Forum - Bouboule 1er, roi nègre - Le talent de Georges Milton
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Forum : Bouboule 1er, roi nègre

Sujet : Le talent de Georges Milton


De riccardo, le 29 décembre 2010 à 12:59

Ce film circule sur tous les sites sauf que Gaumont ne l'a pas édité . On se peut se rendre compte du talent de G.Milton Dommage que les dirigeants ne soient pas des cinéphiles .


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De vincentp, le 29 décembre 2010 à 13:08

Dommage que les dirigeants ne soient pas des cinéphiles.

C'est mal connaître l'équipe Gaumont, que j'ai eu l'occasion de rencontrer à l'occasion de la projection privée de French cancan, et qui est composée de passionnés et de cinéphiles authentiques. Mais tout est question de priorités d'édition, et je ne suis pas sûr que votre "Bouboule" (véhiculant semble-t-il quelques clichés colonialistes, et avec un public potentiel très réduit) en soit une.


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De Impétueux, le 29 décembre 2010 à 19:08

Même si mon admiration est immense pour Georges Milton, parfait représentant de la gouaille du Paris d'avant-guerre, je doute que Bouboule 1er, roi nègre fasse jamais partie de mes priorités d'édition ; je vote néanmoins pour donner un troisième bambin à ma collection de films de Léon Mathot, après l'excellent Comte Obligado (d'ailleurs avec Milton en vedette) et le moins réussi Chéri-Bibi

Que Bouboule 1er, roi nègre soit plein de ces délicieux relents de l'Exposition coloniale de 1937, Vincentp, en quoi cela vous gêne-t-il ? Ne me dites pas que vous êtes de ceux qui s'interdisent la lecture de Tintin au Congo, aujourd'hui mis au ban de la Pensée dominante, au nom du politiquement correct ?


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De vincentp, le 29 décembre 2010 à 19:43

Je me mets simplement à la place de Gaumont : un titre pareil n'encourage pas à la réédition même si une alliance de circonstance entre Impétueux et Ricardo exerce une timide pression.


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De Arca1943, le 29 décembre 2010 à 19:50

Sur Tintin au Congo, il faudrait tout de même voir à ne pas confondre : bien avant l'imprégnation politically correct qui poursuit ses ravages depuis circa 1995 et qui est un appel hystérique et perpétuel à la censure, à l'interdiction (et pire, à l'autocensure : comme dans les albums de Lucky Luke où la cigarette a été remplacée par un brin d'herbe ou les nouveaux téléfilms de Tintin où Haddock ne boit plus), bien avant cela, dis-je, on n'avait pas besoin d'un "sociologue" ni d'un historien, ni même d'être soi-même adulte pour voir s'y étaler la suffisance coloniale européenne à son meilleur, ah mais.


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De Gilou40, le 29 décembre 2010 à 20:01

En faisant intervenir

Fufu la fripouille, et son réseau d'informateurs, peut-être…N'est ce pas Môssieu Vincentp le railleur ?

En ce qui concerne la censure dénoncée par Arca, j'ajoute que Mon oncle ou M. Hulot ne fume plus la pipe sur leurs "nouvelles" affiches !


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De Impétueux, le 29 décembre 2010 à 23:02

Suffisance coloniale européenne… comme vous y allez Arca ! On voit bien que vous êtes Canadien ! Pour toute ma génération, l'aventure des colonies a été, dans l'enfance, un merveilleux rêve doré, plein d'aventures et de récits immenses. C'est le monde d'Hatari, des soleils magnifiques sur la savane et de l'origine du monde…

Après, qu'on puisse discuter de l'opportunité des colonies, je veux bien.

Fallait peut-être pas y aller ; fallait sûrement pas en partir… N'est-ce pas, les Ivoiriens ?

Bon ! On ne va pas ouvrir un débat de ce type sur le fil de Bouboule 1er


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De riccardo, le 17 février 2011 à 13:34

Votre opinion me fait à la "critique de la centrale Catholique" des années 50. Le film n'a rien de vulgaire et est certainement plus "DROLE et marrant " que les comédies "actuelles" toutes confondues .


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De gilou40, le 17 février 2011 à 16:17

A force de voir passer ce Bouboule 1er, roi nègre, je me suis quand même informée. Georges Milton a donc été ce Bouboule dans quatre films ! Fichtre ! Un peu comme Adémaï…Et j'apprends que la chanson que fredonne Serrault en avalant son huile de foie de morue dans Le viager, c'est donc Bouboule/Georges Milton qui la chante. Et c'est ce même Bouboule qui chantait à tue-tête sur le Teppaz de mon papa, La fille du bédouin, C'est pour mon papa, et Avec les pompiers ! Comme quoi DVDToile mène à tout !

Voilà ce qu'il fallait nous raconter, Riccardo ! Un peu d'investigation pour les copains que diable !..

PS :Elle sent bon le chèvrefeuille, tout ça c'est bien, très bien, fort bien ! Hélas, elle est dure de la feuille, elle n'entend rien, mais rien de rien !.. C'est Bouboule qui chantait ça aussi ? Parce que ça, ça m'a traversé les oreilles toute mon enfance. Toujours sur le Teppaz !


