Forum - Le Porteur de serviette - A Italie nouvelle, satire nouvelle
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Forum : Le Porteur de serviette

Sujet : A Italie nouvelle, satire nouvelle

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De Printemps, le 26 avril 2005 à 15:17
Note du film : 6/6

Rien à ajouter. Je me joins donc à la supplique pour une rapide diffusion en DVD.


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De Arca1943, le 7 juillet 2005 à 17:02
Note du film : 5/6

Et puis il y a l'irrésisible Angela Finocchiaro dans le rôle de l'épouse d'Orlando ! Avec 500 visites et plus sur sa fiche, je prédis que Le Porteur de serviette sortira bientôt des limbes…


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De Arca1943, le 12 octobre 2005 à 05:36
Note du film : 5/6

J'étais très, très content, et même soulagé, lorsque j'ai vu Le Porteur de serviette lors de sa sortie à Montréal, il y a une dizaine d'années. Un des plus graves problèmes du cinéma italien récent, c'est d'avoir à subir les comparaisons – conscientes et inconscientes – avec son passé phénoménal des années 50-60-70. Particulièrement en matière de comédie, et a fortiori de comédie satirique, ce sera toujours intimidant d'avoir derrière soi des titans comme Monicelli, Comencini ou Risi.

Après l'époustouflant passage de la "comédie à l'italienne", qui est vraiment l'apogée de la satire et du grotesque au cinéma – et pas seulement à l'échelle du cinéma italien – , on pourrait se dire que l'herbe ne repousse plus, comme avec Attila. D'ailleurs depuis le début des années 80, le cinéma comique italien a pris un virage à 180 degrés vers le burlesque, notamment avec Nichetti et Benigni.

Or, ce Portaborse s'attaque avec une belle santé et sans complexe aucun à des thèmes satiriques et politiques "hot" – comme dans le bon vieux temps, pourrait-on dire – et il le fait dans un style, un esprit et une tonalité résolument différents, je veux dire sans retomber le moins du monde dans les codes narratifs de la satire à l'italienne de l'âge d'or. Cette une autre Italie, on lui fait un autre cinéma. Le tout, bien sûr, en conservant certains "acquis" fondamentaux, notamment un art vraiment A-1 de la construction des personnages. Mais là encore, dans une clé différente, un humour différent.

Ce film est un jubilatoire spaccio de la bête triomphante, valable qui plus est pour n'importe quelle démocratie moderne. Dans le rôle-titre, Silvio Orlando est vraiment excellent. Il donne une belle crédibilité à ce personnage à la fois perspicace et lunaire, intelligent et naïf. C'est en gros l'histoire d'un type honnête, un peu "dans sa bulle" de prof de lycée, qui se refuse à voir le mal partout et a foncièrement confiance en l'homme – y compris en l'homme politique ! Mais sans devenir exactement cynique, il va bien lui falloir déchanter, car son nouveau patron, le ministre Botero – interprété par Nanni Moretti avec un abattage des plus réjouissants – est rien moins qu'une ordure et un escroc.

Il y a des moments de comédie vraiment sensationnels. Les traits satiriques pleuvent en rangs serrés, grâce aussi une galerie de personnages secondaires tout à fait al dente.

Ainsi, quand le professeur fait ses adieux à sa classe de littérature, un étudiant lui demande :

" Hé, m'sieur! Maintenant que vous êtes dans la politique, est-ce que vous allez nous fournir les réponses de l'examen du ministère? "

Orlando est outré, bien sûr. Il n'aime pas ce genre de cynisme facile et ne se gêne pas pour rabrouer son élève. Un peu plus tard, il s'en ouvre aussi à ses nouveaux collègues – le personnel politique du ministre Botero. Vous vous rendez compte? Ils me demandent les réponses de l'examen!

Et puis, encore un peu plus tard dans le film – pas loin de la fin, alors que notre professeur a vraiment commencé à ouvrir les yeux sur le monde de requins qui l'entoure – un des aides du ministre qui étaient là lui glisse dans la poche une feuille de papier pliée en quatre.

" Qu'est-ce que c'est que ça? "

" Ben, ce sont les réponses de l'examen du ministère. Tu crois que je n'avais pas compris ton petit jeu, l'autre jour? "

Et alors Silvio Orlando fait une de ces têtes ! Impayable.

Bref, ce film est un véritable petit bijou et il vaudrait vraiment la peine de voir circuler en France sur DVD.

Arca1943


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De Arca1943, le 25 novembre 2005 à 13:36
Note du film : 5/6

Je vais m'y mettre, promis, juré. Il y a à peine 30 ans, à l'époque de Sono un autarcico, Moretti a osé dire du mal de Amici miei, mais je passe l'éponge…


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