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Forum : La Sirène rouge

Sujet : Avis


De Fiora, le 19 janvier 2005 à 12:03

La sirène rouge, un genre qui nous change du Jean Marc Barr que l'on connaît tous. Un film rempli de suspens qui nous tient en haleine jusqu'au bout.


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De numbersix, le 27 novembre 2006 à 12:50

La sirène rouge est l'un des premiers pas dans le nouveau film de genre français. Il faut se rendre comtpe qu'il y a 10 à 15 fois moins de budget sur ce genre de film qu'aux états unis. Vivement la suite avec ce metteur en scène, et un autre film. 


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De Impétueux, le 27 novembre 2006 à 12:54

Et alors ? Un gros budget, pour vous, c'est l'assurance d'avoir un bon film ?


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De numbersix, le 27 novembre 2006 à 16:38

Vous pensez probablement qu'il s'agit d'avoir de grandes idées et d'un talent illimité pour arriver à ses fins? c'est très beau comme idée, mais hélas cela est très eloigné de la réalité. Il faut un minimum d'argent pour avoir les comédiens souhaités, le temps qu'il faut pour faire le film pendant le tournage, etc… et une vue de l'esprit ne suffit hélas pas. Non, il n'aurait pas fallu un gros budget mais juste un peu plus pour que ce film soit encore plus percutant. Si vous vous renseignez, vous apprendrez que ce film a été fait avec le même budget qu'un petit film français réaliste qui se passerait dans une maison de proche banlieue parisienne. Il faut s'intéresser à la réalité des choses, le cinéma c'est essentiellement une histoire d'argent, il faut savoir l'accepter et découvrir le dessous des choses. Mais c'est peut être la société actuelle qui veut ça, parler d'abord et réflechir (éventuellement). Faîtes un tour sur le site de L'arp, qui vous donnera des statistiques et cassera certainement une mythologie, c'est très instructif croyez moi. Amicalement.


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De Impétueux, le 27 novembre 2006 à 16:49

Me croyez-vous si naïf ? Mais tout dépend de ce dont on parle : autant tourner Cléopâtre (ou, pour rester dans votre vraisemblable strate générationnelle, Le Seigneur des Anneaux ) serait une absurdité, autant Le projet Blair witch a extrêmement bien fonctionné avec un budget de misère.

Cas spécial ? Sans doute… mais sans aller chercher du cinéma expérimental, la qualité de tout ce que fait Rohmer n'a pas de commune mesure avec les blockbusters indigents qui sortent à forte cadence.

Ce qui est de l'ordre de l'évidence, c'est que qualité et opulence doivent être déconnectés. Ceci posé, je vous donne acte bien volontiers que le cinéma est un art qui nécessite plus de fric que la peinture, par exemple…


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De numbersix, le 27 novembre 2006 à 20:22

Combien de succès accidentels tels que blair witch? Une misère! On parle de film, pas de coups de chances de sorties d'écoles. Vous parlez d'incidents et pas des 99% des autres films, en plus vous généralisez à outrance sans vraiment de point de vue et de connaissance sur le sujet. Le problème n'est pas que vous ayez raison ou tort, mais que vous compreniez et c'est mal parti. Le point de départ était sur un film précis (je ne vois pas ce que fais cléopatre etle seigneur des anneaux dans cette discussion bien franco française), qui d'après mes sources coûte moins de 4 millions d"euros. La le film de megaton avec quelques centaines de milliers d'euros en plus auraient probablement été encore plus percutant c'était le sens de ma phrase. Et c'est hélas une constante que l'on retrouve trop souvent sur nos écrans, bien loin des seigneurs et des princesses egyptiennes.


