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Forum : Le Point de non-retour

Sujet : Moderne


De Pigeon Lane, le 15 mai 2003 à 09:24

Polar "séminal" (comme disent les anglo-saxons), "Point blank" est un classique moderne, dont les trouvailles ont encore de l'écho aujourd'hui. Des images sont ancrées dans la mémoire : Marvin vidant son revolver sur le lit de sa femme, marchant dans un couloir interminable, Alcatraz désert, etc. Presque tous les Boorman sont édités en DVD, pourquoi pas le plus important ?


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De P-M Jarriq, le 13 mars 2004 à 13:07
Note du film : 6/6

Toujours aucune nouvelle de "Point blank" ? C'est curieux, vu la réputation du film qui a grandi avec les années… Même la sortie de "Payback", remake déguisé du chef-d'oeuvre de Boorman n'a pas suscité de sortie DVD de l'original. Espérons qu'ils ne vont pas attendre le 50ème anniversaire !


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De Arca1943, le 13 mars 2004 à 16:46
Note du film : 5/6

De tout coeur avec vous ! Je ne comprends rien à la rareté de ce film étincelant.


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De Mister Zob, le 21 mars 2004 à 19:39
Note du film : 5/6

Toujours pas annoncé par Warner, même après leur "chat" z1 de début mars… :(


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De P.-M. Jarriq, le 22 mars 2004 à 09:01

Il y a d'autres films de Lee Marvin, qu'on aimerait voir ressurgir : "Sept hommes à abattre", "Les inconnus dans la ville", "Monte Walsh", "Chasse à mort", et quelques autres indispensables, alors que ses nanars ("Delta force") sont sortis depuis belle lurette. Il va falloir que quelqu'un le remette à la mode, le vieux Lee, pour réveiller les éditeurs. Tarantino, on compte sur toi ! Nul n'a oublié que les hommes en noir de "Réservoir dogs" étaient tous fans de Lee Marvin…


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De P.-M. Jarriq, le 22 mars 2004 à 10:30

Il est vrai que "Payback" n'a rien d'un classique du genre, mais c'est un film très sympathique, par ce retour aux seventies, bourré de clins d'oeil : James Coburn et Kristofferson se retrouvent côte à côte deux décennies après "Pat Garrett et Billy the kid", le second s'appelle Bronson et porte la moustache du célèbre justicier, la déco du film est intemporelle, l'image monochrome renvoie à l'ambiance des polars de cette période. Bien sûr, Gibson ne vaut pas Marvin, mais Lucy Liu est hallucinante en pute SM et Gregg Henry est un méchant de très haut vol.


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De westlake, le 21 avril 2004 à 15:10

A quand une édition Z2 ?


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De PM Jarriq, le 4 mars 2005 à 19:27
Note du film : 6/6

Une des absences les plus inexplicables en DVD. Ce polar "séminal" (comme disent les critiques U.S.) a redéfini tout le genre et hissé Lee Marvin au rang des acteurs mythiques hollywoodiens. Une édition s'impose.


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De david-paul, le 6 mars 2005 à 15:03
Note du film : 6/6

Depuis combien d'années ce film n'est pas passé à la télévision.J'en garde un excellent souvenir et vote bien sur pour la réedition DVD.Par contre, je ne savais pas que Payback avec Gibson en était une reprise.


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De PM Jarriq, le 24 mars 2005 à 08:11
Note du film : 6/6

Enfin ! Le film est annoncé en zone 1 pour le 5 juillet 2005 ! On était à deux doigts de s'agacer…


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De verdun, le 8 août 2006 à 22:14
Note du film : 6/6

Oui, je le confirme: Le point de non-retour est une bombe.

Voici un mélange étonnant de film expérimental et de polar d'auteur hollywoodien paranoiaque et agressif: pour employer une métaphore discutable mais explicite, ce film est un peu le fils que Robert Aldrich aurait eu avec Alain Resnais.

Car Point Blank est un pur polar, violent, noir dans le ton de l'oeuvre de Donald Westlake donit il s'inspire. Cet aspect brutal du film est merveilleusement rendu par l'interprétation bestiale de Lee Marvin, qui n'a durant le film qu'une phrase en bouche- ou presque: "I want my money", je veux mon argent.

Marvin annonce dans son jeu le mutisme vengeur des futurs personnages incarnés par Charles Bronson, en mille fois mieux hélàs! Et d'une certaine façon, l'ennemi de Marvin est fascinant: une organisation criminelle protéiforme, incarnée par une brochette d'anonymes. Walker- Marvin croit pouvoir manipuler cette organisation et récupérer son argent, mais hélàs..

Non, content d'être un polar passionnant, Point Blank est un film personnel et expérimental de premier ordre. Le réalisateur joue constamment avec les sons (le bruit des pas de Walker-Marvin dans l'aéroport), avec les images (le ralenti sur les coups de feu de Marvin sur le lit de sa femme).On ne peut qu'admirer les ruptures de tons et les coqs à l'ane audacieux du réalisateur. Et en même temps, c'est un film cohérent qui tient en haleine, marqué par un sens du tragique et de l'asurde qui renouvelle le thème de la manipulation et la thématique du polar.

Un film unique donc et rare dans le système hollywoodien, qui annonce l'oeuvre unique de John Boorman. Dommage que le film soit si rare à la télé, hors la chaîne câvlée TCM. La sortie en zone 2 est souhaitablele pour ceux qui veulent découvrir ce film- clé.


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De droudrou, le 20 décembre 2008 à 11:26

The killers et A bout portant… comme cela Robert Siodmak sera content ! Etj'ajouterai Un silencieux au bout du canon.


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De Gilou40, le 15 janvier 2011 à 23:22

Je n'ai vu ce film qu'une fois, il y a fort longtemps, et je me souviens qu'il m'avait fasciné ! Le titre aussi. La seule scène dont je me rappelle se passe sur un bâteau avec Lee et d'autres types…C'est tout. C'est peu. Mais c'est histoire de dire bonsoir en passant…

PS: Refilez votre place à Impétueux, c'est une salle pour lui, à n'en point douter. La clim, le bouc, tout ça…Il va adorer !


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De vincentp, le 14 mars 2020 à 22:35
Note du film : Chef-d'Oeuvre


Un classique évident revu avec plaisir en dvd. Lee Marvin se promène, mine renfrognée, au pas de charge, pétard à la main, dans la ville de San Francisco pour y régler ses comptes. Concis, direct, mise en scène élaborée (ruptures de tons, de temporalité), scénario portant sur le chaos et le désordre d'individus et de groupes mafieux. Les personnages se comportent de façon illogique, étrange, sans que l'on nous en explique les raisons. Une part de mystère et d'inexpliqué. C'est vraiment bien fait, sans être totalement parfait. Point Blank présente des ressemblances avec des polars alors existants ou à venir de Samuel Fuller, Donald Siegel et de Peckinpah (Tueur d'élite), voire Michael Mann (Thief). Au crédit de John Boorman : une vision de société très intéressante, cohérente et atypique, et une écriture cinématographique de très belle qualité (plans, direction d'acteurs, montage, aspects sonores, choix des décors). Point Blank contient des fulgurances et des images fortes qui ne s'oublient pas.


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