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Sujet : La star du film... c'est le film !


De Moonfleet, le 12 septembre 2003 à 14:12
Note du film : 3/6

Ce film, je n'ai jamais réussi à y accrocher. Peut être les personnages sont ils trop antipathiques pour moi  ;-)


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De PM Jarriq, le 5 septembre 2007 à 21:36
Note du film : 5/6

L'aspect "antipathique" du film, vient beaucoup du choix de Ralph Meeker dans le rôle du privé. Excellent acteur, vu chez Mann et Kubrick, Meeker a joué son rôle honnêtement, sans jamais chercher à le rendre attachant. Il manque bien évidemment du charisme de stars comme Kirk Douglas, Burt Lancaster ou Charlton Heston, habitués à "jouer" des individus durs, cyniques et brutaux, mais avec toujours une séduction physique, un humour sous-jascent, un goût de l'excès, qui en font des personnages fascinants. Le Hammer de Kiss me deadly n'a rien de fascinant, lui. C'est une sorte de fonctionnaire de l'investigation, morose et sans charme, un portrait certes réaliste, mais qui peut rebuter. Néanmoins, par ce choix d'acteurs inconnus, Aldrich s'est assuré que la vraie et seule star de son film, était… son film.


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De DelaNuit, le 5 septembre 2007 à 21:50

Oserai-je rapprocher En quatrième vitesse de cette autre réalisation de Robert Aldrich, certes fortement secondé par Sergio Leone, qu'est ce peplum un peu oublié, Sodome et Gomorrhe (pas même une fiche sur dvdtoile !), ambitieuse co-production internationale tournée dans une ancienne cité du sud marocain, avec Stewart Granger dans le rôle de Loth, Anna Maria Pierangeli dans celui de sa femme au destin salé, et Anouk Aimée dans celui de la reine de Sodome ?

Quel rapport, hormis le réalisateur, me demanderez vous ? C'est que les deux films se terminent de la même manière : regard féminin bravant l'interdit de la boîte de Pandore, et explosion nucléaire !


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De spontex, le 21 janvier 2014 à 23:41
Note du film : 5/6

Quand Robert Aldrich fait quelque chose, il ne le fait jamais comme les autres. C'est particulièrement le cas avec En quatrième vitesse : en permancence, le réalisateur joue avec les codes du film noir. Dès la scène initiale, nos deux héros sont dans une situation anxiogène… et la radio passe du Nat King Cole.

Quelques années avant la série du même nom, le film met en scène le détective Mike Hammer, personnage créé par l'écrivain Mickey Spillane. Sous ses airs d'anti-héros, qui manque de renverser avec sa jolie voiture la jeune femme poursuivie par les méchants, mène son enquête en tabassant les indics comme une brute et s'alcoolise au moindre problème avant de prendre le volant, notre détective est attachant.

En Quatrième vitesse est peut-être un peu lent pour qui le découvre aujourd'hui, mais c'est un très grand film. On pense aux Trois jours du condor, dans le genre « complot mondial sur lequel le héros tombe fortuitement ». Le film est appréciable, mais il ne faut pas chercher à tout comprendre au premier visionnage. Les péripéties ne sont finalement qu'accessoires, notre détective allant de pas de porte en escalier à de multiples occasions.

L'ensemble est comme contaminé par sa fin, et l'on appréciera de le revoir avec un œil nouveau en connaissant celle-ci. David Lynch s'est clairement inspiré de ce film avec Mulholland Drive, de la route initiale, perdue au voisinage de Los Angeles, à la boîte de Pandore lourdement mentionnée pour qui n'aurait pas vu la métaphore.

Parmi les suppléments figurent la fin originale, une analyse intelligente de Philippe Rouyer et un documentaire un peu long sur le personnage de Mike Hammer.


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De Impétueux, le 27 janvier 2014 à 10:03
Note du film : 1/6

Lorsque, après avoir vu le film, on en explore les suppléments, on est presque tenté, après avoir entendu l'exposé de Philippe Rouyer, de regarder En quatrième vitesse, tant ce professeur paraît convaincant et semble pénétré de l'importance du film qu'il commente. Mais on se retient, parce qu'on trouve qu'on s'est tout de même plutôt ennuyé, et parce que cette histoire confuse et indécise, à l'invraisemblable conclusion, ne présente pas beaucoup d'intérêt.

Et puis on songe aussi à l'épouvantable distribution, à des acteurs inconnus – ce qui n'est pas un reproche et peut-être, quelquefois et souvent un atout – mais tous aussi dépourvus de charisme qu'une douzaine d'huîtres malades. C'est tout de même extraordinaire de disposer de personnages cyniques, brutaux, violents, prêts à tout, sans scrupules et de les présenter avec aussi peu de pertinence.

Le détective Mick Hammer (Ralph Meeker), censé être un parfait salaud est interprété par un bellâtre au sourire de caramel mou, qui pourrait jouer un ranger sentimental et bucolique ans les prairies du Wyoming ; son assistante et maîtresse, Velda (Maxine Cooper), intéressant personnage prêt à tout – y compris à coucher avec la moitié des protagonistes pour garder Hammer – ressemble à un brocoli calciné.

La méchante Lily Calver (Gaby Rodgers), qui ouvre la boîte de Pandore et se fait carboniser par on ne sait quelle substance maléfique, est franchement moche et particulièrement inexpressive… Le brave garagiste ami de Mike (Nick Dennis) glapit et ulule dès qu'il ouvre la bouche au point qu'on n'est pas mécontent, à la moitié du film, de le voir écrasé par une voiture dont un des gangsters a ôté le cric.

Acteurs catastrophiques et insignifiants, mais aussi récit d'une théâtralité grotesque : Hammer ne cesse d'ouvrir des portes au bon moment, c'est-à-dire au pire, pour l'élégance de l'intrigue, puisque c'est toujours à ce moment là que survient un événement majeur : comme entre cour et jardin sur une scène à l'italienne, les séquences se succèdent et tombent mécaniquement, métronomiquement si je puis dire, sans la moindre distance et sans le moindre suspense.

Que sauver de ce naufrage, encensé à sa sortie à la fois par positif et Les cahiers du cinéma (et, ce qui me contriste davantage, par l'ami Spontex) ?. Rien, mais vraiment rien de rien : ça se veut une dénonciation du maccarthysme, moment fort désagréable et détestable de l'histoire des États-Unis, certes, mais qui n'avait tout de même rien à voir avec les horreurs simultanées du communisme stalinien où les victimes n'étaient pas expulsées de leur pays, mais envoyées au goulag pour y mourir. C'est prétentieux, moralisateur dans son immoralité apparente.

Allez, je ne mets pas 0 parce qu'il y a quelques dialogues percutants, la lourde atmosphère de la route isolée de la nuit où Christina (Cloris Leachman) court pieds nus en haletant dans une stroboscopie très lynchienne, quelques escaliers très escarpés et inquiétants, l'idée de passer les commentaires d'un combat de boxe diffusé à la télévision pendant qu'une tuerie réelle se déroule… Et le mépris des policiers pour Hammer, qui, à dire vrai, le mérite bien.


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De vincentp, le 27 janvier 2014 à 11:31
Note du film : 5/6

Un excellent film, qui renouvelle à son époque le film noir et ses codes des années 1940.


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