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Sujet : Beba Loncar, la même année que «Le corniaud»...

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De RdT, le 22 mars 2006 à 21:18

…tournait dans ce film de l'étrange Jésus Franco


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De vincentp, le 22 mars 2006 à 22:07

Beba Loncar née à Belgrade le 28 avril 1943 sous le nom de Desanka LONCAR est peut-être bien grand-mère aujourd'hui, avec quelques cheveux blancs, et peut-être des kilos superflus liés à un abus de strüddle, le plat local des balkans.

Idem pour la tchèque au regard polisson, dont vous me pardonnerez d'avoir oublié le nom.

RdT : il faut upgrader votre libido ! Nous sommes en 2006, plus dans les années 1960. La TSF n'existe plus, Anquetil et Locar Beba ont pris leur retraite depuis longtemps !

Vous avez le choix aujourd'hui pour admirer les jeunes filles : Camille Berthomier, Valérie Crunchant…

Bientôt réunies dans l'intégrale de notre ami Jean-Paul Civeyrac, que l'on salue au passage. Un coffret que vous ne manquerez pas de nous recommander chaudement.


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De Arca1943, le 23 mars 2006 à 12:31

Moi, je l'aime bien, Beba Loncar. C'est même moi qui, dans le temps, ai fait ajouter son nom à la fiche du Corniaud. C'est que je l'avais remarquée dans Brancaleone aux croisades, où elle joue, curieusement, le seul personnage francophone… (C'est une blague du film que je ne raconterai pas). Mais êtes-vous bien sûr, cher RdT, que c'est rendre service à l'accorte Beba que de la recenser dans un film de… Jesus Franco, abonné de la série Z, et je dirais même de la série Z de mauvaise qualité? Les fans de Klaus Kinski – dont je suis – ont-ils vraiment envie de voir Jack l'éventreur?


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De RdT, le 28 mars 2006 à 21:34


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De RdeT, le 2 juillet 2008 à 16:06

Ce Lucky Intrepido avec Beba Loncar vient d'être diffusé à la cinémathèque,on ne m'a rien dit et je l'ai raté…

Seule solution : qu'il soit enfin édité en DVD. Car ce Jess Franco selon Jean-Luc Douin dans Le Monde est peut être plus interessant qu'il n'y parait :

«L'univers kitsch de ce Franco-là a captivé Orson Welles, qui lui confia la direction de la seconde équipe de Falstaff (1965), et Fritz Lang, qui, sortant de Necronomicon (1967), confia que c'était le premier film réellement érotique qu'il voyait. "Je suis un musicien de jazz qui fait des films" : l'auteur des Gloutonnes (1973), de Ça barde chez les mignonnes (1967) et du Cri d'amour de la déesse blonde (1977) snobe les scénarios trop ficelés pour se laisser emporter par l'extase des intrigues interactives et la jouissance de la séquence conçue comme un solo de free jazz. »

« Jésus Franco Manera trouva que ses deux prénoms étaient durs à porter par un seul homme. Il ôta donc la voyelle qui le désignait à tort comme un créateur christique et signa ses films Jess Franco, Jess Frank, Franco Manera, David Khume, Frank Hollman, Clifford Brown, James P. Johnson, Roland Marceignac, Robert Griffin, Cole Polley, Chuck Evans, Lowel Richmond, Terry de Corsia… Cette stratégie avait une autre motivation : ayant refusé de devenir cinéaste officiel du dictateur Franco et de signer des apologies de la garde civile, il tourna une partie de son oeuvre loin de sa terre natale où la censure l'avait à l'oeil.»

Avec La Chinoise de Godard que faire un film sur des sujets politiques peut signifier qu'on en parle pas. On voit ici que faire des films sur des sujets pas du tout politque est le signe qu'on en fait…

Pour ma part c'est mon soutien indefectible à Beba Loncar

qui me fait à nouveau lancer ici un nouvel appel au nombreux suffrageants de dvdtoile pour qu'ils soutiennent ma pétition d'édition en dvd de Lucky Intrepido


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De Arca1943, le 2 juillet 2008 à 16:55

« …l'auteur des Gloutonnes (1973)… snobe les scénarios trop ficelés. »

C'est curieux, sans avoir vu ce chef-d'oeuvre je m'en doutais un peu.


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De vincentp, le 2 juillet 2008 à 17:06

Aaah, Beba Locar… Jesus Franco… Jamais diffusés dans les salles art et essai, ces deux toutereaux ne vont pas enlever un spectateur à ces salles de la capitale. Car le problème cher RdT est que la Cinémathèque est maintenant obligée de racler les fonds de tiroir pour composer sa programmation, sinon les-dites salles traditionnelles râlent de la concurrence. Ce qui fait que les bons films s'y font rare et que je n'y ai plus mis, hélas, les pieds depuis près de huit mois.

