Forum - Maria Chapdelaine - Espaces infinis
Accueil
Forum : Maria Chapdelaine

Sujet : Espaces infinis


De Impétueux, le 22 janvier 2007 à 17:28
Note du film : 4/6

J'ai enfin découvert hier, cette adaptation du grand succès de Louis Hémon (dont, curieusement, un autre roman, sans aucun rapport, a été adapté au cinéma : Monsieur Ripois, par René Clément, avec Gérard Philipe en 1954).

Ni je n'avais lu le livre, ni je n'avais vu la version de 1950, de Marc Allégret avec Michèle Morgan dans le rôle de Maria et Philippe Lemaire dans celui de François Paradis ; enfant, j'avais beaucoup aimé les récits de trappeurs de Gustave Aimard, James-Oliver Curwood et Jack London, sauvages et viriles, et l'histoire sentimentale et triste de Maria Chapdelaine, tant célébrée par mes aïeules, devait, à vue de nez, me sembler bien mièvre.

J'avais grand tort ! Sans doute ai-je d'abord acheté ce DVD par amour de Duvivier, mais j'ai été bien pris, bien enveloppé par un très beau film, et une histoire naïve, touchante et pourtant forte, au point que, si la chose était possible, je lui aurais mis 4,5 sur 6, et même plus près de 5 que de 4,5.

Perfectionniste obsessionnel, technicien passionné, Duvivier filme avec autant de talent les grands espaces en décors naturels que les atmosphères closes du studio ; et, malgré son âge (1934) le film est magnifique à cet égard et devait, pour les spectateurs de l'époque, représenter déjà un très grand spectacle ; nous nous sommes un peu blasés là-dessus, mais ce qui m'a emballé c'est la captation de la vie si particulière de ceux qu'on appelait les Canadiens français avant de les nommer Québécois ; je serais bien intéressé de savoir comment nos amis d'Outre-Atlantique (je regrette qu'Arca vienne d'entrer en loge ce jour même !) perçoivent cette retranscription d'une réalité que leurs grands- ou arrière-grands parents ont connu : moins la prévalence, l'omniprésence de la Religion, facteur de cohésion sociale, mais mère exigeante, ô combien !, que mille petits faits que je voyais bien comme venant d'une Terre étrangère.

Grâce soit rendue à l'édition DVD de M6, qui a restauré une bonne image (avec le concours du CNC qui s'y met enfin) et permet le sous-titrage (pour sourds et mal-entendants !) du film ; le son de 1934, malgré tous les efforts des techniciens, ce n'est pas du Dolby surround ! Et davantage encore lorsque les personnages s'expriment avec les expressions typiques et avec leur accent si caractéristique (un carton, au début du film indique que l'on n'a pas conservé l'accent du Québec pour que chacun puisse comprendre ; qu'est-ce que ce serait !!). Mais tenez, cette façon qu'ont les enfants de s'adresser à leurs parents en ne les appelant pas Mon père ou Ma mère, mais Son père ou Sa mère, expression idiomatique que je n'avais jamais entendue nulle part… elle doit être exacte ; subsiste-t-elle ?

Ma flèche du Parthe est pour une de mes têtes de Turc habituelles, Madeleine Renaud qui joue d'autant mieux le rôle que Maria Chapdelaine est une gourde insignifiante (c'est tout à fait le physique de Madeleine Renaud ; avec Michèle Morgan, ça doit être bien différent), une gourde insignifiante donc, dont on se demande ce que ses trois soupirants, François Paradis (Jean Gabin, donc, très solide, comme toujours), Lorenzo Surprenant (ah ! ces noms ! sublimes, n'est-ce pas ?! – Jean-Pierre Aumont, aussi benêt que d'habitude) et Eutrope Gagnon (Alexandre Rignault, le bûcheron qui enlèvera le morceau) peuvent bien lui trouver, si ce n'est d'être la seule fille à peu près gironde dans une contrée absolument déserte…

