Forum - Twin Peaks - De la difficulté d'écrire...
Accueil
Forum : Twin Peaks

Sujet : De la difficulté d'écrire...


De djprosper, le 16 février 2004 à 18:37
Note du film : 6/6

Il est scandaleux qu'on nous fasse attendre aussi longtemps pour voir arriver en France enfin le coffret Dvd de cette inégalable série.

Elle a pour moi sa place au monument "des ovnis télévisuelles" au même titre que "Le Prisonnier". Si "Six Feet Under" en est là c'est grâce à Twins Peaks.

Vite une édition française !


Répondre

De P.M.Jarriq, le 16 février 2004 à 19:32
Note du film : 6/6

On ne peut plus d'accord !!!


Répondre

De floee, le 1er septembre 2006 à 11:21

la saison 1 est prévue en sortie dvd pour 2007

en ce qui concerne le dvd avec scènes inédites du film "Fire Walk with me", sous la demande de MK2 France "harcelé" par les fans.

La David Lynch Foundation aux USA est en train de se bouger pour que ce soit possible de le sortir.

plus qu'à attendre


Répondre

De Impétueux, le 28 décembre 2007 à 11:50
Note du film : 6/6

Voilà ; je viens en deux ou trois semaines de m'emplir de cette série mythique, absorbant, en une sorte de fascination hypnotique, le Pilote et les 29 épisodes de la série télévisée, répartis en trois lourds coffrets de quatre disques. Avant d'avoir regardé Twin Peaks: Fire Walk with Me qui est, si j'ai bien compris ce qu'on appelle le prequel, je crois pouvoir jeter ici quelques impressions liminaires et initiales, puisque, à part quelques séquences chipées au hasard, jadis, sur la défunte Cinq (je crois), je n'avais jamais vu ce long feuilleton.

J'ai écrit fascination hypnotique, et il est bien certain que l'œuvre de Lynch laisse bien peu de place à l'indifférence ou à l'ennui. De Lynch, évidemment, car, si bon nombre d'épisodes ont été tournés par d'autres réalisateurs, on sent ici et là sa patte et son regard, et je gage qu'il n'a pas dû laisser les coudées trop franches à ceux qu'il a chargés de filmer SES personnages et SES histoires.

Fascination hypnotique, donc, et pourtant, ici et là quelques réticences ou observations, qui ne remettent évidemment pas en question l'intense admiration ressentie.

J'ai longuement hésité avant de déposer ma note et ne suis pas certain que j'ai eu raison de le faire. D'abord parce que le genre même du feuilleton ne se prête qu'imparfaitement à cet exercice, du fait de sa longueur inaccoutumée, des inévitables modulations de qualité entre les épisodes, et aussi des codes immémoriaux du genre, qui exigent, par exemple, que chaque chapitre se termine sur une tension ou une interrogation. Lorsque, de surcroît, l'intrigue atteint un réel niveau de complexité et fait fi de la linéarité que l'on trouve dans les œuvres très traditionnelles (à dessein, et comme contre-exemple parfait, je cite L'Homme du "Picardie", délicieusement franchouillard), lorsque donc on est plongé dans un monde aussi irréel, on est quelquefois un peu décontenancé, voire réticent.

De plus – et ceci est davantage intrinsèque à la série elle-même – il me semble que les derniers épisodes (en gros le troisième coffret) tirent à la ligne et se perdent dans des marécages un peu chichiteux. Et de fait, le dernier épisode – le n°29 -, réalisé par David Lynch lui-même, donne l'impression de compresser, de façon presque cocasse (même si ce qu'il narre est horrifiant), tous les fils de l'intrigue. Je ne suis pas loin de penser que cela tient aussi à l'effacement ou à la disparition de certains protagonistes pittoresques (le Docteur Jacoby – Richard Beymer, – Jerry Horne – David Patrick Kelly) ou importants (Leland Palmer, le père de Laura – Ray Wise -, James Hurley – James Marshall – ou Blakie, la tenancière du Jack n'a qu'un œil – Victoria Catlin).

Et puis je dois dire que je me serais bien passé de la récurrence assez pesante des rapports niais entre l'Adjoint Andy Brennan (Harry Goaz) et l'insupportable secrétaire du Shérif, Lucy Moran (Kimmy Robertson).

Et c'est à peu près tout, comme gouttes de vinaigre.

