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Forum : Chantons sous la pluie

Sujet : Critique


De dumbledore
Note du film : 5/6

Que dire de ce film mythique ? Si ce n'est que c'est un chef-d'œuvre, qu'il est LE film qui pourrait résumer ce genre qu'est la comédie musicale hollywoodienne : l'histoire d'amour est le centre de l'histoire, les enjeux sont des plus minces (on n'aborde jamais de grands thèmes dans une comédie musicale hollywoodienne), les morceaux musicaux n'ont aucun poids dramatique (on pourrait les enlever, ça ne changerait rien à l'avancée de l'histoire) mais constituent tout l'intérêt du film, et la mise en scène transcende cette joie de vivre avec les couleurs pastel, les décors carton-pâte, les costumes chatoyants et le tout englobé par des mouvements amples de caméra.

Mais le film possède une intelligence maligne qui en fait un chef-d'œuvre. Son principe repose sur ce point de départ qu'une comédie musicale respire le faux, qu'on y adhère, sans jamais y croire vraiment. La comédie musicale, c'est le monde tel qu'on aimerait qu'il soit : même quand il pleut, on est content. Ce côté factice qui transparaît et plombe même certains films (Ah Brigadoon !) devient ici le sujet du film, offrant ainsi un film dans le film. Le procédé est efficace, permettant de dénoncer les codes tout en les utilisant…

Le succès du film et de son concept fera même un petit. Un grand en fait puisqu'il s'agit d'un chef-d'œuvre également : Tous en scène qui ne se situe toutefois pas dans le cinéma, mais dans le monde de Broadway…

Et puis pour finir, on ne peut pas oublier la musique, elle aussi mythique, avec la célèbre chanson titre qui d'après la légende était presque improvisée.

Bref, un régal à regarder avec un grand sourire…


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De marikelly, le 23 novembre 2004 à 14:54

J'aime Gene Kelly…


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De vincentp, le 15 février 2005 à 15:21
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Les deux ballets finaux entre Cyd Charisse et Gene Kelly, ayant peu de liens -il faut bien le dire – avec le reste du film, permettent à celui-ci de culminer à une hauteur rarement atteinte au cinéma, et réprésentent sans nul doute le sommet de la "comédie musicale".

Ah, la robe de Charisse qui s'envole, sans jamais devoir retomber, portée par une soufflerie diaboliquement bien pensée.

Une scène de légende, un film touché par la grâce…

Pour Brion, "le travail qui disparaît à force de travail".


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De droudrou, le 16 juin 2006 à 18:05
Note du film : 6/6

Dumbledore je vais te poser une question : pourquoi dis-tu "chef d'oeuvre" et lui donnes-tu 5/6 ?

j'en profite : comment fait-on pour pouvoir donner la note "chef d'oeuvre" quand on se trouve confronté à une notation qui va de "0" à "6" ?

amitiés – Pierre

just singing in the rain…


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De vincentp, le 16 juin 2006 à 19:08
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Crée ta liste de films préférés, et tu lui mets une note de 7/6.

Pour créer ta liste, appuie sur la croix verte dans la fiche film.

Et après, tu te débrouilles !


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De droudrou, le 17 juin 2006 à 09:39
Note du film : 6/6

All right ! I understood You ! And now : "all together" ! Je ne cite personne… Merci Vincento – à bientôt…


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De jipi, le 9 octobre 2008 à 20:44
Note du film : 6/6

Les prestations de Donald O'Connor sont un véritable check-up médical rassurant. Pas de problèmes, le cœur est solide. Le bonhomme monté sur ressort bondi dans tous les coins le tout en une seule prise.

Icône de la chorégraphie « Chantons sous la pluie » est avant tout le socle d'une condition physique hors du commun. Comment ne pas trembler en visionnant ces escaliers dévalés ou ces murs traversés par des protagonistes regards hauts, visages rayonnants sans notion du danger.

Ces numéros sont à couper le souffle, une mécanique suisse. Des auréoles intégrées dans des scénettes amusantes montrant stars idiotes et metteurs en scènes au bord de la syncope traqués par les technologies nouvelles.

L'humour sert de moquette aux aléas d'un métier artistique constamment en devenir. Le navet idyllique à l'eau de rose sans parole est remplacé par le piédestal d'un nouveau genre, la voix inaugurant les beaux jours d'un genre nouveau, la comédie musicale.

