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Forum : Une Époque formidable...

Sujet : Avis


De jipi, le 18 décembre 2006 à 10:24
Note du film : 5/6

En ces débuts d'années quatre vingt dix, la quarantaine dans un contexte professionnel est une guillotine, Philippe Clay l'avait déjà déclamé de manière plus générale quelques décennies auparavant.

La c'est beaucoup plus grave, l'entreprise se ferme à cette tranche d'age dégommée en plein vol par de nouvelles conceptions.

Michel Berthier (Gérard Jugnot) coulé par ses premiers cheveux blancs se retrouve dans la rue, sans chaussures à se raser Gare de l'est tout en évitant des projectiles alcoolisés sur les quais d'une station de métro où grouille un bétail marginalisé.

Le Toubib (Richard Bohringer) dominant de ce nouveau groupe d'existence profite abusivement d'une petite aura. Crayon (Ticky Holgado) serviteur reconnaissant éprouve malgré cette dépendance une amitié envers ce nouveau pauvre n'ayant pas la vocation.

Il faut survivre dans de nouvelles procédures d'exclusions ou la lumière continue à briller pour d'autres plus chanceux autour de soi.

Gérard Jugnot joue sur le relationnel des macrocosmes et des microcosmes ainsi que sur des choix analytiques et des acquis envolés toujours présents dans ces contextes de crise.

Un chauffeur de Rolls gare un misérable vélomoteur à coté d'un outil de travail, il faut choisir entre la sécheresse et la misère. On rêve par couple interposé à un relationnel sentimental perdu dans un hall d'immeuble grand standing. L'affection distribuée à la grosse ne dure que quelques minutes dans les profondeurs citadines.

La perte des biens moraux et matériels est soudaine, brutale, rapide, voila ce qui est traumatisant et que Jugnot montre de manière spectaculaire, d'un statut incéré on passe à la crasse sans corridor ni période d'adaptation.

Dans ce film la crise dénomination générale un peu vague porte un nom «limite d'age », cette fiction est esthétiquement en fréquence avec la réalité de ces années ou une célèbre entreprise détenant soixante dix pour cent du marché informatique mondial scrutait sur le fichier du personnel les plus de cinquante ans en établissant une liste rouge sans aucune considération avec les compétences de cette tranche d'age. Les ciblés sans mécanisme de défenses devenaient des moutons et abandonnaient la place en valorisant presque le concept.

Berthier motivant ses dernières cartouches dans un miroir s'estompe naturellement devant un prédateur cynique et sur de lui. Serions nous devenus des animaux de brousse ?


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De jipi, le 18 décembre 2006 à 10:56
Note du film : 5/6

"Les gens heureux n'ont pas d'histoires". Tout ça afin de justifier un tel choix à quelques jours de Noël.


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De droudrou, le 18 décembre 2006 à 11:16
Note du film : 5/6

''Salut, Jipi !

En évoquant ce film, tu t'attaques à un sujet particulièrement délicat. Ce que je te reprocherai c'est de bloquer ton analyse par rapport à ce seul film. Ou tu évoques le film pour ce qu'il est. Il est bien fait. Les situations sont justes. Ou tu développes ce que j'appellerai le "réquisitoire social". Et alors, ce film prend une tout autre dimension dans la mesure où tu peux le rapprocher d'autres réalisations qui se rapportent à ce drame social en élargissant également le cadre des couches de populations qui sont touchées.

C'est un sujet que je connais bien pour l'avoir vécu. Je l'ai vécu en tant que cadre et regrette ce genre de position empirique qui conduit à ce que les "cerveaux" disparaissent d'un monde économique de la même façon que ceux qui partent à l'étranger où ils rencontrent de meilleures conditions de travail plus en rapport avec leurs desideratas, leurs perspectives, leurs velleités.

Je l'ai vécu aussi dans le cadre d'une fermeture d'unité de production, c'est à dire qu'on a démentelé un outil qui commençait à tourner correctement et où l'erreur manifeste de "direction" avait été de s'installer dansune zone sinistrée, de vouloir fournir "humainement et socialement" du boulot à des gens laissés pour compte, de ne rien faire pour qu'ils trouvent entre eux une cohésion indispensable, de profiter de subsides importants distribués par la communauté urbaine et la région et de dilapider ce même argent par rapport à une situation rès délicate de l'entreprise à laquelle elle-même était confrontée.

