Forum - That's Entertainment! III - Eblouissant ! Et avec "Beautiful dynamite" !
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Forum : That's Entertainment! III

Sujet : Eblouissant ! Et avec "Beautiful dynamite" !


De vincentp, le 11 juillet 2008 à 23:32
Note du film : 6/6

Daté de 1994, ce troisième volet consacré aux "musicals" de la MGM est remarquablement bien fait et complète parfaitement les deux premiers volets ! Des inédits (dont des scènes coupées), des images magnifiques (en hd) qui relèguent ma vieille vhs tremblotante de Un Jour à New York au rang d'antiquité vespasienne, densité et variété des sujets abordés. Que de qualités ici réunies !

Sans doute moins émouvant que le second volet(That's Entertainment, Part II), car plus impersonnel, mais très très pro. Et un bel hommage à toute une série d'actrices-danseuses talentueuses, dont Cyd Charisse ("beautiful dynamite") qui vient de nous quitter, et qui crève l'écran (la preuve ci-dessous : je n'ai pas réussi à cadrer sa photo).

Warner et Ted Turner doivent maintenant à leur tour se remuer les fesses pour proposer le coffret de ces trois volets en dvd zone 2. Plus urgent qu'un Blasetti de 1939 ou qu'un Duvivier de 1935.

Ainsi, Impétueux, créature mythologique, dont l'existence est attestée par les écrits du grand poète Virgile (**), plusieurs années avant l'apparition de Jésus Christ, piaffe, renacle, prêt à s'élancer vers ces belles pouliches qui ont pour nom Beautiful dynamite, mais aussi Esther, Debbie, Judy, June…

(**) "Ainsi, lorsqu'une fois lancés de la barrière,
D'Impétueux coursiers volent dans la carrière,
Leur guide les rappelle et se raidit en vain :
Le char n'écoute plus ni la voix ni le frein."


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De Impétueux, le 2 juillet 2022 à 16:21
Note du film : 6/6

Au contraire de Vincentp, je ne suis pas tout à fait persuadé de la nécessité pour la Metro Goldwyn Mayer d'avoir, vingt ans après les deux premiers volumes, raclé le fin fonds de ses archives pour présenter That's Entertainment III en 1994. D'ailleurs ce dernier tome n'a pas été présenté en Europe, semble-t-il, demeurant sur le seul marché domestique. Il est vrai pourtant que Il était une fois Hollywood (1974) et Hollywood, Hollywood ! (1976) avaient été des réussites enchantées mais, sans épuiser tout à fait le filon, avaient présenté à peu près tout ce qui devait être vu dans une anthologie de la comédie musicale MGM.

Et à dire vrai, le seul numéro absolument remarquable, qui manquait absolument aux deux premiers films est un extrait d'un film fort peu connu : Ma vie est une chanson, réalisé en 1948 par Norman Taurog est la biographie filmée des compositeurs Lorenz Hart et Richard Rodgers. Je doute que Taurog laisse une grande trace dans l'histoire du cinéma, bien qu'il ait tourné d'une façon affreusement prolifique ; et cela de façon plutôt industrielle, enchaînant les sinistres pitreries de Jerry Lewis et Dean Martin, du type Un pitre au pensionnat ou Le trouillard du Far-West, horreurs que j'ai vues et immédiatement détestées du haut de mes dix ans ; puis, les deux histrions séparés, tournant en continu les médiocres prestations du mielleux Elvis Presley comme Sous le ciel bleu d'Hawaï ou Le tombeur de ces demoiselles.

Ces perfides et oiseuses considérations faites, n'empêche que Taurog filme remarquablement bien Gene Kelly et sa partenaire Vera Ellen dans la mise en scène d'une des plus remarquables compositions de Richard Rodgers, Slaughter in the Tenth avenue ; l'atmosphère d'un bar louche de New York, avec putes et souteneurs, le conflit autour d'une fille, les marlous qui se réconcilient d'apparence lorsque la police montre son nez, le coup de feu qui éclate… Tout est parfait.

Et en y resongeant, je me dis qu'il y a bien d'autres merveilles dans ce troisième film. Mais aussi des curiosités bien amusantes ; ainsi cette scène où de jolies filles, dans leur pensionnat, prennent leur douche de façon si indécente (pour l'époque évidemment) que le film, malheureusement non nommé, devant les foudres puritaines, obligea la MGM à se conformer aux règles strictes du Code Hayes. Ou dans Broadway rhythm de Roy Del Ruth (1944), lorsque les trois sœurs Ross (Maggie, Aggie et Elmira) se livrent à un étonnant numéro gymnique et contorsionniste. Et puis on voit davantage des stars un peu négligées dans les autres films, comme Lena Horne, Lucille Bremer ou Ann Miller. Mais il y a peu de séquences avec Fred Astaire, sans doute parce que l'essentiel de sa carrière a été effectué dans d'autres sociétés de production.

En fait Vincentp n'a pas tort d'insister sur la qualité des numéros présentés, de l'image et du son présentés. Le coffret Bluray qui réunit les trois films est un trésor plein de pépites. Disons seulement que le troisième opus est davantage destiné, par les raretés et les originalités qu'il donne à voir, aux grands amateurs du genre ; alors que les deux premiers constituent une référence obligée pour tout amateur de cinéma qui se respecte.


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