Tout est prétexte à basculer du mieux possible sans états d'âmes dans un comportement adapté conservant motivation et bonne humeur. Le public est versatile, il s'adapte aux nouveaux courants. Les réactions de spectateurs moqueurs à la sortie d'un sous produit périmé sont révélatrices, il faut se recycler et en vitesse.

« Chantons sous la pluie » est une figure triangulaire entre ce qui disparaît, le muet, ce qui naît le parlant et ce qui se maintient en évoluant, la danse. Les corps se moquent bien de ces rivalités entre concepts, ils s'entretiennent, bougent, offrent leurs splendeurs dans une géométrie tourbillonnante éternelle.

D'agréables mélopées traversant un temps changeant ou l'on ne se pose jamais longtemps. Les premières notes de Singing in the rain sont intemporelles une manière de démontrer dans nos incessantes recherches de la vérité que tout a déjà été découvert.


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De Norman Bates, le 18 juin 2013 à 21:52
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Je profite de la rediffusion de ce chef-d'oeuvre pour remercier ma prof d'anglais qui, il y a quelques années, nous a fait découvrir ce film… Depuis je l'ai revu des centaines de fois mais je n'ose en faire une critique dithyrambique, tout a été dit sur ce forum. Il suffit de regarder et d'apprécier…

I'm singin' in the rain,
Just singin' in the rain.
What a glorious feeling
I'm happy again.
I'm laughing at clouds
So dark up above,
The sun's in my heart
And I'm ready for love,
… for love. …
Let the stormy clouds chase
Ev'ryone from the place,
Come on with the rain
I've a smile on my face.
I walk down the lane
With a happy refrain
And singing,
Singing in the rain,
… in the rain.

I'm singin' in the rain,
Just singin' in the rain.
What a glorious feeling
I'm happy again.
I walk down the lane
With a happy refrain
And singing,
Singing in the rain,
… in the rain, … in the rain. …


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De Tamatoa, le 18 juin 2013 à 23:26
Note du film : 6/6

I'm singin' in the rain
Je chante sous la pluie
Just singin' in the rain
Je chante simplement sous la pluie
What a glorious feeling
Quelle sensation magnifique !
I'm happy again.
Je suis heureux de nouveau.
I'm laughing at clouds
Je me moque bien des nuages
So dark up above
Si sombres là haut
Cause the sun's in my heart
Car le soleil brille dans mon coeur
And i'm ready for love
Et je suis enfin prêt pour l'amour..

Let the stromy clouds chase
Laissons les vilains nuages disparaître
Everyone from the place
Que tous les gens de la place
Come on with the rain
Viennent s'amuser sous la pluie
I've a smile on my face
J'ai le sourire aux lèvres
I walk down the lane
Je me promène dans la ruelle
With a happy refrain
En fredonnant un gai refrain
Cause I'm singin
Car je chante
Just singin' in the rain
Je chante simplement sous la pluie !

I'm dancin' and singin' in the rain…
Chantons et dansons sous la pluie…

Hein ? Dites ! Le gars Psychose, y peut s'accrocher ! (avec toute ma sympathie)


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De Impétueux, le 25 août 2013 à 18:59
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Il y a des films qui ne se discutent pas ! Même chargés d'artifices, maigres dans l'argument, et, comme c'est le cas ici, réutilisant des lyrics déjà créés dans d'autres films, ils ont quelque chose que les plus grands talents du monde peuvent ne pas donner : la grâce.

Du même Stanley Donen, quelques années plus tard, il y a Les sept femmes de Barberousse, qui, à bien des égards est mieux construit, mieux filmé… Et c'est pourtant Chantons sous la pluie qui demeurera longtemps, longtemps…

Cela étant et même si, paraît-il, Chantons sous la pluie n'a pas connu un succès éclatant à sa sortie, c'est aussi un film symbolique. 1952 c'est peut-être l'année où les États-Unis sont au sommet de leur puissance et de la sympathie que le monde entier leur porte. À l'exception évidente et notable de ce qu'on appelle le camp socialiste et de ses épigones, pour qui ils sont, naturellement et au contraire, une sorte d'Empire du Mal : la lecture des articles de L'Humanité est, de ce point de vue, terrifiante et hilarante. L'Amérique, comme on dit, c'est l'image la plus aimable d'un avenir radieux et confortable, la prospérité économique éclatante, la gaieté, le rythme, le rêve.

