Si « le réseau du groupe de Rupert Murdoch ne veut pas prendre le risque de (faire) démarrer une saison qui pourrait être interrompue », c'est un moindre mal… pour Jack Bauer. Méchamment traité, prenant force coups, irradié, laissé pour mort, victime d'injustices révoltantes et sous tension permanente, il a bien mérité quelque repos. C'est aussi un répit bien venu pour les scénaristes qui auront le temps de peaufiner – il est temps ! – des aventures plus originales. Cela donne enfin à Kiefer Sutherland
la possibilité de s'acquitter des tâches d'intérêt général auxquelles il a été astreint, suite à ses récents… déboires.
Et allons revoir le dernier épisode de Desperate housewives
diffusé aux Etats-Unis cette semaine. La séquence qui le conclut – et met en scène Lynette (pour les initiés) – est l'une des plus belles du feuilleton : d'une conception et d'une réalisation rares, sa générosité, sa poésie et son émotion dégagent une intensité digne des plus beaux films…
Évidemment, cette nouvelle d'une entrée en scène de scénaristes britanniques est regrettable, mais la concurrence d'Hollywood – de la Gaumont
à la Toho
en passant par la Cecchi Gori – doit saisir cette occasion en or de frapper la compétition américaine le plus durement possible et gruger enfin de façon significative la part de marché US à l'étranger. Si cette grève dure, comme je l'espère – il y a des années qu'elle couve – c'est le moment où jamais. Soit il y aura moins de films US, soit les films US seront (encore) moins bons. Il est crucial d'en profiter pour faire entrer sur chaque marché le maximum de films d'une autre provenance qu'américaine (n'importe laquelle, peu importe); et aussi pour refuser de vendre les droits de remake (autre source d'inspiration quand les bons scénaristes font défaut) pendant ladite période de grève.
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