Il y a dans cette bonne édition DVD un supplément formidable, entièrement consacré à Julien Duvivier, avec des tas d'extraits de films et d'interviouves de ceux qui ont travaillé avec lui, Max Douy, décorateur, Henri Alekan, chef opérateur, ou Denise Morlot script-girl, qui disent tous combien le réalisateur était d'apparence glacial et difficile à vivre, mais qui tous célèbrent son immense professionnalisme et son grand coeur. En revanche, comme je l'avais remarqué pour La bandera, le livret qui accompagne le coffret, d'une belle présentation, et doté de belles photographies, rédigé par un certain Jacques Viallon, est truffé d'erreurs, de contradictions (Duvivier réalisera deux adaptations du Bonheur des dames (…) et une seconde en 1957 avec Gérard Philipe – et c'est écrit par Viallon avec deux P, comme le prénom !! – et Danielle Darrieux ; et non, c'est Pot-Bouille, chronologiquement placé AVANT, d'ailleurs ; et page suivante du livret, Viallon écrit adaptation du livre d'Emile Zola, Pot-Bouille ; à dix lignes d'écart !! Et les balourdises de style : Madeleine Renaud a créé plus de 127 rôles ; combien ? 128 ? 129 ? ou Elle joue Il ne faut jurer de rien d'après Alfred de Musset (c'est moi qui souligne).

Bref, un livret saboté ; pourquoi les éditions M6 ne font-ils pas appel aux fines (et érudites) plumes de DVD Toile ?

Je laisse ce mystère à la réflexion de ceux qui auront lu jusqu'au bout ce long message !


Répondre

De Gaulhenrix, le 22 janvier 2007 à 22:11

Ce qui est passionnant n'est jamais long !


Répondre

De vincentp, le 21 février 2007 à 21:31

Sacré Impétueux ! Vous allez faire rire tous les critiques de France et de Navarre avec vos commentaires ! J'avoue avoir beaucoup ri en vous lisant à l'instant, après une journée de dure labeur !


Répondre

De Impétueux, le 21 février 2007 à 21:41
Note du film : 4/6

Vos encouragements (et votre retour sur nos écrans ! ) vont donc me donner le courage de m'attaquer à La bandera et à La Horse !

Pourvu que M. Viallon vienne vite voir !


Répondre

De David-H, le 21 février 2007 à 22:46

Je vous ai lu également, en guise de pause cet après-midi. Avec plaisir comme toujours. Car j'ai également ri, et appris! Néanmoins, je préfère ne rien commenter : je suis abonné à la collection…


Répondre

De Impétueux, le 21 février 2007 à 22:54
Note du film : 4/6

Etes-vous sûr qu'il s'agisse de la même collection, cher David ? Vous m'avez déjà quelquefois signalé – et je vous en remercie ! – des Gabin issus de collections vendues chez les marchands de journaux : j'en ai acquis quelques uns et les livrets ne sont pas mal faits : là il s'agit d'une collection de plus belle présentation, vendue – en France, tout au moins – dans les FNAC, Virgin, etc. et éditée par M6, dans un coffret Prestige, un bel emboîtage, des films restaurés avec soin… De bien belles photos dans la brochure…mais ces textes affligeants, donc…


Répondre

De David-H, le 21 février 2007 à 22:59

Alors navré, il y a confusion de ma part! Effectivement, je vous parlais des collections en kiosque.

Mais soit, je vois maintenant de quoi vous parlez… Et je suis finalement soulagé que vous trouviez les livrets de ladite collection bien réalisés!


Répondre

De Impétueux, le 21 février 2007 à 23:04
Note du film : 4/6

…bien réalisés tout autant que mal écrits ! M. Viallon devrait se contenter d'en élaborer les maquettes !


Répondre

De David-H, le 21 février 2007 à 23:06

…bien réalisés, ceux en kiosque disais-je!


Répondre

De jacques viallon, le 25 avril 2007 à 08:39

Au lieu de décortiquer le travail des autres et de vous cacher derrière un pseudo, assumez donc votre nom. Vos critiques sont à peut près aussi utiles qu'une pommade sur une jambe de bois. Surtout ce que trouve lamentable c'est votre lâcheté dissimulé derrière votre pseudo. Puisque vous êtes un si grand érudit du cinéma clamer votre nom haut et fort. Mais je doute que vous aillez ce courage.


