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Forum : On a volé la cuisse de Jupiter

Sujet : Triste poulet.


De fretyl, le 3 novembre 2007 à 21:12
Note du film : 1/6

Déçu, je suis profondément déçu par cette suite pourtant prometteuse de Tendre poulet .

Philippe De Broca qui avait réussi le premier grâce à une légèreté et une interprétation remarquable du duo Noiret-Girardot se casse la gueule et en plus ridiculise ces deux grands interprètes.

Le film malgré son scénario ultra rythmé ne provoque dans son délire aucune surprise et aucun éclat de rire , en prime on doit supporter l'insupportable Francis Perrin qui nous fait là pour la énième fois du sous Pierre Richard. De broca fera pire à sa fin avec Amazon .

Un vrai navet .


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De Arca1943, le 3 novembre 2007 à 22:30
Note du film : 2/6

Ah, Fretyl, moi qui avais complètement oublié le pas comique Francis Perrin, voilà que vous me le remémorez !

Mais blague à part… Si évidemment il faut être déçu lorsqu'un film n'est pas bon, il ne faut pas trop en tenir rigueur si c'est une (tentative de) comédie. À moins que le film ne soit déshonorant, ce qui n'est pas la même chose que pas bon. Déjà que le cinéma est un art plus inégal que les autres, en plus le comique est un art casse-gueule, qui a toujours ce côté "ça passe ou ça casse" vraiment périlleux. Une comédie qui ne fonctionne pas, qui ne passe pas la rampe, c'est souvent un échec plus spectaculaire qu'un drame qui n'est pas réussi. Ainsi je peux vendre à quelqu'un l'idée que Dino Risi est un maître de la comédie, mais j'ai des sueurs froides et le rouge de la honte anticipée aux joues rien qu'à la pensée que mon interlocuteur tombe par hasard sur Dagobert. Cauchemar…

L'échec de ce sequel de Tendre poulet n'est pas aussi retentissant que Dagobert, mais c'est vrai que ça ne marche pas. Vous le dites : le rythme est là, et pourtant c'est comme si ça ne servait à rien, la sauce ne prend pas. Du coup, Noiret et Girardot se battent un peu les flancs pour faire rire. Le charme (quand même modeste) de l'original n'est pas au rendez-vous. Mais cela dit, c'est normal que De Broca ne réussisse pleinement qu'une comédie sur trois. Il faut s'y attendre et essayer la suivante…


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De fretyl, le 3 novembre 2007 à 23:26
Note du film : 1/6

Ah , eh ben vous n'avez pas de chance car le seul film que j'ai vu de Dino Risi est cet horrible Le bon roi Dagobert et d'ailleurs je croit que je n'ai jamais vu les acteurs qui y jouent (habituellement bons) aussi mauvais.

Mais par contre j'ai toujours voulu voir les parait-il très fameux Monstres.


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De Arca1943, le 3 novembre 2007 à 23:41
Note du film : 2/6

Ah oui, parmi ceux qui sont présentement disponibles en France sur DVD, Les Monstres, de même que son sequel Les Nouveaux monstres sont des valeurs sûres, ainsi que Le Fanfaron, Une Vie difficile, Au nom du peuple italien, Parfum de femme. Par contre, La Chambre de l'évêque, malgré Tognazzi et Dewaere, est un autre exemple de Risi "qui ne lève pas", qui ne fonctionne pas. Quant au Fou de guerre, ça se situe quelque part entre moyen et bon, plutôt moyen que bon, pourtant cette fois on voit bien que la rencontre Risi-Coluche s'imposait. Il existe d'autres bons Risi comme d'autres mauvais Risi, mais pas moyen de mettre la main dessus pour tout de suite.

Si vous n'avez vu aucun Risi, il faut vous prévenir que la comédie populaire à l'italienne ne pratique pas le même genre d'humour que son homologue française de la même époque : le ton est plus volontiers tragicomique et satirique, tandis que les De Broca, Yves Robert ou Molinaro ont un caractère plus fantaisiste et primesautier.


