Forum - Le Pigeon - Tiberio Murgia, 1929-2010
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Sujet : Tiberio Murgia, 1929-2010


De Arca1943, le 27 octobre 2010 à 04:44
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Après Carlo Pisacane, Memmo Carotenuto, Renato Salvatori, Marcello Mastroianni, Vittorio Gassman, voici que Tiberio Murgia, Michele le Sicilien du Pigeon, nous a quittés le 24 août dernier à l'âge de 81 ans. De l'équipe de rêve de ce film pourtant tout récent (1958), il ne reste plus que le carré des dames, toujours intact : Carla Gravina, Claudia Cardinale, Gina Rovere et Rossana Rory.

Tiberio Murgia a fait son numéro de Sicilien dans de nombreuses comédies, avant de se diversifier avec l'âge. Après Le Pigeon on l'a retrouvé sur un nouveau cambriolage (Hold-up à la milanaise) et en admirateur de Francesca Bertini dans La Grande guerre. On le retrouve même avec plaisir dans Le Pigeon vingt ans après. On le croise aussi dans des comédies françaises comme L'Homme orchestre et La Poudre d'escampette. Encore un qui n'avait pas dételé : il interprète son dernier rôle dans un film de Maxime Alexandre intitulé Holy Money (2009) (avec Joaquim de Almeida et Ben Gazzara).

Un de ces indispensables "piliers de soutien", je n'oublierai pas de sitôt son hilarante composition en frère aîné ombrageux de Claudia Cardinale négociant pied à pied le trousseau de sa soeur. « Je ne suis pas d'accord sur la question du matelas… »


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De Impétueux, le 27 octobre 2010 à 13:01
Note du film : 6/6

Je joins mon souvenir ! Dans Le pigeon, il a un jeu si typé, si extraordinairement grincheux, suspicieux, inquiet, qu'il crève l'écran…

On ne se lasse jamais de voir et revoir ce chef-d'œuvre de dérision affectueuse…


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De Arca1943, le 14 décembre 2010 à 19:56
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Tiré de Fruttero et Lucentini, « Années de plomb et années de plume » (sur le Pigeon et la comédie à l'italienne), in La Prédominance du crétin (Livre de poche) :

« Dans cette ambiance, à la fois jungle et vivier, dans le désordre, dans le tintamarre, dans l'improvisation, dans un creuset d'effronterie et d'irrévérence, dans la spontanéité et le hasard les plus grands, naquit le cinéma comique italien, le plus vaste phénomène de créativité et de génie collectif que notre culture ait produit depuis la commedia dell'arte et l'opéra bouffe.

Personne ne s'en rendit compte, évidemment. Les intellectuels de l'époque, le sourcil froncé, déjà, par l'engagement et le 2 novembre, cherchaient plutôt la truffe «national-populaire» du côté, par exemple, de Luchino Visconti, duc exquis et engagé. Personne ne comprit rien, comme d'habitude. »

« Nous-mêmes, raconte Scarpelli, nous nous sentions à une distance astronomique du «vrai» cinéma. Des fourmis sur la marche la plus basse de l'escalier de marbre. Nous cuisinions nos farces, nos bouffonneries, nous construisions nos personnages déments, nos folles extrapolations, en pêchant cependant toujours dans ce que nous voyions autour de nous, inconscients, inspirés. Nous riions, nous nous amusions, que pouvait-on demander de plus? C'étaient des années de plumes. Il nous semblait normal que les critiques, les intellectuels, les hérauts des chefs-d'oeuvre nous regardent de haut en bas, ignorent notre travail. »


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