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Forum : Kill Bill volume 2

Sujet : Kill Bill Revolution


De Saburo Ichimonji, le 11 avril 2004 à 21:20

Après les nombreux points de vue(très divergents)fondés sur le volume 1,qu'attendez-vous de ce volume 2?Est-ce que certains d'entre vous ont déjà décidé qu'ils n'iront pas aller le voir?Pour ma part,même si le 1 ne m'a pas semblé être un chef d'oeuvre,j'irai tout de même voir cette suite afin de vérifier si le talent de Tarantinoest réellement épuisé ou encore présent…


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De P.M.Jarriq, le 12 avril 2004 à 08:21

Même si, à bien y réfléchir, je n'ai pas aimé "Kill Bill", je n'ai jamais pensé que le talent de Tarantino soit épuisé. Il a visiblement besoin de sortir de son univers post-ado, de digérer ses références de pop culture et de passer à un cinéma plus adulte. "Jackie Brown" était pourtant encourageant de ce côté-là. Le cinoche de pure distraction n'a rien de répréhensible en soi, encore faut-il qu'il ne devienne pas répétitif et ennuyeux, comme le "volume 1". Ceci dit, il faudra essayer de voir les deux films dans leur continuité, pour se faire une vraie opinion sur "Kill Bill", car un demi film reste un demi film.


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De bastien, le 20 mai 2004 à 12:36
Note du film : 2/6

Tarantino avait prévenu que cette deuxième partie était très différente, et en effet, si l’on excepte quelques poussées renvoyant au délire euphorique de pop cinéma que fut le premier film, on a là tout le contraire de ce dont « Kill Bill » avait commencé à prendre la forme. Un premier segment coupé et sans doute plus digérable que son autre moitié isolée. KB 2 ne cesse d’avoir du mal à trouver ses marques, il ne sort pas de nulle part, mais il me semble évident que la partie unique doit lui permettre de mieux fonctionner… Ce qui n’empêche pas qu’on peut franchement critiquer ses qualités intrinsèques et que cette oeuvre ne touchera jamais à la perfection. Pour le dire franchement, ce volume II m’apparaît même à ce stade comme une très grosse déception.

SPOILERS

C’est le retour des scènes étirées, de la narration éclatée qui prend son temps, et du dialogue/monologue maître roi. Mais privé de véritable rythmique l’ensemble est très laborieux, et surtout, apparaît comme extrêmement banal. Dans la lenteur de ces scènes, leur quasi non-impact, le film tient presque plus d’un Lautner/Audiard des familles mou, d’autant que les tirades sont assez moyennes dans l’ensemble et très longues parfois, même loin d’un « Pulp Fiction ». La scène en noir et blanc, sur le massacre, qui ouvre le film, ne parvient pas à relancer et revigorer véritablement l’intérêt après une coupure de près de 6 mois avec cet univers, ni à installer le personnage de Bill. Carradine est vraiment très bon, attention, et il est d’ailleurs à espérer que ce dernier connaisse une meilleur fin de carrière que de finir chez Jean-Marie Pallardy (QT lui aura déjà permis ça en partie). Mais son personnage énigmatique se révèle souvent creux.

Accordant plus de place aux personnages, le film ne leur donne pas un espace d’épanouissement aussi riche que dans « Jackie Brown ». Je n’ai jamais accroché pour le coup ni à l’histoire d’amour ni au final familial très superficiel. On a l’impression pendant tout le film que QT veut jouer la fibre de l’émotion et donner une autre dimension à des personnages en papier mais il échoue dans tous ces cas de figure, ces derniers se révélant paradoxalement encore plus des icônes de papiers que ce qu’ils étaient auparavant, je me suis senti vraiment très distant de tout ce qui se passait . Pas de Delfonics ni de sourire magique ici. La rage furieuse et la violence du premier film faisaient passer plus d’émotion finalement. Maintenant, s’il s’agit d’un processus d’évolution, peut-être que sans césure, il peut aboutir à quelque chose. Isolés l’un de l’autre, ces deux parties antinomique n’aboutissent pas à grand-chose, ou apparaissent désincarnées. Même la forme sérial n’est pas bien exploité pour jeter des ponts.