Inutile de te dire que les gens ont occupé l'usine pour essayer de sauvegarder leur outil de production et donc de survie, avec tous les risques quotidiens d'une étincelle qui met le feu aux poudres, mais que dans le même temps le nombre de charognards qui sont venus sur place pour ramasser les miettes ou faire "toutes ces belles promesses" qu'ils n'ont pas tenues et qu'en définitive, tout a été liquidé en une demi-journée d'enchères…

Dans tout ce fatras, les notions sociales sont intéressantes à cotoyer et à vivre car il y a de grandes leçons d'humanité à tirer, tant des hommes que des femmes (les réactions n'étant pas les mêmes).

On comprend d'autant plus le dernier film de Lucas Belvaux où la misère devient moteur d'actions de désespoir, ce qu'il faut avoir vécu pour mieux resentir.

En tant que cadre, je peux te dire que je me suis nettement senti dévalorisé alors que je n'ai jamais perdu un seul instant ma combativité, ni mes facultés créatrices et d'analyse, ce qui n'est pas forcément évident. Par ailleurs, il faut en pareil cas continuer de conduire les hommes et les soutenir. C'est d'autant plus difficile à vivre quand tu sais que par tes fonctions (cadre de direction avec ouverture contrôle de gestion) tu mets en exergue de nombreux points faibles de l'entreprise qu'il faut rectifier. Quand tu vois que ces points faibles ne sont pas pris en compte, et qu'ils conduisent au dépôt de bilan et à la déroute économique (humaine et sociale qui en découle automatiquement car c'est bien le rôle d'une bonne économie pour pouvoir comprendre) et qu'un dirigeant d'entreprise se suicide pour ne pas assumer ses responsabilités, toute la suite de la "condition humaine" est bien là sans qu'on puisse prendre en compte toute la portée du drame.''


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De jipi, le 18 décembre 2006 à 11:42
Note du film : 5/6

Salut Droudrou

J'ai échappé à un plan social en 1992 (periode du film) à une externalisation de service en 1995 et à une restructuration de poste en 1998. J'ai vu la detresse autour de moi, c'est terrible, certains de mes collèges ne se sont jamais relevés, ce n'était que des réglements de comptes ou l'on se débarrassait de "fortes têtes" à qui la hierarchie proposait de s'exprimer en toute confiance. Sale époque vraiment, je me délecte chaque jour d'avoir la chance de ne plus travailler, tiens c'est paradoxal comme conclusion.


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De droudrou, le 18 décembre 2006 à 12:03
Note du film : 5/6

Ca va beaucoup plus loin Jipi en tant que révélateur humain.

En tant que cadre "self-made" tu es amené à porter un regard sans concession sur tout ce qui t'entoure et ceux qui t'entourent. Et là, tu t'aperçois à quel point les "grandes gueules" il n'y en a plus. Et tous les qualificatifs sont alors déclinables pour évaluer cette misère humaine.

Ca fait pas mal de temps aujourd'hui que je me dis que je vais écrire un bouquin sur mes expériences et que je remets non parce que ça me fait mal, j'ai pris des distances, mais tant le réquisitoire n'a pas de bornes et qu'entre-temps, heureusement, des récits plus "ramassés" sont tout aussi explicites même si à chaque fois on se trouve confronté à un cadre limité : il y aurait tant à dire et à reprendre.

Et aujourd'hui, quand on nous parle des gros problèmes de demain qui sont liés à la nature, sache bien que, là encore, ma formation, mon expérience, mon intérêt pour l'ECONOMIE au sens très large me font dire que beaucoup d'erreurs monstrueuses auraient pu être évitées depuis bien longtemps. L'économie est un tout qui englobe tout et quand on apporte réponse à chaque élément, on s'aperçoit qu'on se trouve avoir réglé une bonne part des problèmes que nous connaissons aujourd'hui. Et pour ceux qui nous parlent d'excellence, ou qui nous parles des normes Iso, chaque fois que l'on essaye d'aller plus loin que les prescriptions, même si c'est très cher, on résoud beaucoup. C'est dur. C'est d'autant plus dur quand l'environnement familial ne te pousse pas ou ne te permet pas d'aller plus loin…

Un monde merveilleux que cette époque formidable, c'est une "détresse annoncée".