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De New-JPL, le 18 octobre 2011 à 16:49

D'aucuns disaient dans les critiques, à l'époque de la sortie de Bouboule 1er, roi nègre: comme il est bien ficelé et inspire notre sympathie, ce Français plus que moyen, aventurier rondouillard et farfelu ! et comme il est vrai que le cinéma, sous toutes ses formes (même comique en l'occurrence) est un merveilleux instrument d'assouplissement des vieilles tensions qui opposent encore les civilisations et ce au sein même de nos colonies…. Ceci, d'emblée, pour clouer le bec à ceux qui, se bornant à l'intitulé du film, nous accuseraient de propagande raciste par la présentation de ce long-métrage.

Le fait est que cette gentille comédie est tout sauf une réflexion réactionnaire et que Georges Milton donne au contraire à son personnage les couleurs bien françaises de la bonhomie patriotique et de la générosité. Le schéma de fond n'est pas sans rappeler LE CORNIAUD dans la manière dont sont définis les rôles. Ce schéma structurel est le suivant : une petite mafia charge, à des fins crapuleuses, le stéréotype du " parfait honnête homme " un peu simple d'esprit d'une mission dont il ne connaît ni les tenants ni les aboutissants, et dont il n'est que l'insoupçonnable véhicule. En l'occurrence, Bouboule sait néanmoins qu'il porte des diamants, mais c'est au fond le cadet de ses soucis, ce qui l'excite étant en premier lieu, comme en chacun de ses films, l'" aventure " au bout du monde.

Et bien des aventures l'attendent, pour notre plus grand bonheur, dans cette joyeuse épopée signée Léon Mathot – dont Georges Milton fut, notamment en "Bouboule", l'acteur-fétiche – et René Pujol (Chacun sa chance) à qui l'on doit le très chantant et allègre scénario. La musique, très couleur locale, aux accents tantôt danse du ventre , tantôt danse de la torture selon les circonstances de l'action, est signée Oberfeld. Une partie de ce long-métrage fut d'ailleurs bel et bien tournée sur le continent africain, à bord d'un paquebot de la Compagnie Paquet, créditée au générique – en ce qui concerne les scènes de la traversée, et une large partie aux Studios de Nice.

Le film fourmille de gags et de trouvailles, tant sur le plan scénique que dans les dialogues. Ainsi Bouboule affirme-t-il : Quel que soit le danger, je me méfie de tout le monde comme de moi-même. Sage résolution ! car des dangers, Dieu sait qu'ils sont nombreux en Afrique, à commencer par les tribus barbares et les bêtes sauvages. Et Bouboule en fera les frais : successivement programmé au menu d'un clan particulièrement belliqueux, en proie à la débordante affection d'une hyène plus ou moins bien domestiquée, sous le charme d'une vertueuse princesse, lui-même travesti en danseuse du ventre sous l'œil concupiscent d'un valeureux guerrier puis s'improvisant dresseur de lion… et c'est au cours de ses multiples aventures qu'il fera la connaissance de son futur fils d'adoption : le petit Toto (Jean Légitimus, qui à l'instar de Robert Lynen ou Jean Bara, s'est rendu célèbre principalement étant enfant).

Nous savons de source sûre que la Gaumont dispose d'une grande partie de ce long-métrage (1 h 11 / 1 h 28 ). MAIS OU DONC LES 17 MINUTES MANQUANTES SONT-ELLES CACHÉES ? Nous anticipons toute spéculation à ce sujet si délicat, en rassurant de ce pas notre regretté Milton : " T'EN FAIS PAS BOUBOULE ! nous ne t'oublierons pas… " .


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De Gilou40, le 19 octobre 2011 à 00:32

Nous anticipons toute spéculation à ce sujet si délicat, en rassurant de ce pas notre regretté Milton : " T'EN FAIS PAS BOUBOULE ! nous ne t'oublierons pas… " .

T'en fais pas Bouboule !
Pleure pas comme une moule !
Ne t' mets pas les nerfs en boule
Les tracas, ça rend maboule
À quoi bon s' casser la boule
T'en fais pas Bouboule !
N'attrape pas d'ampoules
Y a qu' les idiots qui s' la foulent
Pleurer, ça vous abîme les yeux
Rire et chanter, ça vaut bien mieux
T'en fais pas Bouboule !
Et comme pierre qui roule
Ne te fais pas d' mousse, mon vieux !

T'en fais pas Bouboule !
Tant pis, s'y t' blackboule
Pour ignorer Liverpool !
À quoi bon s' casser la boule
Pour toutes ces villes en "oule"
T'en fais pas Bouboule!
À cause de 'Stamboule'
De Toulon ou bien de Toul heu !
Si t'as besoin d'aller par là
L'indicateur te renseignera
T'en fais pas Bouboule !
N'attrape pas d'ampoules
Ni d' méningite pour ça !

                                Et toc !  Histoire de faire plaisir…

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De Impétueux, le 19 octobre 2011 à 10:02

Admirable : la facilité onomastique d'un Victor Hugo, la légèreté gracieuse d'un Lamartine, la richesse syntaxique d'un Mallarmé, la puissance d'évocation d'un Hérédia !!!

J'en suis tout ébaubi…


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De Gilou40, le 19 octobre 2011 à 18:23

Hé ! Bobby !! C'était une façon d'accueillir un nouveau venu . Avant que des êtres irascibles, atrabilaires voire haineux ne le fassent à ma place. Mais il faut vous rendre cette exemption, vous lui avez mis son texte en place fort gentiment. Ainsi, notre nouvel ami saura que ce site regorgent de braves hommes et de femmes accueillantes…


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