Répondre

De PM Jarriq, le 25 avril 2007 à 09:07

Fretyl et Viallon attaquent Impétueux en même temps, sur les deux flancs ! La lutte va être serrée…


Répondre

De vachier, le 25 avril 2007 à 13:22

Laisse tomber Viallon…C'est un pauvre vieux facho et impuissant qui tente vainement de nous faire croire qu'il bande encore un peu ! Il est tellement vieux, le pauvre. Et puis, il a sa cour.
Sa cour de plus cons que lui.
Ne lui fait pas le plaisir de lire ses lignes indigestes,quand elles ne sont pas ignobles de bassesse. Le fiel est sa seule nourriture. Recroquevillé dans sa haine du monde et bercé par sa crasse atrabilaire,il refuse de mourir.. Il va bien falloir pourtant. Laisse tomber te dis-je..
Il se prend pour un écrivain? Qu'à cela ne tienne !
Laisse lui ce plaisir..Et puis tu sais, des Don Quichotte qui ne sont pas mème l'ombre d'un moulin,il y en a plein ce pauvre site..Allez vaï! Passe à autre chose.Ils ne sont pas si mal que ca tes coffrets.Au moins,toi,tu agis !
Tu ne fais pas caca dans ta bouillie et ne la sert pas comme une critique!


Répondre

De PM Jarriq, le 25 avril 2007 à 14:20

Houlà… Je crois que je vais prendre quelques vacances loin de DVDToile ! ça commence à sentir le rance…


Répondre

De abalesvieux, le 25 avril 2007 à 15:32

tu parles du papy qui raconte,sur la page consacrée au film"camping",que ses amis sont des cons?? Ah oui,il est special lui. Si ses potes (mais comment pourrait il en avoir?) se baladent sur le site, seront contents du voyage!!Et puis t'as vu? Il est pas fier pour un sou cet andouille!!Je sais plus trop quel écrivain a proné l'euthanasie pour les vieux, mais en réflechissant bien..Parce que,blague a part, il a quand meme tout d'un rat,le mec. Ou ce qu'il en reste..Je m'adresse au dénomé Fretyl pour lui dire:Tu as bien de la patience mon garcon!Tu te fais trainer dans la boue par ce sous-homme sans réagir, et apparemment tu en redemandes..Envoie le donc s'occuper de sa prostate, le préfet de mes deux!


Répondre

De Impétueux, le 25 avril 2007 à 18:16
Note du film : 4/6

Oh ! oh ! Voilà ouverte une polémique auprès de quoi les échanges avec Une catwoman paraîtront, j'imagine, un susurrement à la Tino Rossi ! Délicieux ! Ca réchauffe mes vieux os qui ne sont effectivement plus capables que de ça…

À Jacques Viallon : je ne me cache pas plus derrière un pseudonyme que ne le font AlHolg, Dumbledore ou Spontex – les manitous de DVD Toile – ou Gaulhenrix, Droudrou, Arca, Jipi, et tant d'autres ; la première fois qu'on arrive sur ce site, on vous prie aimablement d'en choisir un. Ce que j'ai fait. En fait, je me cache même plutôt moins : sur au moins trois fils, de façon à pouvoir correspondre, j'ai donné mon nom et mon adresse de messagerie ; et les voici donc : pierre.builly@free.fr. Disponible pour tous les échanges en tête-à-tête, pour vous communiquer mon numéro de téléphone, pour vous rencontrer. C'est tout de même malheureux que, confectionnant de beaux coffrets, vous en salopiez la rédaction des brochures. Je l'ai dit et le redis. Mais je vous rappelle que dans un message précédent, je vous avais suggéré de demander mon identité à la Rédaction ; est-ce vous qui vous êtes dégonflé ?

À Vachier : A part votre singulier et connoté pseudonyme, vous n'écrivez pas mal ! J'élimine donc Frétyl de la liste des suspects, ou même Paul mtl, qui avait le doigt oublieux sur le clavier et avec qui, il me semble, l'animosité n'est jamais montée jusqu'à ces hauts degrés où vous la portez.
(Enfin ! Vous avez tout de même écrit l'interjection provençale Vaï d'une façon fautive, que j'ai corrigée, mais j'ai laissé un superbe serT à la dernière ligne, ou seul serS eût convenu. Mais deux fautes, c'est convenable).
Sur le fond, que dire ? Je suis toujours frappé par les amateurs de consensus mou qui prennent un jour la mouche. DVD Toile est un site d'amateurs, souvent passionnés qui disent avec leurs qualités (et leurs défauts) leurs passions, leurs rejets, leurs sarcasmes. J'ai acheté le coffret de Maria Chapdelaine confectionné par M. Viallon (et ceux de La bandera et de La Horse) ; siffler est un droit qu'on achète en entrant, disait-on aux grincheux, au 19ème siècle, au théâtre ; payer aussi : je siffle la rédaction de M. Viallon.