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De paul_mtl, le 18 décembre 2006 à 12:27
Note du film : 4/6

Gérard Jugnot ne fait ni dans la dentelle ni vraiment la vraisemblance pour alimenter en 1991 sa comedie comique et populaire. Dommage reste que l'interpretation de Ticky Holgado est excelente et pittoresque. En 2005, son Boudu traite encore de l'itinerance.

Le nombre de films sur ce theme de chômage/itinerance sur fond de crise économique/sociale est assez révelateur de la situation en France (et ailleurs). On peut trouver des films français plus réalistes tout en étant bcp moins comique dont Ressources humaines 1999 (docu-drame) et plus récemment Les irréductibles 2006 (une comedie-Dramatique que j'ai trouvé moyenne) avec Gamblin, Kad et Rufus.

Aux USA en 2005, nous avons Fun with Dick and Jane avec un Jim Carrey qui cambriole une banque avec sa femme suite a son licenciement.

En Italie, c'est aussi le systeme D depuis plus longtemps et l'embarras du choix …


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De Freddie D., le 18 décembre 2006 à 16:17
Note du film : 2/6

Ce qui m'a toujours gêné dans Une époque formidable, c'est le côté "soft" du scénario. En fait Jugnot ne devient SDF que par orgueil, il pourrait tout à fait rentrer chez lui, et retrouver sa famille et un toit. Ce qu'il fait d'ailleurs, à la fin. Le fait qu'il ait ce choix ôte toute crédibilité et exemplarité au film. On le croirait aseptisé pour son passage télé…


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De droudrou, le 18 décembre 2006 à 17:07
Note du film : 5/6

Pas tout à fait.

En fonction des évènements, à un certain moment, le retour vers la cellule familiale s'impose.

Par contre, et il faudrait que je revoie le film (çà c'est encore un coup de mon copain Jipi qui devance toujours les choses…) quand le mot "Fin" apparaît à l'écran, il faut savoir que les diverses vies des uns et des autres ne s'arrêtent pas là.

Ce que fait apparaître Jugnot est estimable. La suite, dans son personnage et celui des autres comparses, peut encore et beaucoup changer.

87 : je me suis retrouvé au chômage. Jusque 1992, ç'a été une succession d'expériences très diverses dans des domaines qui me passionnaient mais aussi au service de phénomènes que je n'acceptais plus. Finalement, j'ai retrouvé un poste conforme à mes aspirations et expériences, celui que j'ai évoqué. Quand tout a basculé, j'ai quand même pris conscience de ce que j'avais fait de toute ma vie professionnelle. Le temps n'avait pas arrangé les choses parce que ce phénomène du chômage ne s'enraye pas d'un coup de baguette magique. Si soi, on ne perd pas des notions fondamentales de notre valeur, en revanche, la société se permet de nous les mettre dans le "pif". C'est à ce moment la descente vers le R.M.I., les stages de toutes sortes qui n'apportent rien sinon de vous disqualifier un peu plus quand on ne veut pas prendre en compte ce que vous avez pu étudier, créer, réaliser entre temps…

Je peux d'autant comprendre les réactions évoquées dans ce film. Et je vais apporter une petite note d'explications :

Mon dada, c'était et c'est encore l'entreprise. Adjoint de direction générale à 22 ans, j'ai été confronté aux problèmes les plus divers qui ont caractérisé notre époque. Déjà dans une région difficile qui se restructurait ou qui cherchait sa restructuration. Ce type de poste amène à cotoyer les hommes, à les orienter, à les conseiller. Ca t'amène aussi un regard sur la région, ses forces, ses faiblesses, mais tout cela dans un contexte qui peut être le pays comme les pays étrangers avec à nouveau des analyses variables des caractéristiques. Et enfin, dans tout ce cadre là, l'entreprise, ses forces, ses faiblesses, son marché, sa concurrence et tout ce qui s'ensuit. Et, fin de parcours, la notion de communication.

L'époque à laquelle se place Jugnot, on est encore dans cette période d'espoirs des grandes mutations économiques françaises et régionales. Ca veut donc dire que le côté politique peut encore jouer un rôle. Comme je ne voulais pas lâcher prise, je me suis placé par rapport au développement local et régional. Ce qui veut donc dire cotoyer les politiques, émettre des hypothèses et aussi des suggestions.