Je m'étendrai moins sur le miel, parce que sa suavité est largement partagée et que les exercices d'admiration buttent toujours devant la difficulté d'exprimer sa ferveur, ou son enthousiasme… Je m'étendrai moins, mais… qu'est-ce que c'est bien ! L'obsédante et superbe musique d'Angelo Badalamenti, la sophistication passionnante de l'intrigue, la détermination de la plupart des caractères, la beauté formelle des images, la capacité à nous faire entrer dans le monde de Twin Peaks, cité improbable et totalement artificielle (où sont les 51.000 habitants ?) et pourtant désormais si évidente, le jeu d'acteurs extraordinairement bien dirigés…

Kyle MacLachlan, l'Agent spécial Dale Cooper donne toute la mesure de son grand talent, mais Richard Beymer, en Benjamin Horne, que je croyais disparu depuis West side story (et c'est amusant qu'il retrouve, trente ans après, Russ Tamblyn !) n'est pas mal du tout… Et que de jolies femmes talentueuses, en premier lieu Sherilyn Fenn, ravissante Audrey Horne, mais aussi Peggy Lipton, excellente Norma Jennings…

Enfin voilà ; j'ai vidé mon premier fourre-tout… mais je ne doute pas que, dans plusieurs semaines encore, l'image des concitoyens de Laura Palmer viendra nourrir mes rêves. Ou mes cauchemars…


Répondre

De Gaulhenrix, le 28 décembre 2007 à 20:48

« (…) fascination hypnotique

C'est tout à fait cela, \'\'Impétueux\'\' ! Et j'insiste comme vous – pour mieux cerner cette atmosphère magique – sur la composition musicale de Badalamenti faite de doux bercements ponctués de basses rampantes sourdement inquiétantes…

Il est vrai, aussi, que les derniers épisodes de Mystères à Twin peaks donnent plutôt dans le n'importe quoi. Mais, à l'inverse, j'apprécie, pour ma part, les rapports fluctuants, inattendus et pleins d'humour entre Andy et Lucy, qui participent de cette gentillesse complice, certes naïve mais attachante, qui, traversant le feuilleton, unit l' « étranger » Cooper « aux vraies gens de Twin peaks » (comme le dit et redit avec force le détective à Albert), et notamment au shérif Harry, à son adjoint indien, voire au docteur William Hayward.

Je n'ai vu, à ce jour, que la première partie du feuilleton. J'attends donc la suite pour intervenir plus en détail.


Répondre

De Nicoco, le 10 janvier 2014 à 23:17
Note du film : 5/6

Je viens de finir la première saison composée de 7 épisodes, mais peut-on vraiment dissocier cette "saison" des 21 autres épisodes qui vont suivre ? J'ai tout bonnement l'impression que l'intégralité de la série a été tournée en même temps, et que ce découpage n'est qu'artificiel.

Il s'agit donc, comme on dit dans le jargon du parfait cinéphile, d'une série "culte". Twin Peaks est avant tout une ambiance. Un générique tout d'abord qui marque d'emblée les esprits, les yeux et les oreilles : des images captivantes (le premier gros plan sur un oiseau, l'image de la scierie tirée tout droit de la couverture d'Animals de Pink Floyd, une mystérieuse cascade d'eau…), une énorme ligne de basse grave et profonde en fond sonore, une couleur verte fluorescente pour le nom des acteurs…

La série est à l'image de son générique : singulière, elle fascine rapidement par son ambiance qui se diffuse rapidement et pénètre l'esprit du téléspectateur. Parfois triste, grave, loufoque, c'est un curieux mélange, une atmosphère qu'il est bien difficile de décrire. Chaque scène s'accompagne d'un thème musical rapidement identifié par nos oreilles (le thème mélancolique, le grave, le comique…). La musique, d'une rare beauté, est présente en continu tout au long de chaque épisode : elle est là est un élément prépondérant dans la réussite de la série.

Je mets de côté l'intrigue qui me semble finalement secondaire. Et je conclurai par l'évocation d'une scène absolument jubilatoire : le père de Laura Palmer, qui se trouve au milieu d'une piste de danse vide, effondré, et qui se met à danser, en pleurant, au rythme d'une musique égayante. Il se cache le visage en dansant, ce qui donne un certain style à sa gestuelle ; les invités islandais l'accompagnent alors et imitent ce qu'ils croient être une singulière danse, la danse de Twin Peaks !


Répondre

Installez Firefox
Accueil - Version bas débit

Page générée en 0.0047 s. - 5 requêtes effectuées

Si vous souhaitez compléter ou corriger cette page, vous pouvez nous contacter