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Forum : Zardoz

Sujet : Ah la mode !


De droudrou, le 23 septembre 2006 à 09:42
Note du film : 3/6

Zardoz, on peut aimer ou ne pas aimer. Là n'est pas la question. Chacun a sa propre perception de ce genre de film.

Par contre, je suis tombé tout récemment sur une pub pour un bouquin qui s'intitule "Le retour des 101 nanars" et, en couverture, nous voyons monsieur James Bond (c'est l'acteur qui tient le rôle de Sean Connery…) dans son costume d'exterminateur. Il est croquignolet à ravir ! En termes de la coupe d'or du bon goût, les stylistes du film se sont vraiment fendus (quoi ?…) et, d'ailleurs, il en allait de même pour l'ensemble des costumes du film !…

Un grand moment de ce film : la rencontre Sean Connery / Charlotte Rampling, cette dernière décrivant l'appareil génital masculin !…


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De Impétueux, le 23 septembre 2006 à 12:25
Note du film : 1/6

Je vous rejoins assez ! Le film n'est pas désagréable à voir, à mon sens, quoiqu'il soit un peu puéril, mais la tenue de Sean Connery rentre au top five des plus ridicules qu'on ait jamais porté au cinéma !


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De PM Jarriq, le 23 septembre 2006 à 12:44

Il y a une séquence où Sean est déguisé en mariée (oui, avec un "e" au bout), qui vaut amplement le détour.


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De Impétueux, le 10 octobre 2011 à 17:02
Note du film : 1/6

Il est tout de même assez invraisemblable qu'un réalisateur comme John Boorman, auteur de Délivrance et d'Excalibur, qui sont des films importants, intelligents, profonds, ait pu tourner ce Zardoz qui fait alterner, chez ses spectateurs, l'ennui, la dérision et, bien souvent, le fou-rire apitoyé. Tout cinéaste est certes capable de ratages absolus, Renoir avec Le Testament du Docteur Cordelier, Pagnol avec La belle meunière, Huston avec Victory, Polanski avec What?, Risi avec Le Bon roi Dagobert, mais il est peu de choses aussi ridicules que Zardoz.

Pourtant ça ne commence pas mal, et Zardoz, le masque volant qui descend du ciel sur des contrées inhospitalières, farouches, à peine éclairées par un pâle soleil, pour baroque qu'il est, met d'emblée le spectateur dans un univers assez bluffant. Et de ce masque figé jaillissent des brassées de fusils pour tuer les brutes qui se multiplient et sont légion ; c'est pourquoi Zardoz a fait don de l'arme. L'arme est le Bien, le pénis est le Mal, le fléau qui crache les semences qui répandent le fléau de la vie sur terre. Mais l'arme crache la mort et purifie la Terre des brutes abjectes !

Voilà qui commence à merveille et qui fait songer à Borges (dans Fictions) : Les miroirs comme la copulation sont abominables car ils multiplient le nombre des Humains. Du pur (!) catharisme !

Et puis plus rien. Un prêchi-prêcha ridicule, un Sean Connery aux moustaches à la Tarass Boulba, à la barboteuse couche-culotte sidérante, qui court un peu partout en paraissant ne rien comprendre à ce qui lui arrive alors qu'il apparaîtra in fine que c'est un redoutable malin, créé pour mettre fin au meilleur des mondes.

Vivent dans une sorte de thébaïde très enquiquinante une tripotée d'Élus, dont la situation d'immortalité n'apparaît que graduellement comme insupportable et dont les manigances sont bien exaspérantes. Bémol à ce jugement acerbe, la très seyante tenue des jeunes femmes, petit haut tricoté très échancré, foulard noué élégamment sur quelques frais minois (Charlotte Rampling était décidément sublime il y a trente-cinq ans). Il y a aussi des endormis et une ribambelle de vieillards gâteux et glougloutants, les rebelles qui ont été punis de vieillissement accéléré.

Tout ça existe parce qu'une sorte d'aristocratie scientifique, pour sauvegarder les acquis de la Civilisation, devant la montée inéluctable des Barbares, a décidé de fonder une communauté privilégiée et éternelle ; il y avait des idées à creuser, par là : comment faire pour sauver le Savoir lorsque le frontières s'écroulent ? Le Moyen-Âge a eu une réponse plus modeste : il recopie, sans toujours les comprendre, les grandes œuvres de la connaissance antique : c'est un des motifs du Nom de la rose ; c'est aussi le sujet d'un remarquable roman de science-fiction, Un cantique pour Leibovitz, de Walter Miller. Zardoz, bien dans l'air du temps des années 70, fait dans la dénonciation antitotalitaire, mais c'est bien sommaire.

La fin du film rehausse un peu le reste : Boorman compose de bien belles images de tuerie ; mais ça ne parvient tout de même pas à tirer son truc au dessus du marécage où il a sombré corps et biens.


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De vincentp, le 10 octobre 2011 à 17:38
Note du film : 4/6

Le problème est des rebondissements trop fréquents qui égarent le spectateur. Mais pas si mauvais que ça, tout de même.


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De DelaNuit, le 10 octobre 2011 à 18:11
Note du film : 4/6

Un film peut-être maladroit ou déséquilibré dans sa forme, et dont certains aspects esthétiques sont clairement datés, mais riche de suffisamment de thèmes et de questionnements pour mériter le détour… A réserver aux cinéphiles cependant ?


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De Impétueux, le 10 octobre 2011 à 18:26
Note du film : 1/6

A réserver aux cinéphiles cependant ?

C'est tout à fait ça, DelaNuitPMJarriq (dont je salue la mémoire !) et moi sommes de simples amateurs de cinéma…


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De DelaNuit, le 11 octobre 2011 à 14:14
Note du film : 4/6

Loin de moi l'idée de vous contester la qualité de cinéphile… Je voulais dire que si des cinéphiles peuvent avoir l'intérêt ou la curiosité de visionner un film comme Zardoz tout en se montrant très critiques, a fortiori, un amateur de films fantastiques habitué à des productions plus standardisées pourra se demander où il est tombé.

Ceci dit, on peut aussi s'en amuser car je connais des personnes qui rient beaucoup en regardant Zardoz, surtout quand Sean Connery cite Nietzsche très sérieusement, à moitié à poil (et très poilu il faut bien dire) droit dans ses cuissardes rouges…

Et au delà des maladresses du scénario ou de la réalisation, on peut aussi considérer que la beauté de Charlotte Rampling vaut en elle même le détour…


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De vincentp, le 11 octobre 2011 à 18:02
Note du film : 4/6

Le problème se situe au niveau des idées. Zardoz ne remplit pas ses promesses de départ, et de fait les costumes étranges créent un effet dérangeant.


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De Impétueux, le 11 octobre 2011 à 18:14
Note du film : 1/6

En d'autres termes, DelaNuit et Vincentp, nous sommes substantiellement d'accord, même si vous êtes, l'un et l'autre, bien plus indulgents que moi dans votre notation….

Bien sûr qu'on peut s'esclaffer, en voyant Sean Connery emmailloté de rouge, citer Nietzsche avec gravité : c'est exactement ce qui m'est arrivé…

Film de genre fantastique ? Pas tout à fait, et c'est précisément là que le bât blesse ! Le conte philosophique (ou à prétentions telles) est sûrement un des genres les plus difficiles à tourner qui se puissent… Et en affublant Zardoz de certains oripeaux du fantastique et, ici et là, de l'horreur et de la violence, Boorman s'assied entre plusieurs sièges.

Et, naturellement, patatras !


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