Mais, en ces périodes de crises, ce qu'il faut comprendre c'est que les choses, les évènements et les hommes et des données sur lesquelles nous n'avons pas le contrôle évoluent très vite. Et le regard du monde sur le monde, c'est ce que chacun des films qui ont pu être évoqués dans ce forum, est amené à prendre en compte à un moment ou un autre. Positif ou négatif, c'est selon le critère d'appréciation que l'on se donne.

Ces nuances là émises, crois-moi que je ne m'empêche pas de dire que nous vivons une "époque formidable" mais c'est l'avenir qui nous dira son devenir en bien ou en mal.


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De paul_mtl, le 18 décembre 2006 à 17:52
Note du film : 4/6

nous vivons une "époque formidable"

Oui mais c'est surtout le nous qu'il faut bien définir pour ne pas se tromper.

Sur le monde de l'entreprise il y a plusieurs documentaires tres interessants

En lisant tes commentaires, deux me vienne à l'esprit :

  • The Corporation 2003
  • Le bien commun : l'assaut final 2002 sur les exces du capitalisme avec les brevets que je viens de visionner.

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De droudrou, le 19 décembre 2006 à 08:40
Note du film : 5/6

D'accord avec ta remarque : "NOUS" – hélas, globalement ! – "NOUS" – individuellement – c'est autre chose dans la mesure où l'appréciation apparaît très spécifique pour chacun – mais, Paul, il en va de toutes ces grandes mutations qui ont caractérisé nos civilisations ! – par référence à cette notion de "NOUS", ça ne m'empêche nullement de connaître divers soucis, mais, de façon certaine, l'HOMME demeure au coeur du débat, l'HOMME doit trouver des solutions et générer les énergies nécessaires pour que ces solutions prennent corps – Mais, chose essentielle, "LE MEILLEUR DES MONDES" n'existe pas, sauf le combat pour avoir un "MONDE MEILLEUR".

Amitiés – Pierre


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De paul_mtl, le 19 décembre 2006 à 12:05
Note du film : 4/6

De ces grandes mutations, il y a les gagnants et les perdants. Avec l'ecart qui s'accroie entre riche et pauvre, je dirai qu'il y a plus de perdant en nombre (croissance démographique oblige) mais proportionnellement aussi.

2% de l'humanité concentre 50 % du patrimoine de la planète, alors que la moitié de la population mondiale n'en détient que 1 %.

Art. Le Monde

Avec la mondialisation, il me semble qu'il y a deux phenomenes paralleles :

  • une lutte des classes internationales (avec par ex. des nouveaux riches chinois qui exploitent leur ouvriers pendant les entrepreuneurs occidentaux délocalisent ou soutraitent en Chine et d'autres pays emergeants comme l'Inde).
  • une lutte économique entre état/nationalité et d'autant plus forte que le sentiment patriotique est present et conscient des interets à tres long terme. (Plusieurs universitaires chinois formés et travaillant aux USA retournent en Chine avec le boom économique).

Si le riche partage des interets économiques avec le riche d'un autre pays, il partage sa culture avec le travailleur de son pays. Ca revient à la discussion que nous avions dans La Grande illusion (1937) sur le capitaine allemand aristocrate qui veut sympathiser avec l'officier francais aristocrate mais ce dernier reste fidele à ses soldats français. Sauf que 70 ans plus tard, il me semble que le discours amical entre riche (aristocrate) étranger gagne plutôt du terrain sur le patriotisme dans le contexte économique mondial actuel. Ca reste à vérifier avec les statistiques.


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De droudrou, le 19 décembre 2006 à 13:53
Note du film : 5/6

Tu évoques une réalité qui obère d'ores et déjà le monde de demain.

A propos de ta remarque sur les milliardaires chinois, au risque d'être traité d'affreux raciste, je n'ai jamais ressenti un quelconque sentiment de sympathie à l'égard de ce peuple. Je compatis à la partie "dure" du travail qui est exigé d'eux mais, quand on lit une certaine littérature, on s'aperçoit à quel point la société chinoise est complexe et n'a pas changé d'un iota depuis des siècles.

