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Forum : West Side Story

Sujet : Nouvelle sortie


De starlight, le 7 novembre 2007 à 10:24
Note du film : 6/6

Deux bonnes nouvelles pour ce mois de novembre : le "beaujolais nouveau" sur nos tables le 16 et la projection de "West Side Story" le 21, en l'honneur du cinquantième anniversaire de sa création sur les scènes New-Yorkaises…

Parallèlement, une nouvelle édition DVD verra le jour (et un Collector de plus !)…

Je n'ai rien contre ce film pour lequel tout a été dit et qui a fait quasiment l'unanimité parmi les spectateurs… Je trouve simplement que "trop c'est trop", car "qui ne l'a pas vu au moins plusieurs fois ?" et "qui ne l'a pas dans sa vidéothèque ?"… L'intérêt d'un nouveau DVD, je ne vois pas !… à part un commentaire ou deux supplémentaires !… L'image et le son avaient déjà fait l'objet de soins précédents… Ceux qui ont la chance d'avoir un écran TV en 16/9 n'auront pas à s'engouffrer dans une salle obscure pour visionner le film… car le seul intérêt de sa diffusion au cinéma serait de le revoir sur un écran géant du type "cinérama"… Une copie en 35 mm n'apportera rien de plus, sauf à se dire que certains n'ont toujours pas vu cette comédie musicale…

Plus intéressant est de savoir que le théâtre du Châtelet va reprendre cette oeuvre à son actif pour 50 représentations à compter du 20 novembre (jusqu'au 01 janvier 2008)… Il semblerait que le "paquet" a été mis (troupe américaine) afin que nous ne soyons pas en présence d'une "opérette à la française" !… Donc : wait and see !


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De droudrou, le 8 novembre 2007 à 12:10
Note du film : 6/6

Mon cher Jean-Marc – quand tu dis :
Je n'ai rien contre ce film pour lequel tout a été dit et qui a fait quasiment l'unanimité parmi les spectateurs… Je trouve simplement que "trop c'est trop", car "qui ne l'a pas vu au moins plusieurs fois ?" et "qui ne l'a pas dans sa vidéothèque ?"… en ce qui me concerne, j'ai vu West Side Story deux fois et me refuse absolument à le voir en français. Je l'ai dans ma vidéothèque et ne t'oblige pas à me croire : Je ne l'ai absolument pas regardé depuis son acquisition. Tu comprendras que si je le regarde, je veux qu'on me fiche la paix et qu'on ne vienne pas m'em….. en me disant que les scènes intimistes n'ont pas la même consistance que les scènes dites de groupe. West Side Story est un tout et rien d'autre !
L'intérêt d'un nouveau DVD, je ne vois pas !… à part un commentaire ou deux supplémentaires !… L'image et le son avaient déjà fait l'objet de soins précédents… Ceux qui ont la chance d'avoir un écran TV en 16/9 n'auront pas à s'engouffrer dans une salle obscure pour visionner le film… car le seul intérêt de sa diffusion au cinéma serait de le revoir sur un écran géant du type "cinérama"… Une copie en 35 mm n'apportera rien de plus, sauf à se dire que certains n'ont toujours pas vu cette comédie musicale… Pour moi, l'intérêt du DVD est qu'il nous présente bien le film dans son format de 2,35 et avec un son stéréophonique de grande qualité car, quand tu penses qu'après la version pas bien cher que j'ai achetée il y a de cela un certain temps, le format n'est plus respecté pour des raisons que j'ignore. On te propose le film en beaux coffrets au format 2 ou, à l'extrême rigueur, 2,20. Je ne suis pas tout à fait d'accord et c'est bien pour cela que j'attends, par exemple, qu'on nous serve réellement Apocalypse Now dans toute la dimension de son format de base Pour qui a eu la chance comme nous de voir sur grand écran West Side Story à moins d'aller au cinéma uniquement pour asseoir son cul dans un fauteuil, on ne peut plus imaginer à ce film une autre dimension ensuite…

Plus intéressant est de savoir que le théâtre du Châtelet va reprendre cette oeuvre à son actif pour 50 représentations à compter du 20 novembre (jusqu'au 01 janvier 2008)… Il semblerait que le "paquet" a été mis (troupe américaine) afin que nous ne soyons pas en présence d'une "opérette à la française" !… Donc : wait and see !