Sinon RdT, Impétueux et moi-même vous invitons cordialement à boire un verre à la santé de Beba…


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De RdT, le 2 juillet 2008 à 17:39

« Car le problème cher RdT est que la Cinémathèque est maintenant obligée de racler les fonds de tiroir pour composer sa programmation,»

J'ai toujours pensé que dans les fonds de tiroir on trouvait des choses savoureuses, parfois fort divertissantes, souvent très utiles.

Rémy de Gourmont écrivait au sujet de Léonard de Vinci : «On ne connaîtra la vraie valeur de Léonard qu'en confrontant sa science avec celle de l'antiquité et avec celle de son temps. Il ne faut ni lui attribuer à la légère des pages qui ne sont peut-être que des résumés de lecture, ni lui enlever sans preuve,des observation qui lui appartiendrait légitimement : telles, je pense, celles qui concernent les fossiles

Pour ma part je crois c'est souvent parmi les fossiles qu'on trouve des trésors remplis de saveurs et de charme. Ainsi Beba Loncar dans Lucky el intrepido. Voir Beba Loncar chez Jésus Franco puis voir Anne Wiazemsky dans La Chinoise de Godard c'est mieux comprendre l'Europe de 1967, c'est aussi distinguer ce qui est produit des temps de ce qui est produit du génie. L'esprit bd de Jésus Franco comme moyen de comprendre celui de Godard, pourquoi pas?


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De vincentp, le 2 juillet 2008 à 18:52

J'apprécie les messages de RdT, si originaux, artistiques, et hors-normes, avec ses illustrations photographiques. Il est à dvdtoile ce que Godard est au cinéma : un trublion créatif.


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De Impétueux, le 2 juillet 2008 à 19:33

Nous sommes au moins deux, Vincentp !

Et le retour parmi nous de RdeT est une des meilleures nouvelles de ce début d'été…


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De verdun, le 19 mai 2021 à 21:35
Note du film : 4/6

Une organisation criminelle dirigée par Goldglasses (Marcelo Arroita-Jáuregui) inonde le monde de faux billets. Alors qu’il se trouve à une soirée costumée, l’agent Lucky Mulligan (Ray Danton) est contacté par la société secrète Archange qui lui demande de mener l’enquête. Epaulé son collègue Michèle (Dante Posani), Lucky va remonter la piste et se rendre en Albanie pour neutraliser le réseau.

Opération Re Mida (en italien "re mida"= roi Midas) est une coproduction italo-espagnole dirigée en 1967 par Jess Franco.

C'est un film a priori bien différent des futures réalisations du plus fou des réalisateurs ibères. Le récit est bien mené et riche en péripéties. Jess Franco semble avoir eu à sa disposition des moyens décents même si le budget reste celui d'une série B. Il s'agit d'un spectacle tous publics, bien éloigné de ce que Franco fera dans les années 1970.

Mais si l'on y regarde de plus près, Opération Re Mida, parodie colorée des films d'espionnage qui faisaient alors fureur dans les "sixties", est dans la mouvance de ce que réalisait Franco à l'époque. Cartes sur table, sorti l'année précédente, était déjà une parodie assez jubilatoire des films de science-fiction.

Opération Re Mida n'est pas le film des grandes interrogations existentielles mais c'est une parodie réussie, mouvementée et très divertissante. Un objet kitsch assez réussi rythmé par une bande originale de Bruno Nicolai et moins ennuyeux que le plus célébré La dixième victime, auquel on pense parfois. Et à défaut de Ursula Andress, les amateurs des starlettes des années 1960 retrouveront ici les belles Beba Loncar et Rosalba Neri.

Mais le plus intéressant est la façon dont les auteurs ont adopté les codes de la bande-dessinée: on aperçoit de temps à autre des bulles, qui expriment les pensées des personnages, et des cartouches qui présentent les lieux où se déroule l'intrigue.

Car Opération Re Mida a le grand mérite de nous montrer un exemple de transposition réussie de l'univers de la bande-dessinée sur le grand écran. L'astuce des auteurs? Inventer de toute pièce un héros, Lucky l'intrépide, plutôt que de chercher à imiter vainement un personnage de BD préexistant impossible à restituer de façon crédible "en chair et en os".

Inédit dans les salles françaises, Opération Re Mida est une friandise à déguster pour les amateurs de BD "à l'ancienne" mais c'est un Jess Franco recommandable de plus.


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