Par ailleurs, je n'en ai pas l'impression et je ne pense pas que la "sagesse" dite "orientale" avec les écrits de Confucius soit d'un apport quelconque dans la vie courante. C'est pour moi un vernis qui, une fois gratté (et on n'y gagne pas, laisse apparaître toutes les faiblesses d'un monde qui, en plus, s'avère particulièrement prédateur dans tout ce qu'il réalise, réflexion extensible par ailleurs à toute l'Asie.

Il y a un sourire de façade. Mon épouse a accueilli des étudiants (garçons et filles) chinois ou japonnais. AΠ! Je suis persuadé que toute tentative de vouloir inculquer certaines idéologies et les initier à une vue politique différente des choses est vouée à l'échec. Le plus roublard évoluera toujours bien plus vite que les autres…

Cette pensée peut être modélisée aussi à l'encontre de notre monde, mais je ne crois pas que nous soyons capables d'aller aussi loin dans ce que j'appellerai une certaine cruauté des agissements.


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De paul_mtl, le 19 décembre 2006 à 14:19
Note du film : 4/6

On s'ecarte du sujet mais je fais une mise au point.

Je n'apprecie pas beaucoup les contes et légendes de la bible ancien et nouveau testament. On ne peut pas la rayer d'un coup, toute notre société occidentale et morale repose +/- la dessus. il y a de bonnes choses (morale dite chretienne) mais aussi de nombreuses bétises que les persécutions chretiennes de philosophes et savants occidentaux ont essayé de nous cacher dans le passé. Deja au 18e siecle, certains scientifiques/philosophes avaient déconstruit ces differentes versions contradictoires rassemblés dans un seul livre dit sacré. Je pense entre autres à d'Holbach qui a fait un travail systematique pour ceux qui veulent vérifier dans les moindres détails.

Encore de nos jours qui le sait ?

Quelques érudits/étudiants en théologie ou philosophie.

Nous avons pris du retard au niveau de la sagesse et sans parler des 2 ou 3 philosophes francais les plus médiatisés en France qui sont de véritables crétins snobs.

Alors nous n'avons pas de leçon à donner ni de guerre militaire à faire. il faut connaitre la bible car c'est notre patrimoine culturel mais l'étude de Confucius me semble certainement plus enrichissante si je devais choisir.

L'église a permit une certaine stabilité sociale en faisant mieux accepter aux plus pauvres leur condition sociale: les derniers seront les premiers (dans le ciel). il faut surtout le comprendre avec ironie que les plus pauvres iront les premiers au ciel faute de soins et de bonnes conditions de vie.


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De jipi, le 19 décembre 2006 à 15:18
Note du film : 5/6

Pour ma part, l'année 2007 lui sera en partie consacré, c'est mon cadeau de Noël

http://www.amazon.fr/gp/product/images/2253132683/ref=dp_image_0/402-8220485-8795362?ie=UTF8&n=301061&s=books


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De droudrou, le 19 décembre 2006 à 15:27
Note du film : 5/6

Jipi, mon ami ! Vous allez sur Google ! Vous donnez comme moteur de recherches "Dante" ! Et c'est assez intéressant !

Mmnnnmnnnmnnm ! Oui, mon adjudant chef !…


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De jipi, le 19 décembre 2006 à 15:32
Note du film : 5/6

Je suis presque fasciné par ce personnage, il y a un message dans son oeuvre poetique. Il essaie d'atteindre Dieu par l'extase.

"L'amour qui meut le soleil et les autres étoiles" dernier ver du Paradis. La Divine comédie est écrite en tercets, c'est à dire trois vers dont la rime du premier et du troisième sont conditionnés par le second et les trois volumes sont conçus ainsi, je vais t'envoyer un exemple.


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De jipi, le 19 décembre 2006 à 15:42
Note du film : 5/6

Extrait tiré d'inferno.

Regarde (forte)rime du second vers active la rime du premier (morte)et du troisième vers (scorte) suivant et ainsi de suite. C'est extraordinaire

Ahi quanto a dir qual era è cosa dura

esta selva selvaggia e aspra e forte

che nel pensier rinova la paura!



Tant'è amara che poco è più morte;

ma per trattar del ben ch'i' vi trovai,

dirò de l'altre cose ch'i' v'ho scorte.



Io non so ben ridir com'i' v'intrai,

tant'era pien di sonno a quel punto

che la verace via abbandonai.