Tout qualificatifs qui s'appliquent idéalement à la comédie musicale, compendium de la bonne humeur, de la joie de vivre et du conte de fées : aucune exigence de réalisme, naturellement, puisque, comme dans l'opérette, genre européen qui ne bénéficie pas ou peu de l'apport fulgurant de la danse, les acteurs, à intervalle régulier, entonnent une mélodie dont la qualité intrinsèque fera beaucoup pour le succès du film. Aucune exigence de réalisme mais une certaine nécessité de respecter la véracité psychologique, à condition que les choses se terminent bien.

On peut quelquefois, dans le genre, s'asseoir sur les considérations que l'on pourrait appeler morales : Chantons sous la pluie est une sorte d'apologie de l'imposture, imposture pour la bonne cause, si l'on veut, mais imposture tout de même : déjà lorsque Don Lockwood (Gene Kelly), au tout début raconte ses débuts à la grosse journaliste qui commente l'arrivée des stars à la Première du spectacle (grosse journaliste qui fait irrésistiblement penser à Elsa Maxwell), il nimbe la réalité de sa dèche des oripeaux d'une existence lisse et dorée. (Et cela donne la séquence irrésistible où, avec son pote Cosmo (Donald O'Connor) et vêtu d'un horrible costume à carreaux, il donne un spectacle fulgurant à ce qui doit être un parterre de péquenauds). Et naturellement dans la substitution vocale de Kathy Selden (Debbie Reynolds, dont on serait bien en peine de citer un autre rôle) à Lina Lamont (Jean Hagen, qui n'a, elle, laissé absolument aucune trace).

Si j'écris ces inutiles vacheries, c'est pour mieux promouvoir celui que je trouve le grand oublié de Chantons sous la pluie, l'excellent Donald O'Connor, qui est bien mieux qu'un faire-valoir et qui est un parfait complice de Gene Kelly. Je regrette un peu que son rôle s'amenuise au fur et à mesure que le film progresse et je trouve qu'il aurait pu apporter encore un peu plus de dynamisme et de vigueur. Mais naturellement Kelly est bluffant, moins élégant et plus athlétique, moins romantique et plus solide qu'Astaire qui aurait peut-être été plus adapté lors de la séquence onirique où Cyd Charisse fait admirer sa sensualité.

Toujours est-il qu'on confine au chef-d’œuvre et qu'on y atteint souvent. Légèreté, intelligence, bonne humeur. Soixante ans et plus. Et pas une ride.


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De vincentp, le 26 août 2013 à 12:49
Note du film : Chef-d'Oeuvre

De la même équipe, Un jour à New York et Beau-fixe sur New York sont également à connaitre.


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De Impétueux, le 26 août 2013 à 17:46
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Je connais et n'apprécie pas beaucoup un jour à New-York (à quoi, Vincentp, vous n'avez attribué qu'un 4/6, et moi seulement un 3) mais je n'ai jamais vu Beau fixe sur New-York que vous jugez au mieux, ce qui attire ma curiosité.

Et moi je vous recommande, toujours de Stanley Donen, Les Sept femmes de Barbe-rousse


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De vincentp, le 26 août 2013 à 18:41
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Oui, je connais bien Les sept femmes de Barbe-Rousse, un très bon film, mais pas exceptionnel toutefois, avec ses décors en carton-pâte assez grossiers et un humour un peu lourdingue.

Les meilleures réussites de l'acteur-réalisateur-chorégraphe Kelly ? Ziegfeld follies, Le pirate, Les trois mousquetaires, Beau-fixe à New-York, Un américain à Paris, Chantons sous la pluie, Brigadoon, Les girls. Plus des films à la réputation moins établie (réalisés par Charles Walters, George Sidney,…) mais que l'on peut découvrir par hasard d'une rediffusion, ou au milieu des 14 000 références de ma médiathèque…

J'ai prévu de repasser bientôt les trois volets de That's entertainment !, que j'ai chez moi en hd-dvd.


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