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Forum : La Banda Casaroli

Sujet : ...Et pour quelques Vancini de plus

VOTE
De Arca1943, le 6 mai 2012 à 18:22

Le second long-métrage de Florestano Vancini étant au programme "film noir à l'italienne" de la Cinémathèque française cet été, je vote pour mettre la main sur ce vieux film noir en glorieux noir et blanc, à titre de completist de la saison-apogée 1961-62. Ça semble appartenir à la catégorie bon-film-mais-pas-chef-d'oeuvre (la chose qu'on lit le plus souvent au sujet du réalisateur Vancini, c'est qu'il n'aurait jamais surpassé son premier film, La Longue nuit de 43), mais le trio de tête du casting attire ma curiosité : Jean-Claude Brialy, Renato Salvatori et Tomas Milian.


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De Bruvalduno, le 1er juillet 2012 à 20:13

Vous votez bien, vous votez juste ! Sur Vancini, tout reste à dire en France, où, avant sa mort en 2008, ses derniers films sont restés inédits (ne parlons pas des téléfilms !). Découvert fin 60s en voyant La Calda vita, d'après un roman célèbre, retrouvé à La Rochelle fin 70s où, après avoir vu, grâce à Depuyper, des docus, 43 et Les Saisons…, je l'ai interviewé au pied levé, sans prendre la peine de noter ses propos. Ciment était là mais s'en foutait royalement : quelle que soit sa prestance physique, Florestano ne figurait pas parmi "les auteurs Positif", ni parmi les chevaux de bataille tragi-comiques du regretté Mizrahi! Bronté a illustré une couverture de la défunte Revue du cinéma, et je ne me souviens plus si ni où j'ai fait un papier sur Matteoti, souvent malencontreusement confondu avec le Mattei de Rosi. Seule incursion dans le vesterno, Les Longs jours de la vengeance tranche avec le spectaculaire du genre. À la revoyure, Casaroli m'a fait l'effet d'une rectification de Rocco et ses frères dans le sens du réalisme historique, sans recours artificiel à la transcendance partisane. Et pourtant, comme Bolognini, le Bolognais Vancini est un esthète maniériste obsédé par la Recherche du temps perdu, sans éprouver le besoin de plaquer une vision néoromanesque sur le corps de l'acteur-roi. Le seul moyen de sortir du poncif néoréaliste par le haut de l'intensité réellement vécue de l'histoire vraie. Quand je lui ai naïvement demandé si ça valait la peine de raconter l'histoire telle qu'elle s'est réellement produite, il m'a simplement répondu OUI. Je comprends aujourd'hui qu'il avait entièrement raison. Ça mériterait d'être jugé sur pièces pour aboutir à la réhabilitation fracassante qui s'impose.


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