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Forum : Cours, Lola, cours

Sujet : Du cinéma à grande vitesse !

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De fredouille1211, le 21 novembre 2005 à 17:56
Note du film : 5/6

Du cinéma à grande vitesse ! Le film de Tykwer est un film de course – littéralement : il entraîne le spectateur dans les rues de Berlin quand Lola (sublime Franka Potente), hors d'haleine, s'élance sur l'asphalte et les pavés.

Lola a couru avec succès sur les écrans d'Allemagne, mais elle a posé des jalons sur le plan international avec des invitations au Festival de Venise et de Sundance.

C'est une course contre le temps et pour l'amour : Lola a 20 minutes pour trouver 100.000 marks, somme que son ami Manni a perdue dans le métro. Si Manni ne livre pas la somme à son patron à midi, c'est un homme mort.

Cours, Lola, cours ! est un film d'action physique, dynamique, orienté sur la vitesse. Avec sa tignasse rousse, Lola est un peu la Fifi Brin d'acier de lé génération Ecstasy.


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De PM Jarriq, le 29 novembre 2008 à 08:51
Note du film : 4/6

Le scénario est basé sur le principe de Groundhog day : à savoir, la répétition de la même action, mais sur plus petite échelle. Ici, c'est l'héroïne elle-même qui a le choix de recommencer le déroulement de sa journée, pour sauver la peau de son boy friend, et elle apprend à améliorer le score de version en version. C'est malin et amusant, truffé d'idées surprenantes et de chausse-trappes, et Lola rennt incite à une réflexion sur le destin, qui peut changer du tout au tout, pour deux ou trois secondes. L'idée de montrer les différentes destinées des personnes croisées par Lola, lors de sa course folle, en images fixes, est très amusante.

Tykwer utilise tous les artifices, le ralenti, l'accéléré, le dessin animé (dont s'inspirera Tarantino pour Kill Bill), pour ne pas laisser retomber le stress généré par son triple suspense. De fait, on est totalement accroché jusqu'au bout, et la présence sauvage et étrangement touchante de Franka Potente y est pour beaucoup.

Un petit film énergétique, qui ne fait pas ses dix années d'existence.


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De Torgnole, le 29 novembre 2008 à 11:39

Dans le registre "effet papillon" existe aussi une comédie romantique avec Gwyneth Paltrow Pile & Face, qui m'avait laissé plutôt un bon souvenir.

Cours Lola Cours, est effectivement une réussite, dynamique, efficace, jamais ennuyeux. Seul film de Tom Tykwer que j'ai vu, ce réalisateur semble digne d'un intérêt certain…


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De PM Jarriq, le 29 novembre 2008 à 11:48
Note du film : 4/6

Il s'était moyennement sorti du Parfum. Mais à sa décharge, c'est pratiquement inadaptable.


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De Torgnole, le 29 novembre 2008 à 11:56

Ah! Le parfum, vu aussi, j'avais oublié… Le début m'avait bluffé, tant au niveau de la reconstitution d'époque et la photographie, mais la suite est un peu moins emballante… Je pense qu'il faut faire abstraction du livre pour l'apprécier…


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De Impétueux, le 17 août 2011 à 20:19
Note du film : 4/6

Voilà un film très bien fait, rythmé comme un TGV, haletant, drôle, malin, intelligent, dont la brièveté est vertu et dont la complexité de construction n'est jamais gênante.

Comme à son habitude, si regrettée, PMJarriq dit fort bien la qualité de la démarche ; si cette sorte de présent parallèle n'est pas une innovation au cinéma, elle demeure très excitante intellectuellement. Je n'ai pas vu Groundhog Day, que notre ami disparu évoque, mais j'ai le souvenir d'une séquence de ce type dans le terrifiant Funny games : on revient à la racine d'un événement (on rembobine, en quelque sorte) et on regarde le cours immédiat des choses se modifier jusqu'à ne pouvoir être reconnu. Vieux thème de science-fiction toujours très fertile en rêveries : quel est le moment précis où, tordant la contingence du présent, je peux modifier l'avenir ? Et quels sont les milliers de futurs virtuels qui émanent de cette infime modification ?

Cours, Lola, cours (au tire français bien meilleur, bien plus impérieux, que le titre original, Lola rennt, c'est-à-dire, simplement Lola court, qui met moins l'accent sur l'urgence) est un de ces films bricolés sans immenses moyens mais qui donnent encore à penser que le cinéma a quelque chose à dire, d'original, de novateur, d'intéressant. Il n'est pas besoin d'immenses moyens, de quantités d'acteurs ni même d'effets spéciaux (bien que l'éclatement en ralenti d'une immense vitre soit précisément une scène attendue et à faire) pour faire un bon film : il faut avant tout un scénario intéressant et de bons acteurs bien dirigés.

La performance de Lola (Franka Potente) est assez bluffante ; et j'aime aussi beaucoup Moritz Bleibtreu que j'avais remarqué par ailleurs dans l'honnête adaptation des Particules élémentaires, qui porte sous son front buté toute l'inquiétude et le mal-être du monde. Mais les autres visages sont aussi bien choisis.

Je gage que, depuis 1999, où le film a été tourné, la ville de Berlin s'est un peu, ou beaucoup, nettoyée et améliorée ; sinon, quel triste décor et quelle triste pénitence !


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