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Forum : L'Homme qui plantait des arbres

Sujet : Critique


De totoro, le 13 février 2003 à 00:00

Cinq années d'un travail acharné. Cet époustouflant hommage pictural aux peintres impressionistes comme Monet ou encore Brueghel l'ancien n'est pas que cela. Il est aussi et surtout une fresque humaniste de trente minutes dessinée par un seul homme. L'histoire du personnage et l'histoire du réalisateur semblent se rejoindre ici dans l'énormité de la tâche accomplie, jour après jour, semaine après semaine. L'héroïsme au quotidien. L'émotion est très forte. Emotion dûe à l'histoire, mais celle aussi, rare il faut l'accorder, d'avoir découvert une oeuvre tellement aboutie, tellement parfaite à tous les points de vue (force du sujet, choix graphiques, richesse des couleurs et des rythmes, qualité extraordinaire du scénario respectant chaque phrase du texte, ton tellement juste apportée par le narrateur, Philippe Noiret).

On retrouve auprès du cinéaste un ami de toujours : Norman Roger, qui signe une bande son magnifique (Musique et sons) ainsi que son chef-opérateur. Il est surtout à signaler que grâce au succès planétaire du film, et à ses passages réguliers dans les festivals et dans les écoles où les enfants étudient le film, des millions d'arbres ont été planté (Canada, Japon, France,…)! Finalement, rarement un film de cinéma aura autant dépassé ses frontières et sera devenu "utile". Enfin si il existe un film à montrer à une personne qui veut découvrir la beauté singuliére du cinéma d'animation, c'est bien celui-là qu'il faut choisir! Le choc sera garanti!


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De Tamatoa, le 18 juillet 2012 à 00:14
Note du film : 6/6

Merci à totoro pour avoir admirablement commenté ce DVD ! Je n'ai rien à rajouter, sinon que tout "amateur" de Giono ( on devrait plutôt employé le mot "féru" ou "fervent" quand on évoque le grand, l'immense écrivain) se doit de posseder ce DVD. Je vais vous faire un aveu : je ne l'ai pas. Mais ayant lu L'homme qui plantait des arbres il y a peu, j' ai découvert ce film d'animation sur le site Dalymotion oû il est visible en deux parties. Mais je me promets de me procurer au plus vite cette petite merveille et de retrouver la voix de philippe Noiret que l'on croirait faite pour lire, pour "dire" Giono..

Quelle beauté ! Quelle émotion ! Ce monde de pureté et du renoncement de soi qui habite Elzéar Bouffier, ce monde traversé par deux guerres, est sublimé par des images semblant folles qui jurent (apparemment) avec l' ataraxie du récit mais qui siéent tellement à la pensée profonde de Giono. Magnifique rêverie !


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De Impétueux, le 18 juillet 2012 à 15:26

Ravi, Tamatoa (mais guère étonné) de vous lire féru et fervent de Jean Giono, comme je le suis… J'ignorais que ce conte délicieux de L'homme qui plantait des arbres avait donné lieu à un film.

Je suppose que vous savez que beaucoup de personnes, croyant assez naïvement, et sans connaître la capacité d'invention de l'écrivain, ont été déçues de ne pas trouver les forêts évoquées, en visitant la Haute-Provence !

Giono était un affabulateur extraordinaire… Dès Naissance de l'Odyssée, il s'engageait dans la re-création de la réalité… Et que dire des Âmes fortes, si mal servies au cinéma par Raúl Ruiz, où nul ne peut savoir si la réalité est celle de Thérèse ou celle de la Contre… ?

Ravi de me retrouver en si bonne compagnie que la vôtre, vraiment…


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De Tamatoa, le 18 juillet 2012 à 19:21
Note du film : 6/6

A dire le vrai, je connais Jean Giono que depuis peu. Bien sûr, je le connaissais à travers Regain, Crésus, Jofroi, etc. Mais la lecture de Giono est assez récente. Quelques mois. Depuis que j'ai le temps…Mais quel être émotionnellement équilibré ne se laisserait' il pas transporté par la verve absorbée de ce voyageur immobile (puisque je crois qu'il fut baptisé ainsi) ?
Et pour en revenir à la déception des touristes devant l'abscence de forêts évoquées dans le livre, la façon magistrale dont philippe Noiret dit à la fin du film : "- Je suis pris d'un immense respect pour ce paysan sans culture qui a su mener à bien cette oeuvre digne de Dieu. Elzéar Bouffier est mort paisiblement en 1947 à l'hospice de Banon…-"

…on peut penser que tout celà a vraiment existé. Surtout si on emprunte la rue Elzéar Bouffier dans le village..


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