Alors, je rajouterai que j'ai eu la chance de voir sur scène, à Châlon-sur-Saône, il y a une bonne quinzaine d'année West Side Story (une troupe américaine venue en France) et que j'en garde un souvenir excellent (c'est bizarre, j'étais persuadé de l'avoir déjà dit… Bon ! Enfin…). Anecdote, la scène de l'Auditorium était un peu étroite pour la troupe qui avait eu à revoir sérieusement certains passages de la pièce. Par contre, je formule le souhait que les gens qui verront West Side Story au Châtelet, auront la chance de le voir dans son intégralité car il est une superbe séquence de rêve, de ballet qui ne figure pas dans le film et qui, avant les dernières scènes, nous dit toutes les valeurs auxquelles chacun aspire et qui, pour les deux communautés en opposition si flagrante, sont exactement les mêmes !…

Toujours pour répondre à notre ami Jean-Marc, c'est vrai que l'on peut reprocher une édition spéciale 50ème anniversaire. J'avouerai néanmoins que je ne suis pas tout à fait contre cette idée. Certains très grands films de l'Histoire du Cinéma la justifient entièrement. Le tout est d'en voir le contenu.

S'il s'agit d'offrir un second disque relatif au making of qui soit lamentable comme nous susurrer qu'à la grande première à New York étaient invités Untel et Unetelle, que Richard Beymer et Georges Chakiris (par exemple) étaient arrivés en se tenant par le cou quand pendant le tournage du film ils avaient risqué de se tabasser pour de vrai à différentes reprises, çà, ce n'est pas la peine.

Par contre, par rapport à un film qui a connu un véritable succès sur scène avant de connaître une adaptation cinématographique, pouvoir juger du plus dont nous, spectateurs privilégiés, avons toute raison de nous délecter, n'est pas forcément un élément à repousser. Si de notoriété Nathalie Wood a été doublée, doublage bien fait au demeurant et elle n'est vraisemblablement pas la seule, les conditions de travail peuvent offrir un même attrait que savoir, si mes souvenirs sont exacts, que Richard Beymer avait tenu le rôle de Bernardo dévolu à Georges Chakiris ou peut-être l'inverse, peut apparaître intéressant pourvu que bénéficiant d'images d'archives nous puissions faire la différence. A noter aussi que ce casting offre quelques surprises comme retrouver Rita Moreno, Simon Oakland ou Russ Tamblyn et j'en oublie vraisemblablement d'autres.

Que l'on prenne aussi en compte que les chorégraphies s'intègrent parfaitement dans le cadre quotidien et que nous les acceptons sans contraintes, que, par ailleurs, l'ensemble des techniciens qui ont été associés au film ne font pas l'objet du hasard :

Robert Wise, metteur en scène, a été collaborateur d'Orson Welles pour la réalisation de Citizen Kane et si on se souvient des aspects particuliers liés à la composition de la photographie de ce dernier, c'est cette même inspiration que l'on retrouve dans la composition de certaines scènes du film. Saul Bass, pour le générique (j'ai déjà fait reproche qu'une rubrique ne lui soit consacrée sur DVD Toile)…

Et puis, il y a ces scènes de répétition qui ont certainement été très exigeantes, la constitution du casting car, sur ce plan, on peut avouer que chacun, après la vision du film, apparaît bien comme l'archétype du personnage qu'il incarne. Consacrer une part importante aux travaux de l'orchestre, à la partition qui fait la renommée d'un Léonard Bernstein et dont on ne peut que louer la qualité déjà dans le prologue. Ses inspirations sont multiples et les lyrics sont loin d'être niais. Et enfin, il y a ces chorégraphies qui nous éloignent des comédies musicales des années 50 et qui sont autant de morceaux de bravoure dans leurs prouesses artistiques, athlétiques qu'esthétiques…

Que l'on n'omette pas ces particularités de l'image, d'un noir absolu qui se transforme soudain en lignes dont nous ne savons pas le sens sur des fonds de couleur qui évoluent avec la musique pour nous plonger soudain dans des images réelles d'un New York que nous n'avions jamais vu ainsi… Il y aurait certainement beaucoup de détails à reprendre et à évoquer.

Si donc sortie d'une édition spéciale « 50ème anniversaire de West Side Story », je ne suis pas contre. Une seule obligation pour l'Editeur : une grande qualité de l'ensemble et surtout pas de phrases ronronnantes. C'est au spectateur qu'il importe de faire un jugement.


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De starlight, le 8 novembre 2007 à 13:00
Note du film : 6/6

Nous sommes donc bien d'accord, mon cher Droudrou !… tout repose sur le DVD supplémentaire dédié aux "potins" et autres secrets du tournage… Je rappelle cependant que l'édition "collector" récente avait déjà prévu le "truc" !… S'il faut acheter cette ènième édition pour avoir la surprise de "bons" suppléments, c'est un peu triste !… d'autant plus (je le rappelle) l'édition précédente répond à tous les critères que tu recherches (format, images remasterisées, son en 5.1, les interludes musicaux, ainsi que le générique final, etc…). De même nous avons le choix pour les versions parlées (original, français, allemand)…

Pour en revenir à ton interrogation, à ma connaissance c'est Georges Chakiris qui a interprété sur scène en 1958 le rôle de Riff (chef des Jets), alors que dans le film, ce rôle revient à Russ Tamblyn.

