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Rêve éveillé dans le jardin d'Eden


De verdun, le 9 octobre 2015 à 23:06
Note du film : 6/6

Un film qui continue de fasciner 70 ans après sa sortie. Ah Gene Tierney… Ah Jeanne Crain… Ah le technicolor… Ah…les paysages. Cette beauté suffirait à notre bonheur mais ce n'est pas tout.. Hâtivement classé "film noir", c'est un film inclassable, qui est un mélo, un polar, un film de procès mais avant tout l'étude d'une névrose, celle de la trop possessive Ellen Berent Tierney.

Et le film qui nous piège par le faux rythme qu'il instaure, étonne par sa description de la cruauté de cette héroïne de plus en plus folle à mesure qu'avance le récit. On n'oubliera les séquences de l'escalier et surtout celle du lac, franchement dérangeante.

Une sorte d'objet filmique non identifié, servi par les gros moyens et la perfection plastique dont était capable un grand studio (la fox) à son apogée mais qui garde une singularité indéniable et une modernité dans ses fulgurances.


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De vincentp, le 4 janvier 2010 à 23:02
Note du film : 6/6

Splendeur des décors extérieurs et intérieurs, du Technicolor, beauté des héroïnes (Jeanne Crain et Gene Tierney présentant une troublante ressemblance physique)… La mise en scène -magistrale- de John M. Stahl déploie le récit sur un rythme assez lent, avec de nombreuses scènes muettes ou les personnages accomplissent un déplacement… Leave her to heaven prend le temps nécessaire pour installer ses personnages dans leur environnement. Pour produire une impression de songe méditatif, de rêve éveillé dans un jardin d'Eden… Mais par moment le rythme s'accélère : le personnage féminin, se déplaçant rapidement à cheval, répendant les cendres de son père au sommet de la colline, filmée en contre-plongée, semble, dans un élan du cœur, toucher le ciel et abandonner son statut de mortel… Les dialogues, souvent nimbés d'une grande douceur participent à la création de ce monde, à la fois sensuel et mélancolique…

Très beau film romantique, très élaboré et très réussi, présentant des ressemblances avec certains (futurs) films de Douglas Sirk des années cinquante comme Magnificent obsession ou Imitation of life.


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