Forum - Le Bal - Romance sans paroles
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Forum : Le Bal

Sujet : Romance sans paroles


De alex, le 2 mai 2004 à 21:39
Note du film : 5/6

Un film qui m'a marqué à sa sortie alors que j'avais 17 ans. Moi qui d'habitude ingurgitait des films américains rarement des plus intellectuels , j'avais été supris de découvrir que l'on pouvait être autant captivé par un film sans paroles.

Depuis j'attends désespérement sa sortie en DVD.


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De Dante, le 4 juin 2004 à 22:35
Note du film : 6/6

Nous sommes entièrement perdu aux Américains, même en France on ne trouve pas un film ainsi important et significatif. Le Bal est une métaphore et – au même temps – un chef d'œuvre de la cinématographie, sans dialogues et sans trucs.

Mon Français ….. trop pauvre


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De Arca1943, le 6 juin 2004 à 16:48
Note du film : 5/6

Salut, citoyen Dante.

Il ne faut pas vous décourager! Il n'est pas inconcevable que les films d'Ettore Scola sortent en DVD. Ainsi, en mai, nous avons eu Affreux, sales et méchants. Et un peu auparavant, un film qui se trouvait sur ma liste de priorités depuis des lunes et que je tenais pour perdu à jamais : Parlons femmes. Donc, Le Bal, éventuellement… À noter aussi que sur ce site, au moins trois autres pétitions circulent pour la réédition DVD de comédies de Scola : La plus belle soirée de ma vie, Une Journée particulière et (bien entendu) Nous nous sommes tant aimés.

En passant, vous parlez de votre français trop pauvre… Seriez-vous Italien? Parce que, voyez-vous, ça ne serait pas de trop d'avoir un Italien qui viendrait se balader sur ce site à l'occasion. La section Italie sur dvdtoile.com commence à être bien fournie, mais en faisant le tour des fiches films, vous remarquerez que ce sont, curieusement, les films les plus récents qui manquent. Cela s'explique, hélas, par le fait que le cinéma italien, au cours des vingt dernières années, a été de moins en moins exporté. Alors, ces films sont souvent inconnus au bataillon. Mais si le coeur vous en dit, vous pouvez y remédier : c'est ce qui rend le site dvdtoile.com si cool : les utilisateurs peuvent y apporter leur contribution. Il existe un bouton appelé "Modification" qui permet soit de compléter une fiche film déjà existante, soit carrément d'en créer une nouvelle.

Mais mieux encore et plus simple, la plupart du temps il suffit tout bonnement de mentionner un film en passant, au fil d'une discussion, et ABRACADABRA ! Sa fiche apparaît dans les jours qui suivent. Tenez, faisons cette expérience : si vous êtes Italien, peut-être avez-vous eu la chance de voir Une Histoire simple, de Gianni Amelio, avec Gian Maria Volontè, d'après un roman de Sciascia?

Et voilà, il suffit d'attendre un peu. Donnez aux manitous du site le temps de respirer (je pense qu'il faut éviter de les inonder, quand même) et je vous parie que vous verrez apparaître ce film dans quelques jours.

À bientôt, j'espère.

Arca1943


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De Arca1943, le 6 juin 2004 à 20:52
Note du film : 5/6

« Moi qui ingurgitais les films américains rarement des plus intellectuels… », dites-vous. Mais il n'y a pas de mal ! Les films intellectuels sont rarement bons – à condition de bien s'entendre sur ce qu'on veut dire. « Intellectuel », pour moi, ici, ça veut dire « qui s'adresse en priorité à l'intellect »; ou encore, « qui privilégie l'intellect sur l'émotion ». Moi, je dis que si c'est l'intention qu'on a lorsqu'on fait un film, autant écrire un essai ou faire une conférence.

Le cinéma d'Ettore Scola n'est pas du tout comme ça. D'abord comme scénariste – avec Ruggero Maccari – puis comme réalisateur, Scola est d'abord un spécialiste du rire, de la comédie; c'est un entertainer, avec l'intention bien arrêtée, comme il le dit lui-même, de « faire le maximum de concessions au public et le minimum de concessions aux critiques » (Cité par Aldo Tassone, Le Cinéma italien parle).

Ettore Scola été sacré "auteur" sur le tard, par des critiques qui, en quelque sorte, n'avaient plus le choix, sauf à voir leurs théories du cinéma s'écrouler : si Nous nous sommes tant aimés, Affreux, sales et méchants (depuis peu disponible en DVD !) étaient des chefs d'oeuvre, alors il fallait que leur réalisateur soit un "auteur complet" au sens de la théorie des auteurs. Et ce, à l'encontre de l'évidence; quand bien même les Scola, Comencini, Monicelli, Risi insistaient de leur côté pour se dire artisans plutôt qu'auteurs et soulignaient le caractère collectif de leur travail. Pas question d'admettre qu'un serial, qu'un cinéma "de genre", un produit "commercial" (c'est-à-dire populaire) puisse faire jeu égal avec les sublimes grands auteurs, qu'on préférait généralement confidentiels et incompris du grand public. (Heureusement, les choses ont quand même un peu évolué depuis ! )