Michael Madsen est chouette, je ne crois pas qu’on puisse en dire autant de Daryl Hannah qui ne fait pas que surjouer et se mettre au diapason d’un personnage agaçant, mais se révèle véritablement fausse. Le duel Elle Driver/Black mamba, véritable baston à la main, est un peu décevant… sinon, comme dans tout bon western spaghetti ou le secret est à celui qui dégaine le premier, les véritables duels au sabre sont souvent achevés par une botte secrète bien trouvée. La mort de Madsen est une référence amusante au « Reptile » de Mankiewicz. Mais là aussi, dans la lenteur et l’inertie qu’impose le film au niveau rythme, son caractère un peu pesant, les clins d’oeuil deviennent plus appuyés que dans la première partie. Il y a moins de grande scène appuyé par la musique dans ce second opus… le « About Her » de Malcom McLaren , sublime morceau, n’est même pas très bien utilisé. Le seul grand moment est réservé à la plus belle scène du film, celle de l’ « enterrée vivante » remontant à la surface, jubilatoirement appuyé par « l’Arena » de Morricone. En soi, tout ce passage est un grand moment de cinéma qui vaut à lui seul de voir le film. Mais pour s’amuser aussi de voir combien de fois Uma Thurman se retrouve en gros plan, filmé de face le visage au sol, une composition récurrente dont là aussi il faut reprendre le fil tout le long des deux films pour voir ces différentes variations assez belles.


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De swat., le 28 mai 2004 à 19:58
Note du film : 5/6

J'avoue que je ne me suis pas amusé à compter les pas mais faire semblant de mourir pour revenir plus tard, c'est quand même un peu tiré par les cheveux.

Personnelement je n'aimerais pas voir un KB 3 car d'un cette fin me convient, ni trop originale ni trop "déja vue", et puis si il y en a un 3ème ce sera uniquement pour des raisons marketing. En plus si il y aura un 3ème la fille aura l'age de la mère…

A part un combat entre (peut être) la fille qui a vu sa mère mourir sous ses yeux et la fille du personnage joué par Uma Thurman et puis il y a Sophie dont on n'entend plus parler pourtant c'etait le dernier personnage qu'on voyait dans le 1er épisode.

Ce sera peut être un double combat entre les deux femmes et les deux filles je ne sais pas…


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De swat., le 31 juillet 2004 à 14:58
Note du film : 5/6

Tout d'abord si vous n'avez pas vu les deux volumes du film "Kill Bill", je vous déconseille de lire ce sujet, car je révèlerai une partie de ce film.

Quand Uma Thurman retrouve sa fille dans le deuxième volume (je vous avais prévenus), il y a un lien entre cette scène et avec la musique du générique dans « Kill Bill » volume 1.

En effet cette musique s'intitule « Bang Bang my baby shoot my down » interprété par Nancy Sinatra je crois.

La traduction serait (approximativement vu mon niveau d'anglais) « Bang Bang mon enfant m'a tiré dessus ».

Et dans la scène, évoquée au début du commentaire, l'actrice qui interprète la fille d'Uma Thurman dit justement « Bang bang » avant de pointer son pistolet sur elle, comme la chanson du générique (mon enfant m'a tiré dessus).

Donc cette musique est prémonitoire, Uma aurait même pu l'interpréter car, selon le film, c'est ce qu'il se passera.

Pour ma part je trouve cela très touchant.

Bravo à celui qui a eu cette sublime idée.


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De swat., le 3 août 2004 à 21:06
Note du film : 5/6

J'avais juste déclaré que j'aimais beaucoup ce lien entre la musique et l'histoire ; c'est vrai que j'aime beaucoup cette musique, mais c'est vrai que je ne regarde pas uniquement un film à cause de la musique.

Cependant certains films se voient uniquement pour leur musique ("Les Blues Brothers" "West Side Story" "l'étrange Noël de mr Jack" ou toutes les autres comédies musicales).


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De PM Jarriq, le 6 août 2004 à 19:14
Note du film : 3/6

La deuxième partie est nettement plus regardable que la 1ère, parce que plus variée et moins lente (hormis le face à face final avec Carradine et la fifille, interminable). Entre spaghetti western et kung fu, QT s'éclate, multiplie les clins d'oeil (le plan de la porte de l'église sorti de "The searchers" de Ford, la flûte de Bill rappelant l'harmonica de Leone, Carradine racontant l'histoire d'un moine shaolin, ce qu'il fut dans la série "Kung fu", Daryl Hannah agonisant par-terre exactement de la même façon que dans "Blade runner") dans une longue succession de citations dévotes. Est-ce que ça fait vraiment un film ? Pas sûr. Plutôt une énorme bande-annonce de 5 heures (les deux films bout à bout) jouissive, immature et lassante, mais sympathique. "Réservoir dogs" et "Jackie Brown" demeurent les plus évidentes réussites du bon Quentin. Maintenant qu'il a étalé tous ses fantasmes sur pellicule, il peut peut-être passer à autre chose…


