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De vincentp, le 7 novembre à 19:54
Note du film : 5/6

Un commentaire de ma mère à qui j'ai prêté le blu-ray :

Je viens de voir Prisonnier de la haine. J’adore ce genre de film ( le sujet, les acteurs, les décors), malgré qqes invraisemblances. Dues sans doute aux coupures ?


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De vincentp, le 23 septembre à 10:23
Note du film : 5/6


5,4/6. En 1941, Henry Hathaway réalise The Shepherd of the Hills, produit par Paramount, en Technicolor, dans des décors extérieurs de montagne (les monts Ozark, situés dans la partie sud du Missouri et nord de l'Arkansas). Les scénaristes Grover Jones et Stuart Anthony (plus sans doute Ben Hecht non-crédité) adaptent un récit de l'écrivain à best-sellers de l'époque Harold Bell Wright, relatant des conflits multiples au sein d'une communauté rurale et traditionnelle. Drame rural, avec des emprunts au western (par le choix des acteurs comme John Wayne et Harry Carey, et certaines situations). La durée initiale de l'oeuvre de deux heures ne convenant pas au Studio, des coupes sont imposées à Hathaway et des raccords tournés par le cinéaste-maison Stuart Heisler. C'est dommage, car l'histoire perd en intelligibilité et en ampleur. On passe sans aucun doute du statut de "chef d'oeuvre" à celui de simple excellent long-métrage, affichant une durée finale de 98 minutes.

L'édition blu-ray de l'éditeur Sidonis -ne pas manquer les bonus- nous propose une netteté d'image exceptionnelle mettant en valeur le travail sur la lumière de Hathaway et de ses chefs-opérateur Charles Lang et W. Howard Greene. Nombre de séquences sont de grande qualité plastique (par exemple, le simple d'esprit, assis et tentant d'attraper avec sa main des poussières éclairées par le soleil). Le portrait de cette communauté, menée selon le style âpre de Henry Hathaway est réussi, la psychologie des individus et du groupe est élaborée, subtile, -et moderne-. Effectivement, les ruraux tendent à ruminer des rancoeurs sur des générations pour des questions de paternité, d'héritage ou d'argent. La mise en scène de Hathaway joue habilement sur la profondeur de champ, intégrant les personnages dans les décors. C'est le premier film en couleurs de John Wayne, polyvalent et très performant dans le rôle d'un personnage tantôt vengeur, tantôt rédempteur.


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