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Forum : Quand j'étais chanteur

Sujet : Pas mal.


De verdun, le 17 septembre 2006 à 18:16
Note du film : 4/6

Je suis allé voir ce film hier et j'en suis ressorti plutôt satisfait.

En premier lieu, dans le rôle du chanteur de bal, nous avons le droit à un Depardieu au plus fort de son talent face à une très belle et compétente Cécile de France.

L'aspect documentaire du film sur la vie de ces chanteurs inconnus qui animent les comités d'entreprise ou les maisons de retraite est vraiment bien rendu. C'est savoureux, parfois satirique.

La mise en scène et la photo sont des plus convaincantes si on les compare à la plupart des comédies dramatiques françaises actuelles: Xavier Giannoli a bien du talent. Et le film est bien dialogué.

Enfin on peut ajoûter à tout celà le plaisir (coupable ou non) d'entendre des refrains de Christophe, Daniel Guichard, Michel Delpech dans la bouche du plus illustre des acteurs français.

Quelques défauts subsistent: comme souvent dans le cinéma français, c'est un peu trop long et le film aurait gagné à faire 20 minutes de moins.

Sans doute est-ce dû au fait que le scénario, malgré ses évidentes qualités, semble assez vite patiner et on sent que le réalisateur a vite épuisé son sujet, ou utilise des coïncidences fâcheuses (Depardieu a comme par hasard très mal aux cordes vocales, etc..).

Dommage que l'on passe à côté d'un grand film à cause de ces défauts.

Mais ce film est extrêmement plaisant, plein de vie et savoureux et on passe donc un moment des plus agréables moments.


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De gadelmarrant, le 24 septembre 2006 à 15:34

Tout a fait d'accord avec le message precedent,et Cecile De France ne gache rien.


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De droudrou, le 29 octobre 2006 à 20:47
Note du film : 5/6

Eh bien oui ! On ressort satisfait après la vision de ce film qui, il faut le dire, pourrait faire peur. Gérard Depardieu et Cécile de France sont très bien et il convient d'ajouter l'ensemble des personnages qui gravitent autour d'eux et donnent vie à cette histoire. Plus, le générique final nous convie à quelques scènes supplémentaires avec Gérard Depardieu. Je ne cache pas que pour ces quelques scènes j'attendais aussi d'apercevoir Cécile de France… dans la mesure où à la dernière image du film on se trouve confronté à une certaine ambiguïté. Ils se sont dits des choses… mais…

Mes plus grandes frayeurs ont été de voir un Depardieu chanter en play-back et que le gamin de Cécile de France ne serve l'intrigue à la manière des mélos auxquels le cinéma américain a pu nous habituer.

Donc : n'hésitez pas ! c'est un film qui vous fera passer une agréable soirée.


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De Taranos, le 1er janvier 2017 à 23:35
Note du film : 5/6

Ayant trouvé le film dans une médiathèque, je souscris à tout ce qui avait été dit précédemment. C'est lent, nostalgique, pas vraiment triste mais un peu ringard. J'ai aussi été très amusé de retrouver les petits bals de campagne où je me perds parfois pendant l'été, sans prétention, un peu tristounets, mais où finalement tout le monde retourne Dimanche après Dimanche, danser bien ou mal sur de vieux succès (ah! le madison…) et éventuellement faire des rencontres. Oserais-je dire que j'ai été à la fois content et déçu par la dernière image du film…


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De fretyl, le 18 février 2017 à 12:53
Note du film : 4/6

Un film que Depardieu semble avoir apprécié à jouer ! En effet si Depardieu profite du système cinématographique en cours en jouant dans ce qu'il sait être des conneries ( Astérix) pour lequel il va toucher plusieurs millions d'Euro, il arrive fort heureusement que l'acteur s'engage parfois dans des petits films ou l'on retrouve sa grandeur. L'acteur joua bénévolement Mammuth, récemment dans un film sur Staline ou Welcome to New york. Je langui de découvrir à quoi ressemble Saint Amour ou Tour de France j'ai l'impression qu'avec l'age l'acteur Depardieu se ré-intéresse au cinéma et sa qualité d'acteur lorsqu'il est bien dirigé possède une puissante épaisseur. Dans Quand j’étais chanteur non seulement son rôle est absolument formidable mais celui qui chante en ce moment (voir l'actualité) les thèmes musicaux de Barbara, se régale en reprenant les vieux thèmes de Gainsbourg, Delpech, Fugain, Guichard et tant d'autres. Le final du film ou il reprend la chanson titre Quand j’étais chanteur est absolument superbe. Comédie Dramatique intéressante qui m'a légèrement, très légèrement fait penser à Tandem sur l'histoire d'un chanteur raté qui anime les maisons de retraite ou les bals à deux balles. Depardieu y est grand !

