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Forum : La Zone : Au pays des chiffonniers

Sujet : Critique


De spontex, le 24 juin 2013 à 23:45
Note du film : 5/6

L'expression « C'est la zone ! » vient-elle de là ? En tout cas, La Zone est un documentaire à valeur essentiellement historique sur la bande de terre entre Paris et sa banlieue, en 1928. Y vivaient des chiffonniers, comme on peut en voir aujourd'hui dans certaines région de l'Inde, qui pratiquaient, comme le montre le film, un tri sélectif avant l'heure. Contrairement à la connotation actuelle de l'expression, cette "Zône" est relativement paisible et paraît loin de ressembler à un coupe-gorge.



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De vincentp, le 24 juin 2013 à 23:52

La rue de la Gaité à Paris (à côté de Montparnasse) doit son origine (avant la révolution française, je crois) au fait qu'elle se situait à l'extérieur de Paris, et que des prostituées s'y étaient installées. La barrière de la ville a été ensuite élargie, et c'est la "petite couronne" qui a pris la relève des zones interlopes. Restent des bastions populaires, alors que d'autres villes s'embourgeoisent progressivement (ex : Montrouge).


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De Impétueux, le 19 août 2013 à 09:32
Note du film : 2/6

La Zone, les amis, c'est la Zone non aedificandi, comprise entre les fortifications de Paris et la banlieue, sur quoi il était donc interdit de construire pour laisser à l'artillerie la capacité de tirer sur les assaillants sans obstacle…

Avant 68, dans le chapitre "Vauban" du long temps consacré au règne de notre grand Louis XIV, il y avait un cours passionnant sur les glacis et les contrescarpes…


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De Impétueux, le 21 septembre 2013 à 21:43
Note du film : 2/6

Georges Lacombe fut un honnête artisan du cinéma français, capable de films intéressants (Derrière la façade, La nuit est mon royaume) ou simplement plaisants (Café de Paris, Le dernier des six), mais il n'a jamais eu la capacité d'enchanter les images. Et, pour supporter les contraintes du Muet, il faut davantage que son petit talent.

La Zone a été réalisée en 1928 ; l'année suivante, Jean Vigo tournait À propos de Nice et Marcel Carné Nogent, Eldorado du dimanche, deux films du même esprit, deux moyens métrages parvenant à capter sans paroles deux mondes très différents alors, mais aujourd'hui également morts. Deux films bluffants, l'un que l'on peut découvrir dans le beau coffret contenant la (si courte) intégrale de Vigo, l'autre que je n'ai vu qu'une fois, lors d'une diffusion télévisée nocturne. Rien à voir, dans l'inventivité, l'originalité, le jaillissement, avec cette Zone assez banale, alors qu'elle montre une réalité fascinante.

Fascinante mais éternelle. En 1928, donc, au petit matin, des silhouettes hâves fouillent les poubelles, récupèrent métaux, papiers, tissus, outils abimés et vivent de leur revente. En 2013, tout le monde peut voir des silhouettes semblables se pencher sur les conteneurs du tri sélectif et récupérer ce qu'elles peuvent. Entretemps, en 1955, Robert Darène a réalisé Les chiffonniers d'Emmaüs sur les compagnons de l'Abbé Pierre. Disons que de 1960 à 1980 on a oublié un peu cette réalité de la misère noire. En France. Parce que les explorateurs des montagnes de déchets du Caire ou de Dacca n'ont jamais disparu.

Et ne disparaitront jamais, hélas ! Les enfants beaux et sales, crasseux jusqu'aux racines des ongles, les femmes déformées par la misère et les maternités, les hommes secs, rudes, violents et épuisés sont toujours là. Sur les talus du boulevard périphérique, dans les replis des échangeurs autoroutiers, on aperçoit de loin les mêmes visages…

Ce qui n'est pas mal, dans La zone, c'est cette sorte de résignation blême, de soumission à la fatalité, cette acceptation d'un destin insupportable par de pauvres gens qui paraissent voués, de toute éternité, à leur pauvre vie. Un sentiment de révolte suggéré, une protestation même sommaire contre leur condition transformerait en film militant et partial ce simple constat d'une des saletés de la condition humaine. Le constat froid, sans empathie aucune de Georges Lacombe a la sécheresse des bonnes études d'ethnographie. Il manque simplement un peu de talent.


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De Pauley//, le 22 septembre 2013 à 07:31

Il faut dire que ce type, détruit tous les films français, à part Douce .

La zone de G.Lacombe reste un grand documentaire ou on l'on voit même "La goulue " dans sa roulotte Quand à ce monde des chiffonniers, pas besoin de commentaire , il suffit de regarder pour comprendre .

IMPETUEUX, seriez-vous destruction du patrimoine français et certainement AMI avec René qui bloque des pans du films français comme tant d'autres .

Georges Lacombe ,assistant-réalisateur de R.Clair, mis en scène de très bons films Jeunesse 1934, cité comme l'un des meilleurs français Le coeur dispose Les musiciens du ciel Escalier sans fin(Gaumont)

Appel du destin, Prelude à la gloire;; etc.

Je conseille à tous cinéphiles d'acheter le coffret des docs dans lequel figure ce fameux documentaire "LA ZONE" . NOTE 5/6


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De vincentp, le 22 septembre 2013 à 10:58

Je te conseille, moi, de cliquer, sur le bouton radio pour mettre ta note là ou il faut.


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De Impétueux, le 22 septembre 2013 à 12:49
Note du film : 2/6

J'hésite entre vous effacer ou vous répondre, Pauley, illettré hystérique… Que je ne défende pas le cinéma français et que je sois un séide de René Château fera doucement rigoler et même se claquer la sous-ventrière de ceux qui me lisent ici…

Comme je suis dans un de mes rares bons jours, je n'efface pas et je mets, en aumône, trois mots en réponse à vos enfantillages : outre que j'ai dit tout le bien mesuré mais réel, que je pense de Georges Lacombe (voir mes messages sur les films que je cite), je remets sous votre nez sale que j'ai comparé La zone avec deux courts métrages de la même époque qui, eux, sont d'une extrême qualité. Vous qui n'avez jamais écrit trois mots pour commenter un film, vous devriez essayer de vous lancer ; je pousse la magnanimité pour vous assurer que je tiendrai à honneur de corriger les fautes d'orthographe et de syntaxe que vous ne manquerez pas de commettre dans cet exercice.

On voit La Goulue dans La zone ; certes. Et ça vous paraît suffisant pour porter le film au pinacle ?

Pauvre, pauvre petit crapaud chafouin…


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De vincentp, le 22 septembre 2013 à 14:39

Cet intervenant lunatique pourrait déjà commencer par faire l'effort minimal de cliquer sur le bouton-radio note ! Un enfant de cinq ans en est capable ! Plus facile à faire que de ré-éditer une oeuvre très ancienne du cinéma français, surtout avec les aides publiques en baisse comme actuellement.


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