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De Impétueux, le 5 mars à 17:29
Note du film : 4/6

J'ai lu quelque part que, dans l'esprit de Quentin Tarantino, il ne s'agissait pas primitivement de concevoir deux films et que tout aurait dû être d'un seul tenant. Mais au regard de la complexité de l'histoire la durée présumée a dû effaroucher les producteurs. D'où le parti de diviser en deux le récit. D'où, sans doute aussi, la volonté du réalisateur de varier les orientations cinématographiques tout en employant exactement les mêmes matériaux scénaristiques. En d'autres termes d'utiliser pour le second opus la veine du western spaghetti après avoir largement usé de celle du chambara nippon dans le premier. Je ne m'en plains pas, ayant bien davantage de goût pour la première que pour la seconde et y trouvant notamment bien plus de richesses potentielles. Et cela même si je reconnais volontiers que les chorégraphies orientales, avec les sabres ou les poings et les pieds sont très spectaculaires, tout au moins quand elles ne dépassent pas cinq minutes ; car ce ne sont que des chorégraphies.

Comme la structure du double film est continuellement chahutée – et avec talent et élégance – Kill Bill volume 2 ne commence pas là où son grand frère avait laissé le spectateur. La mariée (Uma Thurman) venait gentiment d'indiquer à Sofie Fatale (Julie Dreyfus), à qui elle avait déjà tranché un bras qu'elle allait continuer à la découper pour obtenir les renseignements nécessaires à sa vengeance. Et sur les dernières images, on entendait Sofie (peut-être réduite à l'état de femme-tronc ?) interrogée par Bill.

Volume 2 : flashback où l'on repart plus de quatre années en arrière, avant même la scène qui ouvrait le premier film sur la figure défoncée de l'héroïne. On va assister au massacre initial et on va voir enfin le visage de Bill (David Carradine). Les choses se mettent en place et au fur et à mesure que le film avancera, seront gommées les interrogations et zones d'ombre dont Tarantino a parsemé son film ; ce n'est ainsi que dans l'avant-dernière partie que l'on apprendra pourquoi et comment Elle Driver (Daryl Hannah) a perdu son œil juste avant de se faire arracher le second.

Le film progresse de manière un peu chaotique, toutefois, avec des morceaux plutôt disparates ; on a l'impression que le réalisateur a absolument voulu caser tout un paquet de scènes à quoi il tenait ; et ça peut être démesurément long comme ce passage dans l'ermitage du maître du kung-fu Pai Mei (Liu Chia-hui), même s'il comporte quelques morceaux jubilatoires et quoique la manie du vieillard de se caresser sa fine barbe blanche soit insupportable. Mais il y a quelques morceaux de sauvagerie plutôt bienvenus : on sait bien que La Mariée – qu'on va enfin appeler de son vrai nom, Beatrix Kiddo – va s'en sortir mais on tremble avec elle lorsque cette bête brute de Budd (Michael Madsen) l'enterre vivante. Et on ne déteste pas la bagarre féroce entre Beatrix et Elle et l'énucléation de la déjà borgne, tout cela pendant que Budd, mordu par un redoutable serpent mamba noir agonise. En revanche les retrouvailles finales entre Bill et Beatrix sont interminables.

Qu'est-ce que je pense, en définitive, après avoir vu l'un après l'autre les deux films ? Qu'il y a des tas de choses intéressantes mais que l'aspect fourre-tout peut exaspérer. Comme peut exaspérer cet océan de violence, de tortures et de sadisme. Et je suis aussi agacé que la personnalité de Bill – l'envoûtement qu'il exerce sur les femmes – ne soit pas creusé. D'où vient Bill ? Qui est-il ? Comment a-t-il formé le Détachement International des Vipères Assassines ? Je n'en suis pas à souhaiter un film de préquel qui expliciterait tout cela, mais Tarantino aurait tout de même dû ouvrir quelques pistes.

J'entends bien qu'à la fin Bill expose à Beatrix que, comme lui, elle fait partie de la race des tueurs ; est-ce suffisant ? En tout cas, ce qui est glaçant et particulièrement bien venu, c'est qu'on comprend bien que leur fille BB (Perla Haney-Jardine) qui n'a encore que 4 ans est aussi de cette même engeance… L’avenir s’annonce radieux.


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