Mon interrogation reste intacte… Quel impact "commercial" peut-on attendre d'une nouvelle édition ?… Une fois de plus, nous attendons d'autres films que le support DVD ignore à ce jour !


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De droudrou, le 8 novembre 2007 à 13:54
Note du film : 6/6

Il faut faire une descente !…


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De EGO, le 3 octobre 2008 à 09:23

Ta connaissance ne s'emmêle pas les pinceaux, Starlight, c'est bien Chakiris qui jouait Riff sur scène mais dans la version British ( avec Tony Mordente, nottament ). Lors de la création à Broadway, celui qui jouait Riff est le père du petit blondinet qui se fit tant de fâcheux lauriers avec les " Maman, j'ai raté l'avion ".

Le sais -tu, Elvis, le King, était en pourparlers rapport à la mouture filmée de ce chef d'oeuvre, on l'a souvent dit mais aura -t-on souvent dit qu'il ne postulait pas pour le rôle de Tony mais celui de Bernardo et qu'il se fit donc souffler l'emploi par Chakiris. Somme toute, Elvis dans " King Créole", Chakiris dans " América", je ne crois pas qu'il y ait eu erreur de distribution.

Parfaitement d'ac avec toi, les multiples reéditions en DVD n'apportent rien de neuf; surtout depuis celle qui offrait un documentaire avec images d'archives du tournage du prologue. Hélàs, tu le sais comme moi, ce ne sera pas trois rééditions du " West side" en moins qui nous donneront fatalement trois rééditions de trois films oubliés !

Bien à toi

Philippe


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De droudrou, le 19 octobre 2008 à 23:28
Note du film : 6/6

Dans un message précédent, j'avais exprimé le souhait de revoir ce film mais qu'on me fiche une paix royale à cet instant. Donc, étant seul devant l'écran, j'ai revu après de longues années, la version cinéma de West Side Story.

Nous en avons déjà parlé sur ce fil, Impétueux, Starligh et moi nous relayant à la suite de Dumbledore.

Ce que j'ajouterai c'est que c'est un spectacle parfait et que même s'il conserve certaines imperfections en termes de rythme ou qu'il ne correspond peut-être plus au cadre actuel de nos préoccupation (et jusqu'à quel niveau) il ne demeure pas moins une référence en matière de réalisation.

Au niveau social, il est le prolongement de deux films des années 50 : Graine de violence et La fureur de vivre. J'y ajouterai peut-être La fièvre dans le sang ou Ils n'ont que vingt ans. Le cadre de ces deux derniers films étant peut-être quelque peu différent mais néanmoins typique des préoccupations de l'époque de la réalisation de West Side Story.

Il faut rendre hommage à toute l'équipe de la réalisation pour son travail. Déjà, imaginer l'histoire de Romeo et Juliette quasiment de nos jours (le films est sorti sur nos écrans il y a déjà bientôt un demi-siècle…) est une prouesse car, en plus, il respecte le cadre de nos préoccupations de cette même époque et d'autre part, il a tout à fait les accents dramatiques d'une pièce de Shakespeare dont le livret remis à jour aurait été confié à Giuseppe Verdi même si les rythmes verdiens et ceux de Leonard Bernstein ne sont pas les mêmes. Mais l'un n'aurait pas désapprouvé l'autre.

Au niveau des séquences chorégraphiques, elles sont tout simplement superbes d'autant que la caméra participe allègrement au mouvement et que l'image est constamment belle. Il faut rappeler que Wise avait été l'assistant de Welles pour la réalisation de Citizen Kane ainsi qu'un autre membre de l'équipe et que, par delà la couleur, on retrouve certaines des caractéristiques picturesques du film. Plongées et contre-plongées, clair obscur et surtout le cadre.

Il faut voir aussi que les décors participent eux-mêmes au déroulement de l'action que ce soit au niveau des affiches ou des inscriptions sur les murs comme ces enclos que sont les terrains de jeu ou la scène de la rencontre près de l'autoroute. L'univers des uns et des autres est clos et pas particulièrement gai et les perspectives enferment un peu plus chacun dans son cadre. Une fois de plus, nous pensons tous à la même chose mais nous ne tenons pas le même langage pour l'exprimer.

Au niveau des génériques, on ne peut que féliciter une nouvelle fois le travail de Saul Bass. Quant à l'interprétation, elle est ce qu'elle est mais elle cadre parfaitement au drame et il nous est difficile d'imaginer les mêmes rôles tenus par d'autres personnages. Les acteurs ont été vus et revus dans d'autres films pourtant, ici, cette relation ne se fait pas. Ils sont Maria – Anita – Tony – Riff – Bernardo.

Donc, pour ceux qui ne connaissent pas, un grand classique du cinéma à découvrir et pour les autres à revoir ou à faire connaître.


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