Forum - Rétrospective Damiano Damiani (11 au 29 mai 2022) - Son Girolimoni m'intrigue beaucoup
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Forum : Rétrospective Damiano Damiani (11 au 29 mai 2022)

Sujet : Son Girolimoni m'intrigue beaucoup


De Arca1943, le 24 avril à 18:30

De façon schématique, on pourrait dire que Damiano Damiani commence dans le "cinéma d'auteur" – avec par exemple L'isola di Arturo d'après Morante puis L'ennui d'après Moravia. Puis quand arrive la crise financière à Cinecittà (milieu des années soixante) il s'oriente – après être passé par le "sas" de son premier western El Chuncho, très réussi – vers un cinéma vigoureusement engagé et nettement plus "grand public", constitué notamment par une série de percutants thrillers antimafia : Il giorno della civetta, Seule contre la mafia (avec la débutante Ornella Muti !) et bien sûr Confession d'un commissaire de police au procureur de la République, qui ont fait courir les foules en Italie. Ces trois derniers films, ainsi que Nous sommes tous en liberté provisoire, ont été largement diffusés à l'étranger : je les ai vus tout jeune à la télévision de Radio-Canada, au début des années 80. Mais par la suite, hormis Un génie, deux associés, une cloche (vraiment pas fort mais nous ne saurons jamais de quoi ça aurait eu l'air si les bobines n'avaient été volées) et son meilleur thriller Un juge en danger, Damiani semble disparaître des écrans étrangers, y compris français. Évidemment: les exportations du cinéma italien sont alors en crise.

Pour ma part je suis curieux de voir ses premiers films comme les derniers, et je suis bien jaloux des amis français qui auront la chance de se rendre à cette rétrospective. Je leur demande de regarder pour moi Girolimoni, il mostro di Roma, que je rêve de voir depuis des lustres ! (Mais peut-être que ce n'est pas bon, qu'est-ce que j'en sais).


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De vincentp, le 14 mai à 22:52

Une programmation démoniaque (29 films projetés une seule fois, le tout en 19 jours). Les survivants du covid-19 ont droit à une nouvelle épreuve : avaler jusqu'à trois Damiani par jour, avec des retours à la maison vers minuit. C'est dommage, cela oblige à réaliser des impasses, et crée un sentiment de frustration. Toute mon admiration se dirige vers certains habitués des lieux, des stakhanovistes de la pellicule, capables de rester face à l'écran six heures par jour, pour environ dix heures de présence sur site.


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De vincentp, le 30 mai à 20:13

En 17 jours, j'ai pu voir ou revoir 17 long-métrages de Damiani (plus un excellent court-métrage réalisé au début des années 1950 et consacré à l'effort de construction immobilier). Je comptais revoir Les femmes des autres ce soir, qui est diffusé dans une salle d'art et d'essai. Le prix de la place (10 euros) m'a fait rebrousser chemin.

L'oeuvre de Damiani (29 long-métrages) est de qualité (excepté "Alex le bêlier" et "Un associé, une cloche"), sans doute à reconsidérer. Damiani a sa place parmi les grands réalisateurs, ce n'est pas un cinéaste toujours facile d'accès, il y a un certain hermétisme de premier abord. Mais une fois la porte franchie, la matière et le forme des oeuvres sont celles d'un cinéma de grand intérêt.


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