait établit le bilan du genre, on s'aperçoit que ce sont les westerns des années cinquante (souvent très nuancés dans leurs idées pour les meilleurs) qui sont les plus présents dans nos esprits. Ils constituent aujourd'hui la pierre angulaire de l'édifice. Malheureusement, la plupart des westerns des années 1970, à quelques exceptions près, sont artistiquement parlant beaucoup moins réussis que leurs homologues de la génération précédente. Le western avait vécu, tout simplement, et était désormais remplacé, comme genre populaire, par la SF et ses effets spéciaux.


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De Arca1943, le 16 octobre 2012 à 19:55
Note du film : 5/6

« Votre vision du monde me parait utopique, voire bucolique ! »

Vous faites de la rhétorique spéculaire, là. C'est évidemment le petit monde propret du western des années 50 qui est (souvent) bucolique et irréel, ses décors trop jolis pour être crédibles, la fille du shérif immaculée, etc. Une solide dose de réalisme, voilà ce qui lui ont apporté des films comme Monte Walsh, The Culpepper Cattle C ou McCabe & Mrs. Miller et plusieurs autres. Et juste avant eux, Leone et Peckinpah, qui ont ouvert la voie à la dure réalité. «Comment les choses étaient-elles vraiment ?» Voilà la question. Ensuite on peut broder, extrapoler, car il s'agit bien sûr de fiction, d'histoires que les hommes se racontent ; mais en respectant la réalité, au lieu de plaquer dessus une gentillounette, prude et rassurante vision d'Epinal où la vertu triomphe toujours et les méchants sont punis.

Par ailleurs, on peut certes se reconnaître dans un personnage – pour le meilleur et pour le pire – mais s'identifier me semble un brin naïf. (Et puis ça ressemble à certaines théories soviétiques à la Jdanov sur le héros positif).


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