À Abaslesvieux : Rien. Le temps ne fait rien à l'affaire, chantait Brassens ; je vous laisse compléter.


Répondre

De sépia,, le 25 avril 2007 à 20:34

Et ben!!….Quand je pense que le 22 avril, à 22h53 notre ami Gaulhenrix se demandait ou allait la France, et que notre Droudrou s'écriait: "Mais comment peut-on ??" et cela parce que j'avais osé vous adresser "de doux bisous" avant de prendre congé….Maintenant je comprends mieux!! Vous marchez au baston !!! Bien…Mais je sais m'adapter. Dois je enfiler mes cuissardes et choisir un fouet calin pour vos peaux fragiles, mes pépés chéris ? Vous préferez la cabriole diabolique ou le marin suisse ? Avec toutes vos bétises, je ne sais meme plus de quel film je voulais vous entretenir…Ce sera pour une autre fois.Mais plus serieusement, toutes ces agressions sont assez navrantes…A plus tard, les guerriers! Et calmez vous un peu…Sinon, plus de Bisous doux! Ah Mais!!!


Répondre

De droudrou, le 25 avril 2007 à 22:55

Dites donc, Sépia ! N'auriez-vous pas fait la campagne de Russie comme cantinière ? Ou n'eûtes-vous pas été à quelques distances des tranchées pour nous servir à boire ?

Impétueux est comme il est. C'est sa qualité essentielle ! Et c'est toujours très intéressant de le lire et d'engager le dialogue avec lui… J'en parle presque comme d'un intime ! Une telle attaque laisse néanmoins quelque peu rêveur ! Si nous revenions à l'époque des forum (de la vraie Rome !) je n'ose imaginer l'effet produit par un tel déferlement ! Et en tant que (presque) l'aîné de ce site, je me fais du souci pour savoir si je ne vais faire comme dans Soleil Vert avec mon ami Edward G. Robinson me rendre chez les thanatonautes !

Néanmoins, reprenez vos esprits ! Parlez-nous de votre film et déclenchez une de ces discussions qui sembleraient beaucoup nous manquer ces derniers temps sur le fil de DVDToile (les deux aînés s'en plaignaient dans leur correspondance personnelle !…) –

Et puis, dites-donc, la cabriole diabolique ou le marin suisse, c'est dans le Kama-Sutra ? C'est nouveau ? Ca se fait comment ?… que je puisse faire une note à mon ami Jipi ou à Starlight qui doit se préparer à son prochain départ ! Lui et moi, ça nous changerait de nos opéras classiques !


Répondre

De vincentp, le 25 avril 2007 à 23:03

Si Impétueux n'avait pas déjà répondu à ces propos, et si Alholg n'avait pas agité le drapeau orange, j'aurais pour ma part effacé ces deux avis, car étant totalement contraire à l'esprit du forum de dvdtoile, qui est de débattre de sujets divers en respectant les opinions et croyances politiques, philosophiques, religieuses, cinéphiliques de chacun.


Répondre

De Gaulhenrix, le 26 avril 2007 à 00:56

Je note que Sépia est désormais coiffée d'un délicieux accent aigu qui lui va à ravir ! L'ange nocturne descend plus tôt parmi nous… pour nous promettre ses "Bisous doux".


Répondre

De sépia,, le 26 avril 2007 à 12:43

il m'avait semblé, cher Gaulhenrix, que lorsque j'ai pris congé de vous pour reprendre mon travail, avoir entendu le cri des vierges déplorant le retrait provisoire de ma personne…Orgueil très feminin sans doute…Je viens donc, désormais, très vite, aux moments que me laisse une vie bien occupée. Mais, puisque vous notez chaque détail me concernant, veuillez prendre en compte, s'il vous plait, le fait que mon accent aigu m'a été imposé car j'ai bien cru ne plus pouvoir entrer sur le site : changement obligé de mot de passe , force vouloir mettre deux P à Sépia, et obligation de m'inscrire sous un autre email…Si vous avez quelques responsabilités sur ce site, peut-etre avez vous aussi quelques explications…Car bientot, je vais etre obligée de m'inscrire en verlan ou de m'appeler robert…Très cordialement et TOUJOURS avec le sourire…


Répondre

De Gaulhenrix, le 26 avril 2007 à 14:43

Je n'ai, Sépia, aucune responsabilité sur DVDtoile, et, donc, aucune explication à donner à votre étrange aventure (mais AlHog vous a répondu concernant cette question). En revanche, je confirme que nous étions quelques-uns à déplorer votre annonce de départ qui nous privait d'une présence féminine hautement – et toujours (malgré l'accent aigu ! ) – appréciée. A bientôt pour le plaisir de vous lire…


Répondre

De Impétueux, le 26 avril 2007 à 15:33
Note du film : 4/6

Je sais que ça va manquer un peu d'esprit : mais je n'y résiste pas : si nous rejetons absolument Abasles vieux, nous sommes bon nombre à crier Vive les femmes !


