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Forum : Fais-moi très mal mais couvre-moi de baisers

Sujet : Un nouveau Risi disponible


De verdun, le 16 mai 2014 à 15:47
Note du film : 4/6

Il vient de sortir en dvd mais chez un éditeur pas toujours fiable. Dommage car ça m'a tout l' air d'un bon Risi.


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De verdun, le 28 juillet 2014 à 17:45
Note du film : 4/6

Je me réponds à moi-même: oui c'est un bon Risi.

Le film est franchement original dans sa manière de s'emparer d'une histoire d'amour, à mi-chemin entre le roman-photo et le film romantique- Le docteur Jivago se voit parodié à plusieurs reprises. Mais comme c'est une comédie italienne de belle tenue, l'ironie et l'irrévérence règnent en maître. Cette histoire d'amour va se confronter à toutes sortes d'écueils divers tout en restant très forte, ce qui va permettre à l'auteur de s'adonner à une satyre sociale de l'Italie de la fin des années 60.

Dino Risi fait preuve d'une inventivité constante dans la manière dont l'humour surgit de manière burlesque et soudaine. La contrepartie c'est qu'il ne fait pas forcément mouche à tous les coups… Cependant il s'agit certainement de l'un de ses films les plus singuliers, servi par un Nino Manfredi en grande forme et la bien mignonne Pamela Tiffin. Certaines scènes méritent de rester dans les annales: la tentative de suicide des amants sur les rails ou leur réconciliation finale après bien des péripéties.

Hélas comme prévu aussi, l'édition dvd est approximative: le cinéphile a le droit entre la version originale non sous-titrée et la version française. Fort heureusement cette dernière est de bonne qualité. L'image est moyenne mais regardable et ne gâche pas non plus la découverte de cette rareté même si elle s'avère éloignée des standards actuels.


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De Impétueux, le 9 août 2014 à 16:08
Note du film : 3/6

Eh bien si Verdun se répond à lui-même (il a bien raison : on a toujours ainsi plus de chances d'être d'accord), je réponds à Verdun que je ne suis pas de son avis et que je trouve que Fais-moi très mal mais couvre-moi de baisers est un des plus médiocres Risi qu'il m'ait été donné de voir ; naturellement ce point de vue est à l'aune de l'immense talent du réalisateur et doit être donc relativisé ; si par miracle, touché par on ne sait quelle grâce, l'ennuyeux Antonioni ou le pompeux Visconti avaient tourné ça, je n'aurais pas hésité à mettre la note maximale. Mais le monde est ainsi fait et vit de comparaisons ; sans pouvoir attendre d'un cinéaste qu'il tourne toujours des merveilles aussi absolues que Le fanfaron ou des chefs-d’œuvre comme Les monstres ou Au nom du peuple italien, j'attendais mieux de lui…

Pourquoi donc, au fait ? Le scénario, issu de la boutique de luxe Agenore et Scarpelli est un peu funambulesque (surtout à la fin), mais amusant et ingénieux (certains traits font songer à l'excellent une vie difficile) et la fascination qui d'emblée unit Marisa (Pamela Tiffin) et Marino (Nino Manfredi) est finement décrite ; au fait, et pour qui apprécie le jeu des citations cinématographiques, la rencontre des deux amoureux, dans le caravansérail des danses des troupes folkloriques réunies au stade olympique de Rome fait évidemment irrésistiblement songer à la fascination de Tony et Maria au bal de West side story : clin d’œil narquois de Risi, bien sûr.

J'essaye de passer sur l'irritation ressentie devant un DVD aussi mal édité qu'un René Château : images ternes, souvent verdies, générique en anglais, versions uniques (en français ou en italien, sans sous-titres !) et intertitres (qui plus est assez nombreux) non traduits ; pour qui ne pratique pas la langue de Dante et de Valentina Vezzali, c'est très désagréable. Mais enfin le support est sans doute important, mais secondaire…

Je ne suis pas très ravi du personnage du tailleur Ciceri, rendu sourd-muet par un bombardement, qui va épouser Marisa puis, l'ouïe et la parole recouvrées par l'explosion qui était destinée à lui faire débarrasser le plancher pour laisser place nette aux deux amants, se retire dans un couvent franciscain et bénit angéliquement le mariage des sacripants. Le talent d'Ugo Tognazzi est tel qu'il parvient à ne pas rendre ridicule et excessif son personnage, mais qu'il tutoie tout de même souvent l'obstacle et manque même d'y tomber quelquefois : c'est le côté farce que même les meilleurs Italiens ne parviennent pas toujours à gommer… (Et puis, plus austèrement, comment comprendre qu'un homme marié puisse, aux yeux de l'Église, abandonner sa femme qui peut alors convoler dans un monastère ? je veux bien qu'on soit anticlérical, mais faut pourtant de la cohérence…).

Reproche majeur enfin : le manque de rythme que j'ai ressenti et dont je ne m'explique ni la raison, ni les modalités. Paradoxalement, je me dis que c'est peut-être qu'il y a trop de séquences, trop d'efflorescences de l'intrigue, trop de personnages adjacents, trop de milieux différents montrés (mais à peine explorés : ainsi cette étrange réunion de bourgeois gastronomes, où le malheureux Marino fera scandale : tous les hommes préparent des choses succulentes à la cuisine, pendant que les femmes papotent : l'idée est excellente, mais on n'en sait pas plus…).

Bon, bref, ça ne passe pas très bien. Mais un Risi, tout de même, c'est mieux que rien.


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De verdun, le 21 août 2014 à 13:53
Note du film : 4/6

Ce n'est pas un immense Risi , je ne lui ai mis que 4 et partage un certain nombre de vos réserves.

Mais Risi a fait pire avec Ames perdues, La chambre de l'évêque, je suis photogénique, Les séducteurs sans oublier l'affreux Le bon roi Dagobert.


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De vincentp, le 26 juin 2015 à 23:51
Note du film : 1/6

On l'aime bien, Dino Risi, ainsi que Age et Scarpelli. Mais que ce film est médiocre, tout particulièrement en VF… Tout est raté, et il faut vraiment s'accrocher dans son fauteuil de spectateur pour tenir la distance.


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