Bien que Le Bal, par son pari audacieux (et réussi) du film sans dialogues, fasse un peu plus "cinéma d'auteur" que les Scola précédents (vu que le genre comique dont il était un des maîtres avait donné, en plus de trois décennies, tout ce qu'il avait à donner) il n'est pas « intellectuel » pour autant. Au contraire : c'est un cinéma qui privilégie toujours l'émotion sur l'intellect. Ça peut aussi se rendre à la tête, c'est sûr ! Mais en passant toujours par le coeur. D'ailleurs, quand vous aurez le DVD (car il sortira! j'en suis sûr!) regardez bien pour voir à quel point tout est fait pour gommer l'idée qu'il s'agit d'un tout de force cinématographique. Même au beau milieu de cette gageure pas évidente du film sans dialogues, la mise en scène de Scola continue de tout faire pour ne pas attirer l'attention sur elle-même : il y a là un idéal de transparence, de fluidité, d'accessibilité qui arrime fermement ce film dans la tradition du grand spectacle populaire à l'italienne. (Bien qu'il s'agisse d'un film français !).

De plus, si on entend aussi « intellectuel » dans le sens d'une certaine strate, d'une couche sociale, d'une élite, eh bien alors c'est encore plus vrai : rarement l'enracinement de l'artisan Scola et de ses complices dans la culture populaire – vivace, ductile et fertile – a été plus évident que dans ce film magnifique.

Arca1943


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De The Hidden Cuncumber, le 7 juillet 2004 à 13:55

Bonjour,

Autant que vous j'ai été profondément touché par ce film, son esthétisme, la finesse du regard.

Mais bonne nouvelle : la video sort le 23 septembre pré commande sur alapage et annoncé (mais beaucoup plus cher) par la FNAC.


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De gurwan, le 26 mai 2006 à 20:00
Note du film : 6/6

une pure merveille !!


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De vincentp, le 14 juillet 2009 à 23:33
Note du film : 5/6

5,5/6 De beaux portraits (comme l'aristocrate), des scènes hilarantes (la valse ou le collaborateur a pour partenaire le soldat allemand hautain). Un mélange de farce bouffone et de comédie sociale : une belle réussite en effet de Ettore Scola. Cette fiche méritait une petite valse un 14 juillet !


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De Impétueux, le 16 juillet 2009 à 19:20
Note du film : 3/6

Comme tout le monde, ou à peu près, j'ai trouvé fascinant le spectacle permanent du Bal, ses personnages typés et récurrents, la subtilité avec laquelle la musique, les éclairages, les costumes font littéralement passer le Temps et, à partir d'un décor unique, donnent une représentation frappante de réalité.

Que le grand Scola y soit pour beaucoup est une évidence, mais il ne faut pas oublier – et les suppléments du Dvd le rappellent avec une grande honnêteté – que le film est l'adaptation assez fidèle d'une idée de Jean-Claude Penchenat, d'abord interprétée par la compagnie de Théâtre du Campagnol. Penchenat joue d'ailleurs lui-même un petit rôle dans le film, sa femme, Geneviève Rey-Penchenat un rôle majeur ; tous les interprètes, d'ailleurs sont des comédiens de la troupe…

Ça ne retire aucun mérite à Ettore Scola, ni à la magie du spectacle cinématographique, loin de là, et ça a immortalisé un divertissement qui, sans le grand écran, n'aurait été qu'un succès saisonnier, depuis longtemps oublié. Mais il faut aussi, à mon sens, prévenir ceux qui attendraient du Bal la même délicieuse cruauté que Nous nous sommes tant aimés ou qu'Affreux, sales et méchants


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De Impétueux, le 14 avril 2012 à 15:55
Note du film : 3/6

Après revoyure, je baisse un peu ma note. Non que je me sois ennuyé, ou que j'aie trouvé un défaut à la perfection formelle mise en scène par Ettore Scola.

Mais enfin, est-ce que c'est un film ? Et davantage encore, un film directement issu d'une fantaisie théâtrale ? Ceci n'est pas un défaut, et on sait depuis longtemps combien la magie du cinéma, les moyens qu'il donne au spectateur pour être vraiment présent à côté des acteurs, dans le décor, dans les bouleversements du récit ont apporté au spectacle…

C'est que Le bal est une performance étrange, séduisante, très réussie mais également très singulière, très à part ; il n'a ni ascendance, ni postérité possible du fait même de sa particularité. J'imagine que ce qui a séduit avant tout, c'est ce côté incongru ; un peu comme The artist (que je n'ai pas vu, je dois le dire) où l'on est soufflé par l'audace et l'originalité du parti-pris et où l'on applaudit l'équipe de réalisation en s'étonnant que personne n'ait songé plus tôt à tenter le pari…

Cela étant, c'est vraiment très bien fait, la musique de liaison de Vladimir Cosma est parfaite de nostalgie et la représentation des figures éternelles des dancings au milieu des soubresauts de l'Histoire est une idée magnifique.

Mais du même Scola, je préfère tout de même – de loin ! – Affreux, sales et méchants.


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