Répondre

De jacques viallon, le 27 avril 2007 à 07:56

Sachez cher monsieur que je ne dégonfle devant personne et encore moins devant vous, et que souvent devant moi nombre de gens passe leur chemin. Un physique de boxeur avec une taille et un poids plus que respectable, explique sans doute cette attitude. J'ai fais cette demande à la rédaction qui ne m'a pas répondu à ce jour. De plus ayant à mon actif nombre de livres, de fascicules et un passé dans le cinéma plus qu'éloquent je n'ai pas de leçon à recevoir de vous. Par contre votre fiel m'agaçant une rencontre physique pourrait être mal venu pour vous. Travaillez donc dans ce métier, soyer actif et non un lâche passif qui critique à tour de clavier et vous pourrez donner des leçons.


Répondre

De Freddie D., le 27 avril 2007 à 08:24

Il devient pas fatigant, M. Viallon ? Qu'il se calme un peu, qu'il prenne des vacances, qu'il rédige paisiblement ses notices… On n'est pas encore sur Virginia Tech, ici !


Répondre

De Impétueux, le 27 avril 2007 à 08:51
Note du film : 4/6

Ah, Jacques Viallon, l'argument J'ai de gros biscottos et je vais te claquer la gueule est des plus respectables et des mieux venus ! Voilà qui vous place à un très haut niveau dans mon Panthéon ! Et dans cet esprit-là, vous auriez pu me dire aussi que vous possédez un pittbull qui me déchiquètera vite fait si j'ai l'audace de me rendre au guet-apens que vous me ménageriez si l'idée – désormais farfelue – de nous rencontrer était poursuivie.

L'autre série d'arguments, du type Mon oeuvre parle pour moi ! est également assez cocasse. Celles de José Benazeraf ou de Robert Thomas parlent également pour eux, avec la même abondance.

Quant à votre Travaillez donc dans ce métier, qu'y répondre ? Mon métier, précisément, pas plus que celui de la très grande majorité des contributeurs de DVD Toile n'est ni le cinéma, ni la littérature, ni l'édition ; nous sommes des amateurs passionnés ; et l'amateur, c'est bien connu, a tout de même le large droit de critiquer le professionnel, surtout lorsque celui-ci se plante.

Et je remarque avec délice que vous n'avez pas contredit une seule des observations, de forme ou de fond, que j'ai déposées sur votre livret. Vraiment, profitant des ponts du mois de Mai, je meurs d'envie de me livrer au même travail critique sur La bandera et La Horse

Enfin, à quoi bon m'avoir demandé mon identité précise, si vous ne vous en servez pas ?

A Freddie D : merci bien de votre amical soutien ! (et, discrètement, dites-moi ce qu'est Virginia tech, ce que j'ignore absolument !)


Répondre

De Freddie D., le 27 avril 2007 à 10:05

A moins que je me sois planté dans le nom, c'est l'université américaine, où un jeune malade mental vient de faire un carnage.


Répondre

De Impétueux, le 27 avril 2007 à 12:46
Note du film : 4/6

Avant 9 h du matin, je ne suis décidément bon à rien ! Vous avez évidemment raison !


Répondre

De sépia,, le 27 avril 2007 à 12:54

Jacques Viallon!! Veuillez prendre en compte que, désormais, les bisous doux que je dispense sur ce site, vous sont interdits! D'autre part, si vous cognez votre grosse tete de boxeur contre celle d'impétueux et que vous entendez sonner creux, n'en déduisez pas que c'est la tète de notre ami qui est vide…Je ne vous salue pas! Je ne salue jamais la violence imbécile…


Répondre

De droudrou, le 27 avril 2007 à 14:19

une réponse de poids

Sachez cher monsieur que je ne me dégonfle devant personne et encore moins devant vous, et que souvent, devant moi, nombre de gens passent leur chemin. Un physique de boxeur avec une taille et un poids plus que respectable, explique sans doute cette attitude. J'ai fais cette demande à la rédaction qui ne m'a pas répondu à ce jour. De plus ayant à mon actif nombre de livres, de fascicules et un passé dans le cinéma plus qu'éloquent, je n'ai pas de leçon à recevoir de vous. Par contre votre fiel m'agaçant, une rencontre physique pourrait être mal venue pour vous. Travaillez donc dans ce métier, soyer actif et non un lâche passif qui critique à tour de clavier et vous pourrez donner des leçons.