Ma poi ch'i' fui al piè d'un colle giunto,

là dove terminava quella valle

che m'avea di paura il cor compunto,



guardai in alto, e vidi le sue spalle

vestite già de' raggi del pianeta

che mena dritto altrui per ogne calle.


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De jipi, le 19 décembre 2006 à 15:47
Note du film : 5/6

C'est dingue Jugnot nous mène à Dante, on aura tout vu.


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De paul_mtl, le 19 décembre 2006 à 15:49
Note du film : 4/6

Tu comprends l'italien Jipi ?

Sinon a propos de poetes italiens et de Dante, ca me rappelle une conversation-dispute avec Voltaire que Casanova a eu (?) et retranscrite dans son roman autobiographique (écrit en français). Imaginaire ou pas, il parle de L'Arioste comme son poete italien préféré.

Je le mentionne pas pour étaler ma culture (comme la confiture) qui en poesie est médiocre mais vous signaler l'auteur puisque vous semblez apprecier la poesie italienne.


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De jipi, le 19 décembre 2006 à 18:54
Note du film : 5/6

Non Paul mais la téchnique de Dante est intéressante, il y a certainement un sens caché dans la comédie même plusieurs et puis tu sais étant à la maison à temps complet il me faut du carburant d'intérêt pour tenir la journée.


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De nouvelle, le 21 décembre 2007 à 23:26
Note du film : 6/6

Il est très curieux de voir à quel point certains films vieillissent bien, et prennent même toute leur dimension avec les années. Une époque formidable a toujours été un bon film, mais à le revoir aujourd\'hui, on se rend compte de sa portée universelle , et c\'est sans doute le plus beau film de Jugnot , il est finalement meilleur quand il ne calque pas .


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De Freddie D., le 22 décembre 2007 à 09:38
Note du film : 2/6

Témoignage pathétique, c'est bien le mot. Mais témoignage de quoi, exactement ? De bêtise, de déficience mentale, des ravages de la maladie de Tourette ? On efface.


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De Impétueux, le 22 décembre 2007 à 09:48

Ami Freddie D, l'Impétueux qui a rédigé tous ces messages (en fait lmpétueux (avec un l minuscule initial qui ressemble comme deux gouttes d'eau à mon I majuscule) – est l'usurpateur de ce pseudonyme que j'utilise depuis plusieurs années sur DVD Toile ; c'est une nouvelle incursion de jfk33, plus habile, plus insidieuse et très décontenançante, puisqu'après avoir adopté des propos orduriers, il paraît aujourd'hui s'acheter une conduite, rédige des textes normaux, voire structurés.

Son action est donc une pure et incompréhensible malveillance à mon endroit ; cela dit, il est parfaitement identifiable, ainsi que me l'a indiqué Spontex : clic droit de la souris, rubrique Propriétés et lecture de l'adresse, avec le numéro d'ordre d'enregistrement sur DVD Toile : comme je suis beaucoup plus ancien que ce perturbateur, je porte le numéro 1036 ; ce contrefacteur est le 11479.

MERCI A TOUS LES CONTRIBUTEURS HABITUELS DE VÉRIFIER LE PLUS SYSTÉMATIQUEMENT POSSIBLE SI CE N'EST PAS L'USURPATEUR QUI POSTE DES MESSAGES QUI POURRAIENT M'ÊTRE ATTRIBUÉS !

Je suis en effet absolument persuadé que, après s'être quelque temps montré cauteleux et d'apparence convenable, il essayera, par bassesse d'esprit de semer des propos et assertions indignes.

Bien entendu, j'efface dès que je les repère tous ces messages, quel qu'en soit l'intérêt ; qu'il change de pseudo et – s'ils sont corrects, ce qui ne fut pas le cas de jfk33, ils pourront demeurer.


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De Freddie D., le 22 décembre 2007 à 10:15
Note du film : 2/6

Il y en a vraiment qui n'ont que ça à faire… Bonne année, jfk33 et demande au Père Noël de t'apporter un cerveau, cette année. Des fois, ça peut servir.


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De Arcal943, le 22 décembre 2007 à 17:47

Ce jfk33 est d'une nullité …


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De Arca1943, le 22 décembre 2007 à 22:57

En effet, « Arcal » ! J'hésite entre 11647 bonnes raisons de lui botter le derrière une bonne fois, ou une raison de lui botter le derrière 11647 fois.


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