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Sujet : Denis Dercourt, tel Claude Chabrol.


De David-H, le 8 septembre 2006 à 15:22
Note du film : 4/6

Belle surprise de la part d'un quasi-inconnu du cinéma, Denis Dercourt, qui nous offre ici, disons-le toute de suite, une œuvre s'apparentant fort bien au cinéma de Claude Chabrol. Personnages bourgeois au cœur d'une ambiance troublante, où l'aspect psychologique règne en permanence, la flatteuse comparaison s'autorisait effectivement. D'emblée, la présence de la belge Déborah François, au moins aussi silencieuse que dans son premier film, 'L'enfant', parvient à nous intriguer. S'immiscant progressivement dans la vie du couple incarné par la fraîche quinquagénaire Catherine Frot, une célèbre pianiste, et le trop rare Pascal Grégorry, un grand avocat, le but qu'elle poursuit pouvait paraître aussi clair qu'obscur. C'est peut-être là tout l'intérêt de ce film, qu'il vaudrait d'ailleurs mieux ne pas trop dévoiler. Une mention spéciale au réalisateur, car alors que le scénario le présageait, jamais il ne sombre dans un érotisme gratuit et inutile, de plus en plus présents dans le cinéma international, français notamment. Preuve encore que le sexe n'est pas indispensable à l'écran. Quant à ceux, vu le titre, qui craignaient une overdose de morceaux de Bach ou de Mahler au piano, qu'ils se rassurent : la musique n'est qu'un thème parmi bien d'autres dans ce film très réussi


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De droudrou, le 8 septembre 2006 à 18:06

Mon épouse et moi suivrons tes recommandations. Il y a de très fortes chances que ce film passe près de chez nous. Il faut savoir que le village où nous habitons n'a aucune salle de cinéma. Il faut se rendre soit à Saulieu, soit à Avallon, soit à Semur-en-Auxois pour avoir des salles où les programmes apparaissent limités. De par son sujet, il y a de fortes chances pour que le cinéma de Saulieu nous propose "La tourneuse de pages". Au risque de surprendre, Saulieu et Semur-en-Auxois sont relativement branchés "cinéma Arts et Essais". Ca rehausse le niveau de la province sans pour autant apporter le choix auquel un spectateur averti voudrait pouvoir accéder.

Amitiés.


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De David-H, le 8 septembre 2006 à 21:35
Note du film : 4/6

Intéressantes informations sur les cinémas de Bourgogne, j'ai pu ainsi vous situer sur la carte.

Pour votre information, étant belge, c'est dans l'un des 3 cinémas de la ville de Charleroi (Belgique) que je m'y suis rendu, avec 5 personnes dans une petite salle.

Là aussi l'art & essai y est prôné, avec un très relatif succès, comme dans un autre d'ailleurs, tandis qu'une immense complexe cinéma pop-corn détient quasi le monopole de l'offre cinématographique…

Au début des seventies paraît-il, il y avait encore 25 cinémas dans cette ville…


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De droudrou, le 9 septembre 2006 à 14:42

C'est le gros problème du cinéma d'aujourd'hui et de sa distribution. Nous sommes à 85 kms de Dijon où nous habitions il y a de cela 2 ans et demi. Nous avions un cinéma entièrement refait qui s'appelait l'Eldorado et qui disposait de 3 salles dans lesquelles il s'efforçait d'offrir une programmation variée, sachant bien que le programme de base est établi sur une durée de 15 jours, les films pouvant être proposés au public pendant une durée bien plus longue en fonction de leur succès.

Aujourd'hui, l'Eldorado est "presque" en procès avec la Municipalité et un exploitant de Multiplex. Le nombre de salles de cinéma serait nettement plus important qu'à Lille qui, avec la proximité de Roubaix – Tourcoing et les autres agglomérations, représente une population nettement plus importante que la population dijonnaise et voisine. En outre, dans le cadre des programmes de ces Multiplex, les exploitants n'hésitent pas à introduire, aujourd'hui, des films du cycle "Arts et Essais" dans la mesure que où c'est l'audience seule qui compte… Mais, en plus, certains films étrangers donnés en français ce qui dénature bien souvent quelque peu la valeur du film…

Si on dit qu'il y a crise dans le cinéma, cette crise dépasse effectivement les frontières.

Je regrette quelque peu de ne pas connaître Charleroi. Je connais pas trop mal les villes de la côte jusque Bruges et Ypres (beaucoup plus à l'intérieur des terres) et me rendais assez souvent à Mons où un fanzine était implanté et offrait un rare choix de BD.

Amitiés.


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De dumbledore, le 28 mars 2007 à 09:39
Note du film : 2/6

Je suis loin de partager entièrement l'avis de ce cher AlHolg sur ce film. Certes le sujet était prometteur, et le duo qui se forme de l'une qui veut faire chuter l'autre est excitant. Le traitement qui en est fait est par contre bien décevant. &&&Visuellement d'abord le film est d'une pauvreté terrible, surtout concernant la lumière, quasiment sans ombre ou avec des effets fort appuyés (l'ombre projeté sur le mur de la cuisine pour n'en citer qu'un). Les dialogues sont absolument atroces, terriblement écrits et les comédiens sont acculés à formuler des choses que l'on sent déjà ou qui auraient pu passer par le jeu : "vous avez vu comment elle vous regarde?" "Non" "Intensément"… Show don't tell est le premier enseignement du scénario. Le scénario d'ailleurs est également faible à part son idée de départ. Très bien l'idée que la jeune femme brisée veuille fait chuter la célébrité. "L'effort pour rendre l'autre fou" (pour reprendre le joli titre d'un classique de la psychanalyse) est un bon ressort. Sauf que la célébrité en question est déjà sur le point de chuter. Le but à atteindre est alors terriblement facile et du coup sans grand intérêt. Comme toute seule elle va tomber, le suspens consistant à savoir si Mélanie va réussir à la faire chuter est quasi-inexistant. Grande déception.


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