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Sujet : Sérial-Rieur !


De Gilou40, le 20 juin 2011 à 18:36
Note du film : 4/6

Voilà une très sympathique comédie ! Idéale pour se laver le ciboulot . François Leterrier nous offre ici shampoing, après-shampoing, et sourires à volonté ! Jugnot, le chouchou à Gilou est irrésistible de drôlerie dans le rôle de cet amoureux transi qui suivra sa belle (qui ne veut pas de lui, évidemment) jusqu'au Maroc. La belle, c'est Jane Birkin, très à l'aise et pas trop niaise pour une fois sous un soleil tapant. Le vilain qui veut tuer la belle pour toucher la prime de l'assurance vie, c'est Sami Frey (Dieu qu'il est beau l'animal !) qui porte le chech comme une idole …Il n'a pas toujours fait dans le rieur, le beau Sami : Angélique et le Roy, La veuve noire ou Thérèse Desqueyroux pour ne citer que ces films là, ne lui ont pas donner l'occasion de dévoiler son sourire ravageur. Mais il sait avoir beaucoup d'humour aussi. Loin du personnage aveugle, impénétrable et pudique qu'il incarnait dans Mortelle randonnée, il s'amuse. Il est un assassin de femmes plus que charmant et, quitte à mourir assassinée, je préfèrerais que ce soit de ses mains…

Des situations cocasses, des combines, des gags qui tombent pile-poil et qui assurent ! C'est plein de bonne humeur, de franche gaité, de soleil ! Et même si l'intrigue voudrait que la vie de Birkin soit en danger en permanence, rien n'est assez sérieux pour nous détourner de la jovialité ambiante. Voir Jugnot se faire passer pour un médecin et être obligé de bander la cheville d'une touriste en déclarant : "-Que voulez vous que je fasse ? C'est plein de nerfs, d'os et de tas de truc, ce machin !-" est un véritable dessert ! Et entendre un Targui dire au même Jugnot :"- Comment ? Ta femme, elle meurt de ce côté et toi tu cours de l'autre ?-" est le pousse-café qui va avec ! Il faut absolument voir cette joyeuse bouffonnerie.

Bouffonnerie où apparaissent, avec beaucoup de talents, deux comédiens dont on est bien incapable de dire le nom, mais qui nous sont très familiers. Le premier c'est Daniel Langlet qui fut le souffre douleur de Julien Guiomar dans L'aile ou la cuisse ou encore Lohac de La vie et rien d'autre auprès de Noiret. Vous le voyez ? Et puis, et puis Jacqueline Doyen… Ici, la maman de Jugnot, mais vous souvient-il de M'ame Meuuuuuuuulun, postière évoquant Augustin le bel oiseau dans Tendre poulet ? Ou de la bénévole du secours Populaire dans Le Coup de sirocco ? Ou encore la résignée Madame Lozerant dans Coup de tête ? Vous souvient-il ? Ces acteurs qui apparaissent et disparaissent aussi vite après quelques répliques. Ces visages incontournables du cinéma français…On ne le rabâchera jamais assez.

C'est drôle, ça bouge bien et, coup de bol pour le site, pas une image de Monsieur le Pen ! On a bien l'impression de voir Franco, à un moment donné, se faisant bronzer derrière une dune, mais pas sur que ce soit lui. Du cinéma facile, oui. Comme mon humour à deux balles. Trop bon enfant, peut-être, mais on en a besoin. On rit de bon cœur, Le Maroc est bien beau et décidément Jugnot est mon chouchou et le restera !


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De Impétueux, le 20 juin 2011 à 19:13

Je veux bien croire que le film n'est pas mal, Gilou40, bien que la collection où il est naguère sorti, et qui a disparu, a dispensé un nombre assez considérable de nanards immondes.

Mais celui-là est de François Leterrier qui commença une carrière de cinéaste vraiment formidable, avec quelques films majeurs, d'une grande tenue et austérité (Les mauvais coups, un roi sans divertissement, Milady) puis qui, sans doute pour des raisons alimentaires, passa au porno-soft (Good-bye, Emmanuelle) et à la comédie franchouillarde, souvent de qualité (Je vais craquer !!!, d'après le féroce Lauzier) ou Les Babas Cool, démontage de l'idéologie 68. Donc, ça peut n'être pas mal et, si l'occasion m'est donnée, j'irai voir, d'autant que je partage assez votre goût pour le glapissant Gérard Jugnot et la beauté grave de Sami Frey.

Mais une observation sur votre message, qui ne nous remet pas vraiment sur le terrain politique, quoique si, tout de même… Lorsque vous évoquez Jacqueline Doyen, vous écrivez… Ici, la maman de Jugnot, mais vous souvient-il (…) de la bénévole du secours Populaire dans Le Coup de sirocco ?

Eh bien, je puis vous dire que le Secours populaire, qui s'appelait le Secours Rouge jusqu'en 1936, n'était pas là, mais vraiment pas là pour accueillir les Pieds-Noirs rapatriés ! Le Secours Populaire aurait plutôt milité pour qu'on refichût à la mer tout ce ramassis de colonialistes tortionnaires, toute cette graine d'O.A.S. fascistoïde… C'est comme ça…

La dame qui accueille les Narboni – mais il y a longtemps que je n'ai pas revu Le coup de sirocco – et qui toque à la vitre de leur compartiment Ti-ti-ti, ta-ta (c'est-à-dire Al-gé-rie fran-çaise !) est de la Croix Rouge ou d'un réseau de sympathisants. Mais sûrement pas du Secours populaire.

Bon ! Ça n'a pas plus d'importance que de savoir si c'est bien la version de 1954 de Mon cœur est un violon que chante André Claveau dans Lacombe Lucien. Pas plus. Pas moins.


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De Gilou40, le 20 juin 2011 à 20:14
Note du film : 4/6

Ça n'a pas plus d'importance…

Si, si ! Vous avez bien fait de rectifier . J'ai dis "Secours Populaire" parce que je ne me souvenais plus exactement . Il est tout à fait nécéssaire de rétablir ce genre de vérité . Mais alors, la question se pose : Pourquoi ? Oui, pourquoi cette grande cause Nationale était elle prête à refichre à l'eau tous ces gens là ? Et j'attends bien, ici ou en d'autres lieux, une explication de votre part.


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De Arca1943, le 21 juin 2011 à 14:57

Ah ! Je me disais, aussi : Gilou chroniquant Le Garde du corps… ? Mais non, il s'agit plutôt du Garde du corps. Tout s'explique !


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De Gilou40, le 21 juin 2011 à 15:13
Note du film : 4/6

Je dois le prendre comment, ça ?


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De Arca1943, le 21 juin 2011 à 18:06

Avec le sourire. Faut pas faire attention, les fans du Garde du corps essaient toujours de vendre leur salade au moindre prétexte. Demandez au pauvre Impétueux, qui fut confronté soudain à un infernal engrenage nippon après avoir innocemment chroniqué Tôkyô orimpikku !


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