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De dumbledore, le 27 novembre 2006 à 21:15

Rohmer est un cinéaste qui a un réel talent de producteur et qui sait exactement de quels budgets doivent être ses films en fonction du public qu'il sait lui être fidèle. Il mise peu, gagne peu, mais surtout perd peu. Il a trouvé une cohérence économique qui lui permet de faire les films qu'il aime et qu'il veut faire. Mais jamais il ne pourra faire un film touchant un large public. Des cinéastes comme Assayas sont tombés dans l'écueil inverse avec des budgets astronomiques comme celui de Destinées sentimentales qui était hors de prix en fonction de son cinéma, de son public, du sujet, etc.
Compte tenu qu'un film comme la sirène rouge est un film foncièrement populaire, polar, d'action, d'après un auteur à succès (et osons le dire plus intéressant que le Grangé si à la mode) et avec un cast conséquent, il est tout à fait légitime de penser comme numbersix qu'il doit avoir un budget conséquent et qu'un manque à ce niveau là est particulièrement pénalisant pour le film dont l'action et le spectaculaire sont les ressorts ludiques de base de ce genre de cinéma. C'est bien plus pénalisant que pour un film qui ne repose pas sur le visuel ! Que le buget du Diner de con passe de 10 à 9 millions d'euros, je ne suis pas sûr que ce soit un gros souci quant au résultat final! (je ne me souviens du budget exact mais c'était dans le genre… disproportionné)
Il y a un nombre impressionnant de films qui passant – pour des raisons budgétaires – de 10 à 8 semaines de tournage trouvent leur résultat final terriblement amputé. Les fragments d'Antonin récemment est – j'en suis sûr – un cas de figure.
Les 10 derniers pourcents du budget à boucler sont généralement les plus durs à trouver mais ce sont également eux qui assurent peut-être 40 pourcents du résultat final.
Quant à Blair Witch, il a été un super coup de production mais il a eu aussi un impact désastreux sur un certain nombre de jeunes cinéastes qui ont cru que faire des films fauchés pouvait désormais suffire pour être bien exposé et connaître le succès. Résultat, en 10 ans, le cinéma d'auteur français est quasiment mort et les films en DV, les maquettes pourrissent sur des étagères parce que justement à l'heure où plus de 10 films sortent par semaine, il faut des films qui s'imposent vite. Des films visuellement prenants, dramatiquement prenants…


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De Impétueux, le 28 novembre 2006 à 09:25

Vous avez évidemment tous deux raison, mais je crois que nous nous sommes mal compris et que le message de Dumbledore remet des choses au point : il est évident que certains films doivent avoir des financements gigantesques et que d'autres, plus intimistes peuvent se satisfaire de moins, du fait de leur sujet et de leur ambition.

Je n'ai naturellement pas prétendu le contraire ! Mais j'ai dit – et je redis – qu'on peut faire de très mauvais films avec beaucoup de sous, et d'excellents avec très peu. Je suppose que ceci est consensuel. Comme je ne connais pas du tout le film dont parle Numbersix – je n'en ai même jamais entendu parler, et c'est dommage, parce que l'intrigue paraît amusante – mon propos ne visait pas les moyens qu'il aurait fallu pour le bien réaliser, mais était beaucoup plus général.

Cela dit, beaucoup de bons esprits paraissent penser que le cinéma français souffre d'un surfinancement qui permet de tourner n'importe quelle chair-à-télévision en se moquant bien du succès en salle qui sera emporté…


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De dumbledore, le 28 novembre 2006 à 11:12

Impétueux : "on peut faire de très mauvais films avec beaucoup de sous, et d'excellents avec très peu."

  • Là dessus, je suis tout à fait d'accord et je crois en effet que cette vérité serait bien difficile à mettre en cause.