DVDToile est donc un site où l'universalité des sujets traités devient intéressante. Au changement climatique s'ajoute un échauffement des esprits qui a de quoi nous inquiéter.

J'ose espérer que Sépia ne me reprochera pas la redite : Mais comment peut-on ? Mais comment peut-on ?


Répondre

De Freddie D., le 27 avril 2007 à 15:41

On pourrait se cotiser pour offrir au jovial ami Viallon, un stage intensif à l'Ecole du Rire… Quelques cours de rattrapage lui seraient utiles, je crois.


Répondre

De Arca1943, le 5 mai 2007 à 17:23

« Perfectionniste obsessionnel, technicien passionné, Duvivier filme avec autant de talent les grands espaces en décors naturels que les atmosphères closes du studio ; et, malgré son âge (1934) le film est magnifique à cet égard et devait, pour les spectateurs de l'époque, représenter déjà un très grand spectacle ; nous nous sommes un peu blasés là-dessus, mais ce qui m'a emballé c'est la captation de la vie si particulière de ceux qu'on appelait les Canadiens français avant de les nommer Québécois ; je serais bien intéressé de savoir comment nos amis d'Outre-Atlantique (je regrette qu'Arca vienne d'entrer en loge ce jour même !) perçoivent cette retranscription d'une réalité que leurs grands- ou arrière-grands parents ont connue : moins la prévalence, l'omniprésence de la Religion, facteur de cohésion sociale, mais mère exigeante, ô combien !, que mille petits faits que je voyais bien comme venant d'une Terre étrangère. »

Captation ? J'ose croire que vous y allez un peu fort.

Cher Impétueux… Comment dire… Je n'ai jamais vu ce Duvivier, et un miracle est toujours possible. Je ne voudrais pas vous froisser les ailes, mais mon hypothèse de travail est que, si on projetait ce film ici, à la Cinémathèque québécoise par exemple, on entendrait surtout fuser de grands rires. Sans doute par préjugé, je m'attends à ce que ce film sonne faux de bout en bout. Dès qu'il est question du Canada, dans l'imaginaire français, ressort cette conception naïvement rousseauiste (et pré-coloniale ?) sur les "grands espaces", les pionniers, les trappeurs, la nature indomptée, etc. Ah, ce que ça peut être agaçant ! C'est déjà un peu agaçant dans le roman de Louis Hémon, mais alors au cinéma…!

Mais bon, tout est possible. Je ne peux évidemment pas le savoir avant de l'avoir vu.

N'empêche, ça me rappelle cette sympathique Française que ma copine et moi avions hébergée, il y a quelques étés. Quand nous allions nous balader ensemble, ou simplement faire des courses, il n'y avait pas moyen de faire un pas sans qu'elle s'extasie :

« Oh ! Regardez ! Un écureuil ! »

C'est là que j'ai appris que les écureuils étaient devenus rares en Europe. Mais ici, ils ne sont pas rares du tout. J'habite au centre-ville de Montréal, et les écureuils se baladent partout sur les fils électriques, sur les balcons (où ils s'attaquent aux sacs à vidanges, c'est-à-dire à rebuts). C'est évident que dès qu'on met le nez dehors, on tombe sur un écureuil. Mais quinze jours plus tard, notre invitée n'en revenait toujours pas. Et j'ai fini par me fâcher :

« O.K., reviens-en, des écureuils ! C'est juste des espèces de rats avec une queue en panache, quoi! Tabarnac, tu vas pas continuer à t'arrêter comme ça chaque fois qu'on voit un écureuil ! »

Heureusement, ma blonde était là et, faisant appel à son brio de femme du monde, réussit à calmer le jeu. (N'empêche que notre invitée ne m'adresssa pas la parole pendant au moins deux jours).

Et un beau matin, pour faire exprès de la scandaliser, quand nous sommes allés faire les courses, je l'ai entraînée subrepticement vers le comptoir des viandes. « Tiens, regarde », lui dis-je.

