| Cinéma | Profession : reporter Professione: reporter | ||
| France, Italie, Etats-Unis, Espagne Drame |
Réalisateur, scénariste et monteur : Michelangelo Antonioni ![]() Scénaristes : Mark Peploe Peter Wollen Producteur : Carlo Ponti ![]() | Compositeur : Ivan Vandor Directeur de la photographie : Luciano Tovoli ![]() Monteur : Franco Arcalli Société de production : Metro-Goldwyn-Mayer ![]() | Acteurs : Jack Nicholson (David Locke)Maria Schneider (la fille)Jenny Runacre (Rachel Locke) Ian Hendry (Martin Knight)Steven Berkoff (Stephen) Ambroise Bia (Achebe) José María Caffarel (le gérant de l'hôtel) James Campbell Manfred Spies (l'Allemand) Jean-Baptiste Tiemélé (le criminel) Ángel del Pozo (l'inspecteur de police) Charles Mulvehill (Robertson) ... ![]() |
avant le 21/11/2004 03/06/2009Première sortie mondiale : 1975 La fiche technique complète du film : ![]() | |||
"A kind of... waiting."

qui n'avait pas réussi, au moment de sa sortie et après Zabriskie Point
, à réconcilier Michelangelo Antonioni
avec son public et la critique. Le film, inspiré d'une histoire intitulée "Fatal Exit" de Mark Peploe (le frère de la compagne d'Antonioni
à la fin des années 1960 et le futur scénariste de Bernardo Bertolucci
sur The Last Emperor
), est d'ailleurs le seul, sur ses cinq sélections, avec lequel le réalisateur italien est rentré bredouille de Cannes. Et la prestation très honorable de Jack Nicholson
, déjà remarqué dans Chinatown
, sera éclipsée par celle de One Flew Over the Cuckoo's Nest
, sorti la même année, qui vaudra à l'acteur, après quatre tentatives infructueuses, le premier de ses trois "Oscars".

et les deux films qui l'ont précédé. En particulier avec Blowup
, qui était déjà le récit d'une perte de contrôle et d'une expérimentation. Comme le photographe Thomas, Locke est avant tout un observateur contraint, par un choix délibéré, de devenir acteur d'une réalité qu'il ne maîtrise pas. Professione: reporter
demeure, à ce titre, une profonde énigme jusqu'à son remarquable final. On ne connaîtra rien, ou quasiment, des motifs réels qui ont poussé le personnage central à endosser l'identité d'un presque parfait inconnu. Il est cependant possible d'avancer quelques hypothèses. Locke, physiquement épuisé et moralement désillusionné, ne perçoit comme échappatoire que le cynisme**, au sens philosophique du vocable, ce retour à la nature qui prend ici la forme d'une renaissance*** d'un type particulier.
(subtilement intitulé "The Passenger" aux Etats-Unis) explore les thèmes de la finitude (l'identité est, en soi, une forme de permanence et la "fille" rencontrée à Barcelone, probable symbole du destin, n'en possède d'ailleurs pas) et de l'absence. Il faudrait aussi et enfin s'interroger sur l'importance des décors minéraux, inorganiques, du film.
NB : contrairement à ce que pourraient laisser penser les photographies disponibles, le film, tourné en 35 mm (format 1,85:1), est en couleur.
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*Professione...
est, d'ailleurs, le vin-gtième film du réalisateur.
**dont l'étymologie vient du chien... cartes écartées au tarot.
***Stephen, l'amant de Rachel Locke, ne lui affirme-t-il pas, également, que "si elle fait un effort, peut-être pourra-t-elle le réinventer."
****Locke/Robertson évoque à plusieurs reprises, au cours du film, "la fin de ses jours".