Impétueux : "Cela dit, beaucoup de bons esprits paraissent penser que le cinéma français souffre d'un surfinancement"

  • Par contre, je ne suis pas vraiment d'accord avec ça. Il est difficile de parler du "financement du cinéma français" dans sa globalité et il est plus facile de parler du "financement des films français" tant le système de financement peu différer d'un film sur l'autre. Pour résumer et essayer de faire court, on peut dire que depuis une dizaine d'années, il y a de plus en plus de films à gros budgets et de plus en plus de films à petits budgets. La "classe moyenne" est en train de disparaître. Les films à 2 – 4 millions d'euros se montent bien plus difficilement qu'avant. Paradoxalement les gros films (les grosses machines) même s'ils ont un budget souvent effarant sont plus sains que les petits car l'argent qu'ils coûtent se retrouve en général à l'arrivée. Ils sont prévendus à l'étranger, bien distribués en vidéo, etc. Ils sont généralement économiquement équilibrés.
    Pour être un petit peu polémique, si surfinancement il y a, c'est concernant les films dit d'auteurs, ou du moins les films à petits budgets : ils coûtent bien plus que ce qu'ils rapportent, ne sont vu par personnes ou presque : une semaine à l'affiche, une sortie vidéo baclée, pas de diffusion télé. Le film est mort et enterré en deux semaines. L'argent avec lequel le film s'est fait n'est pas celui du producteur mais généralement du CNC, d'une chaîne et de sofica. Argent perdu en pure perte? Oui au premier abord. Sauf que cet argent permet de voir naître des films qui n'auraient jamais vu le jour autrement et qui sont des réussites tant artistiques que – quelques fois – économiques, que cela a fait vivre des techniciens, que cela concoure aussi bien à la formation des gens que la naissance de nouveaux talents.

Une chose est en tous cas sûr c'est que le système est en train d'évoluer. Le cinéma d'auteur français doit évoluer, s'approcher du populaire sous peine de mourir un jour où l'autre.


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De Impétueux, le 28 novembre 2006 à 12:25

Cher Dumbledore, je ne contesterai pas le moins du monde votre désaccord avec moi (si j'ose écrire !) ; vous connaissez le sujet impeccablement, je le vois, et je n'ai lu que quelques articles là-dessus ; d'ailleurs, votre diagnostic est juste et ce surfinancement que j'évoquais a effectivement des aspects très positifs puisqu'il permet au cinéma français de vivre encore, et assez bien, alors qu'il n'y a plus de cinéma anglais (et j'imagine guère d'autres cinémas européens).

Il n'y a plus de cinéma anglais, mais il y a encore des cinéastes. Loin de moi l'idée d'opposer l'un aux autres : ce sont là des notions différentes, l'une plus économique, l'autre davantage artistique…


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De Arca1943, le 15 janvier 2007 à 04:41
Note du film : 3/6

Tout ça est bien joli et joliment instructif, mais ça ne rend pas meilleure, hélas, cette Sirène rouge. Les scènes d'action sont fort bien menées, mais pour exactement le même salaire – pas un centième d'euro de plus – les scénaristes (parmi lesquels Norman Spinrad, coucou le revoilà!) auraient pu travailler un peu plus. Notamment pour faire du personnage de la méchante, qui après tout est le premier déclencheur de cette sanglante escapade, quelque chose de crédible au lieu de ce pantin (cette pantine ?) ridicule qui ne sait faire qu'une chose : être une méchante. Comment le gentil et doux papa de la sirène rouge s'est-il retrouvé marié avec cette virago ? Là scène où il raconte ça à sa fille m'a fait pouffer de rire, tellement je n'y croyais pas. " …puis ta maman a pris goût au pouvoir et elle est devenue méchante…" ou quelque cose comme ça. C'est faiblard. Les rapports entre Jean-Marc Barr et la petite fille auraient pu donner à beaucoup mieux (et pas plus long ni plus coûteux, je le répète!). Bref, je dis qu'il y a un problème de scénario – surtout pour ce qui est de construire les personnages et de leur mettre en bouche des répliques un peu juteuses – et ce problème rend fadasse un film qui aurait pu, avec le même budget, être très bon dans son genre. Faire un bon film d'action ne consiste pas à bichonner seulement les scènes d'action pour laisser le reste en friche, quand même! Mais bon, comme ça finit avec une chanson de Dead Can Dance (How Fortunate the Man with None… ), je veux bien mettre un trois…


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