Pour le reste, j'ai eu la surprise en fouinant sur le net passionné par la personnalité de Depardieu de découvrir cet article :

http://www.lepoint.fr/people/gerard-depardieu-boit-14-bouteilles-d-alcool-par-jour-17-09-2014-1864165_2116.php

Je savais l'acteur bon vivant, fêtard, qui n'a jamais fait mystère de son alcoolisme chronique qui dans le passé l'avais profondément lié à Jean Carmet, mais là !!!



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De Impétueux, le 20 mai 2017 à 17:40
Note du film : 3/6

Même si je partage globalement le pertinent avis de Verdun qui ouvre ce fil de discussion, je serai tout de même un peu plus sévère que lui et ne donnerai au film qu'une note moyenne (un peu au dessus de la moyenne, allez : plutôt 3,5 que 3).

Ce ne sont pas vingt minutes seulement qui sont excédentaires, mais trois bons quarts d'heure et on finit par se demander comment Xavier Giannoli va parvenir à terminer le travail et, au demeurant, pourquoi il doit le terminer : on se dit que ça pourrait continuer comme ça pendant des heures et des heures, sans pratiquement aucune progression dramatique ; on se dit que l'on pourrait suivre ainsi les pérégrinations d'Alain Moreau (Gérard Depardieu) et de son ex, qui est aussi son impresario Michèle (Christine Citti) tout au long des animations musicales dans les maisons de retraite, les galas du Rotary et les boîtes de nuit campagnardes sans que ça s'arrête jamais. Et j'ai l'impression, d'ailleurs que Giannoli est bien conscient de l'impasse dans quoi il s'est fourré puisqu'il bâcle sa conclusion dans un petit morceau de guimauve, sans oser tout à fait aller au bout de sa logique qui aurait été la séparation définitive, sans espérance aucune du chanteur et de la délicieuse Marion (Cécile de France) ; Marion rencontrée, espérée, séduite, perdue, retrouvée, gâchée… Mais ne fait pas une comédie à l'italienne qui veut…

Et c'est bien dommage car tout le début de Quand j'étais chanteur est un petit bijou d'observation tendre et narquoise à la fois (jamais cruelle en tout cas) sur le monde des marges. Des marges ou plutôt des périphéries au sens où les a décrites le géographe Christophe Guilluy remarquant la coupure de plus en plus nette entre les centres gentrifiés des métropoles, entourés de banlieues peuplées d'immigrants récents et le périurbain profond (deux mondes qui ne votent pas du tout, mais pas du tout vraiment de la même façon).

Je sais bien que Quand j'étais chanteur présente quelques séquences de ce qui fut naguère une capitale régionale, Clermont-Ferrand mais, outre que personne ne niera que ce n'est pas la grande ville la plus glamour de France, la plupart des péripéties du film, celles où Moreau/Depardieu fait tourner son petit orchestre de samedi soir se passe aux alentours, Riom, Ambert ou Royat… C'est la France où les messieurs portent des chemises vertes, violettes ou rouges et des cravates livides, où les dames chaussent des escarpins pointus et revêtent des robes sagement décolletées pour danser paso-dobles, slows ou madisons ; dames qui font tapisserie en attendant l'improbable cavalier ou dansent entre elles, messieurs qui s'alcoolisent un peu au bar. Là-dessus un orchestre avec des vestes pailletées, une choriste qui a envie d'arriver au vedettariat mais qui se résignera vite à une rassurante médiocrité et à des kilos qui s'ajouteront les uns aux autres avec les années qui passent.

Rien que de normal, rien d'aussi bien vu : lors de certaines séquences, on se croit dans un des numéros de Strip-tease (le magazine qui vous déshabille), le bijou franco-belge de Jean Libon et de Marco Lamensch : un regard entomologique sans jugement sur des modes de vie, des pratiques, des comportements, des émotions qui sont forcément surprenantes puisqu'elles ont autres.

Plus le film quitte ces rivages pour s'enfoncer dans l'intrigue sentimentale entre Cécile de France (toujours charmante) et Gérard Depardieu (vraiment excellent, comme aux plus beaux jours), avec la présence en deuxième rideau de Mathieu Amalric (qui tournera un peu plus tard Tournée, avec une atmosphère un peu analogue de spectacles miteux), plus Quand j'étais chanteur s'englue dans l'ennui et la répétition.

Mais pour les trois premiers quarts d'heure, pour la voix de Depardieu qui n'aurait pas dû s'attaquer à Barbara, mais qui réussit parfaitement à interpréter Michel Delpech, Daniel Guichard, ou même Julio Iglesias et… Sylvie Vartan, pour la fraîcheur de Cécile de France, ça vaut la peine d'être regardé…


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