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Du grand Kurosawa


De DelaNuit, le 14 février à 17:15
Note du film : 5/6

Intéressante réflexion également sur le thème du Destin (la fameuse araignée du titre) dont les fils enserrent finalement le héros dans sa dernière scène sous l'apparence des flèches qui l'encerclent : si le destin est tracé, l'homme reste maître des moyens employés pour le réaliser, et là se situe sa part de libre arbitre. Un grand film aux images hallucinées qu'une récente restauration nous permet de redécouvrir sur grand écran.


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De vincentp, le 13 février à 23:40
Note du film : Chef-d'Oeuvre


Parmi les oeuvres les plus réussies et les plus réputées de Akira Kurosawa figure en bonne place Le château de l'araignée (1957), adaptation libre du récit Macbeth de Shakespeare. Cette histoire s'inscrit dans la veine sombre et guerrière du cinéaste (Ran, Kagemusha), relatant des aventures de samouraïs. Une conclusion humaniste boucle le récit visant à montrer l'inanité des passions guerrières qui ont précédé, marquées par le gout du sang, des excès de violence et des choix non rationnels. Washizu (Toshiro Mifune), personnage présenté d'emblée comme courageux et sympathique, sur les conseils de sa perfide épouse, s'empare du pouvoir, en faisant tomber les têtes de ses rivaux et en accusant ses ennemis de ces méfaits. La part morale qui sommeille malgré tout en Washizu lui crée des troubles de personnalité, et l'isole au sein de la société médiévale dans laquelle il évolue.

L'interprétation de Mifune, halluciné, écrase par son jeu très élaboré le reste de la distribution. L'aspect le plus intéressant de Le château de l'araignée est la mise en scène dynamique, fluide, inventive, de Kurosawa : chaque plan, porté par des effets sonores, est construit avec une forte tension dramatique (les séquences ultimes, qui voient le personnage principal transpercé sur une longue durée de flèches de toute part, sans que l'on voit qui les lui envoie, sont des modèles du genre). Les chevaux se déplaçent à toute vitesse, dans tous les sens, sur des terres noires et vides, et constituent une métaphore qui impactent le mental du spectateur. Le film est très sombre, se déroule en grande partie dans le brouillard ou l'obscurité, contient peu d'humour. L'humeur du spectateur tranchera dans un sens extrêmement favorable (mon avis) ou peut-être nettement moins.


Nb : tout à fait d'accord avec l'avis de PMJarriq exprimé ci-dessus, mais à mon sens Le château de l'araignée est plus réussi que Yojimbo.


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