C'était du simili-poulet (sic). « Du quoi ? » Elle faisait une tête pas possible. « Mais qu'est-ce qu'il y a là-dedans ? » Je réponds, avec un geste évasif : « On ne sait pas trop. Certains affirment que… tandis que certains avancent plutôt que… Mais d'aucuns, au contraire, croient que… Mais pour ma part, j'ai toujours pensé que c'était de l'écureuil ! »

Pour ce qui est de vos questionnements linguistiques, voilà qui est fort intéressant. Sachez que l'expression "son père" ou "sa mère" est toujours utilisée de nos jours au Québec. Je l'utilise d'ailleurs moi-même. Cependant, il faut comprendre que sa contextualisation (pour parler comme l'irremplaçable linguiste Mikhaïl Bakthine) a complètement changé : de nos jours, "son père" ne s'utilise que dans un sens ironique. Exemple, supposons que mon père, qui a 71 ans, me dise : « Comme je m'ennuie du hockey (qu'il a abandonné à 67 ans) j'ai décidé de me mettre au saut en bungee. » Je pourrais lui répondre alors : « Oui, son père ! » C'est une façon de dire yeah, sure, mais à son père. Tandis qu'à l'époque où se passe Maria Chapdelaine, "son père" et "sa mère" étaient des expressions courantes qui voulaient tout simplement dire papa ou maman.

Voilà. Pardonnez-moi d'avoir été un peu longuet.


Répondre

De Impétueux, le 5 mai 2007 à 18:31
Note du film : 4/6

Mais nous sommes tout à fait en phase et en communion d'esprit, mon cher Arca ! Lorsque je parlais de captation de l'âme québecoise, c'est bien dans l'esprit que vous dites, pour un public Français de France ; je n'ai pas été assez précis ou clair là-dessus, j'en conviens.

Ce qu'il y a d'intéressant dans ce Maria Chapdelaine, c'est que ça ressemble exactement à l'idée que, sur le Vieux Continent, nous nous faisions de ce que nous appelions non pas les Québécois, mais les Canadiens français. Sur un autre fil de ce film – celui que j'ai intitulé '"Où est passé le Canada ?", j'essayais d'exprimer la curieuse disparition dans l'imaginaire français de ce pays à la fois si étrange et si proche.

Je conviens très volontiers avec vous que le Canada présenté par Duvivier doit être de pure pacotille, ou plutôt – comment dire ? – de pure surface : on conserve les noms des protagonistes, quelques expressions idiomatiques (grand merci de m'avoir si judicieusement renseigné sur ce Son père qui me turlupinait), on filme quelques beaux paysages, une tempête de neige et le tour est joué.

En fait, notre conversation nécessiterait un bien plus long échange, un peu hors de propos cinématographique, sur l'idée, l'image, voire le fantasme qu'une contrée, un peuple, une période qu'on croit abusivement connaître, ou pouvoir facilement connaître suscite, en construisant tout à fait fallacieusement une réalité parallèle et idéale.


Répondre

De Arca1943, le 5 mai 2007 à 21:53

Si l'occasion se présente, je vous suggère de jeter un oeil sur Maria Chapdelaine. Gilles Carle n'est pas Duvivier, mais ce serait intéressant de faire la comparaison.

Et pour une histoire d'amour sur fond de neige abondante, LE grand classique demeure évidemment Kamouraska, avec la luminescente Geneviève Bujold. Mais à l'évidence, ces films sont difficiles à se procurer dans l'Hexagone.

Quant aux fantasmes qu'entretiennent les peuples les uns sur les autres, c'est en effet un sujet sur lequel je pourrais m'étendre, si ce n'était un tel lit de Procuste !


Répondre

De jacques viallon, le 4 août 2007 à 19:07

je ne vous connais pas, ne vous parle pas aussi passez votre route loin de la mienne.


Répondre

De Impétueux, le 4 août 2007 à 19:21
Note du film : 4/6

Voilà un message décisif dans sa concision orgueilleuse ! On se croirait dans je ne sais plus quel dessin animé, lorsqu'un potentat ivre de suffisance ne consent pas même à abaisser l'oeil sur la foule goguenarde qui susurre que le Roi est nu…


Répondre

Installez Firefox
Accueil - Version bas débit

Page générée en 0.063 s. - 5 requêtes effectuées

Si vous souhaitez compléter ou corriger cette page, vous pouvez nous contacter