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Forum : Les Chevaux de feu

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De spontex, le 9 décembre 2005 à 20:09

Quelqu'un a-t-il vu ce film ?

Je ne le connais pas, mais j'aimerais le voir.


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De Arca1943, le 10 décembre 2005 à 17:56

J'en ai entendu parler comme d'un grand film, mais je ne l'ai jamais vu.


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De Impétueux, le 11 décembre 2005 à 10:36

J'allais écrire la même chose ; au temps où sont sortis ces Chevaux, aller voir un film soviétique (ou même du Bloc de l'Est !) était quasiment un acte militant, réservé aux adhérents des associations crypto-communistes (comme "France-URSS", par exemple).

C'était idiot, mais ceux qui ont moins de cinquante ans ne peuvent s'imaginer ce qu'était la Guerre froide, ses terreurs et ses haines…

Je conserve toutefois le souvenir d'une excellente critique ; à vérifier en DVD !


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De Arca1943, le 11 décembre 2005 à 18:32

La Guerre froide n'est pas si ancienne ! Je suis arrivé à l'âge adulte au cours des années 80 et l'atmosphère dont vous parlez, il en restait encore des traces. À l'exception peut-être de certains films pour enfants des pays satellites – comme le merveilleux La Clef d'or ! – les films soviétiques ne sortaient que dans des espèces de projections organisées dans des gymnases aux inconfortables chaises de métal pliantes par le même genre d'amicales dont vous parlez (Québec-URSS, quand ce n'était pas carrément le PCC(ML) ou le PCQ* )

Bien sûr, ce n'était plus toujours le cas : les derniers Tarkovski, par exemple, sortaient dans des conditions normales… Mais je me souviens par contre que même «Le Roi Lear» soviétique – réalisé la même année que la version fort discutable de Peter Brook avec le néanmoins hallucinant Paul Scofield – était sorti vers la fin des années 70 dans un contexte "chaises de métal" ! Shakespeare, proto- ou crypto-communiste ? Enfant, en 1972, j'ai vécu la «Série du siècle» (elle ne s'appellait pas commme ça alors, évidemment), c'est-à-dire l'affrontement entre les meilleurs joueurs de hockey canadiens et l'équipe de l'Armée rouge (à un ou deux joueurs près, la même équipe qui, vieillissante, se fait vaincre par les Américains aux Jeux de Lake Placid de 1980 dans l'insupportable et patriotard Miracle). Eh bien, à en croire les commentateurs, le sort du Monde Libre reposait sur les épaules de nos valeureux hockeyeurs ! Et les quelques-uns qui se hasardaient à rappeler que le hockey n'est qu'un jeu, après tout, auquel on est meilleur lorsqu'on l'aborde un peu comme un enfant aborde un ballon de plage, qu'est-ce qu'ils se faisaient rabrouer !

Reste que si je n'ai jamais vu ces fameux Chevaux de feu, c'est probablement dû à ce genre de contexte : je n'aimais pas les chaises de métal !

(*) à cette différence près que nos Partis communistes à nous étaient d'infimes groupuscules qui ramassaient moins de 1 pour cent du vote. Un seul député communiste a été élu à la Chambre des communes (Parlement canadien) : le fameux Fred Rose, pendant la Seconde Guerre mondiale.


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De vincentp, le 3 février 2007 à 20:09
Note du film : 5/6

Une sorte de documentaire quasi-ethnographique. On pourraît y voir un décalque moderne et évolué du Tabou de Murnau et Flaherty avec ses danses folkloriques des Goutzouls (Carpates) suivies d'une intrigue psycho-dramatique à deux sous qui met aux prises trois autochtones (*). Le récit est impulsé par la représentation en images des pensées plus ou moins explicites des personnages. Une suite d'images destructurées en mouvement perpétuel donne ainsi à ce récit un aspect convulsif et tortueux. Certains moments sont de toute beauté (en particulier le début) mais le film est peut-être un peu inégal sur la durée. Il n'en demeure pas moins un classique indispensable !

Si l'influence de Eisenstein est ici évidente (les danses endiablées rappellent celles de Ivan le terrible), certains plans font également penser au futur univers cinématographique de Malick (les reflet des visages dans la rivière, par exemple). Dommage que la copie qui nous a été présentée ait été d'aussi mauvaise qualité. Sans doute qu'une copie neuve ou restaurée mettrait en valeur le travail sur la photographie, sur lequel il est impossible ici de porter un jugement. Ah, si j'avais la fortune de Abramovitch, je l'investirais dans cette noble tâche plutôt que dans le monde des footeux !

Et puis, pour répondre à Impétueux, on est ici aux antipodes de l'académisme soviétique. Plutôt l'oeuvre d'un poète marginal et surdoué, sans doute trait d'union entre un cinéma historique et un cinéma moderne.

(*) : "Hallelujah", premier film parlant du cinéma (avec Le chanteur de jazz), diffusé récemment à l'occasion de la rétrospective King Vidor à Paris, étant également, de toute évidence, un décalque de cette structure narrative en deux temps.


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De stronibein, le 20 février 2010 à 14:35
Note du film : 6/6

Il faut saluer la parution de ce film en un DVD magnifiquement restauré, dans la collection "Auteurs" de "Films sans Frontières".

C'était un pari risqué, compte tenu du caractère assez peu commercial de l'oeuvre. Mais il y a un bon Dieu pour les chefs d'oeuvre, le DVD se vend plutôt bien.


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