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De fretyl, le 4 novembre 2007 à 00:19
Note du film : 1/6

J'avais oublié Le fou de guerre, c'est vrai que ce film n'est pas vraiment réussi mais en même temps pas désagréable ; la chose étonnante, c'est que peu de gens savent que le film a été l'occasion pour Coluche d'agrandir son terrain en matière d'art dramatique. C'est surtout à cause du titre Le fou de guerre nous laisse entrevoir une piteuse comédie et si on est au courant de la première collaboration Coluche-Risi cela doit paraitre tout à fait repoussant.


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De Arca1943, le 4 novembre 2007 à 00:38
Note du film : 2/6

Parmi les raisons du semi-échec du Fou de guerre, sans chercher d'excuses il y a les raisons budgétaires. On est loin du budget de La Grande guerre. D'où notamment le fait qu'on campe dans un lieu unique pendant presque tout le film et qu'on voit très peu la guerre. Ça contribue à l'aspect statique et au rythme souvent poussif. En même temps, ce n'est pas anodin, comme film. Le numéro de Coluche vaut la peine et les personnages secondaires sont bien campés.


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De Impétueux, le 21 mars 2016 à 15:19
Note du film : 2/6

J'ai déjà écrit (sur le fil de Trois chambres à Manhattan) que je trouvais le registre d'Annie Girardot bien meilleur dans le grave que dans l'aigu ou, pour être plus précis, portant davantage de talent dans les rôles dramatiques ou maléfiques (L'homme aux clés d'or, Rocco et ses frères, Le vice et la vertu, Traitement de choc, La pianiste) que dans ses interprétations de fantaisiste ou de farfelue (les pochades de Michel Audiard – Elle boit pas ou Elle cause plus – La zizanie, La mandarine) où son agitation sur l'écran me fait songer à celle d'Annie Cordy sur scène. (Je note bizarrement que ladite Cordy quand elle fait du cinéma est un modèle de mesure ; voir Le passager de la pluie ou Le chat ; bizarre, n'est-ce pas ?).

On a volé la cuisse de Jupiter (et le film qui le précède chronologiquement, Tendre poulet, que je n'ai plus vu depuis longtemps), appartiennent à la seconde veine de la comédienne : des films légers, insouciants, tournés par Philippe de Broca qui s'était fait une spécialité du genre mais qui n'a pas toujours retrouvé la folle verve de L'homme de Rio ou du Cavaleur. Ce n'est pas infamant du tout mais c'est poussif, artificiel, finalement très creux et on s'y prend à bâiller en espérant que ça va se terminer plus vite. On ne décroche pas, parce que, à l'exception de l'histrion Francis Perrin, les acteurs sont plutôt sympathiques, nonobstant ce que j'ai dit plus avant d'Annie Girardot. Et puis les paysages de la Grèce fascinent toujours autant, notamment les monastères haut perchés des Météores (dont la photogénie fut aussi utilisée pour un James Bond, Rien que pour vos yeux).

Deux remarques qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre :

En 1980, date de sortie du film, l'état de délabrement administratif (ou, à proprement parler d'inexistence administrative) de la Grèce est une donnée connue, largement partagée et qui prête à sourire sans qu'on y attache beaucoup d'attention ; l'excellent Marc Dudicourt interprète un commissaire de police rageur, plutôt humilié de l'état de désinvolture de son pays, mais chacun s'en arrange. Nos gros malins de Bruxelles, au lieu de lire des rapports technocratiques, feraient souvent mieux de regarder des films pour connaître la situation réelle d'un pays et, si on peut dire en deviner l'âme.

Qu'est devenue, après 1990, où elle a cessé de tourner, la ravissante Catherine Alric, qu'on présentait presque alors comme une seconde Catherine Deneuve, qui alliait beauté, charme et fantaisie ? C'est un des mystères du succès, ces étoiles filantes, n'est-ce pas ?


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De Commissaire Juve, le 23 mars 2016 à 20:55
Note du film : 4/6

Nanar pour lequel j'ai de la tendresse (vu en salle à l'époque). Je lui remonte un peu sa moyenne en lui mettant un 4. Pas grand-chose à ajouter.

Sinon, oui, Catherine Alric était charmante, mais sans doute un peu trop poupée Barbie pour durer (je repense souvent à ce passage de Le cavaleur où, après avoir retiré sa toque, ses beaux cheveux longs se déploient impeccablement).


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