Forum - Barbecue - Sans saveur !
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Sujet : Sans saveur !


De Nadine Mouk, le 4 mai 2017 à 22:48
Note du film : 1/6

"-Il faut sortir le beurre de là, car le soleil tape….-"
"-Olivia a été faire réparer les freins au garage …-"
"- Les moines ne bronzent pas dans les abbayes…-"
"- Le sauternes , c'est très sucré….-"
"- Le matin, au petit déjeuner, moi, c'est la baguette …-"
"-Des moules ? Mieux vaut les mettre au frais….-"

Voilà le genre de dialogue qui traîne, qui s'étiole dans cette comédie chiante à souhait ! Ils sont sympathiques ces comédiens, on sent qu'ils ont eu plaisir à jouer ensemble. Mais ils ne nous donnent rien. Mais rien ! L'histoire du type qui fait son infarct à cinquante ans et décide à partir de ce jour de se la couler douce, ça peut-être un bon début de scénario, plein de philosophie. Mais là, macache, bernique. Du vide. Du remplissage inepte. Gros ratage ! Pourtant le casting était plutôt pas mal sur le papier. Lambert Wilson porte beau mais s'ennuie aussi ferme. Dubosc est amorphe et Foresti ne fait pas la différence entre un plateau de cinéma et la scène du Bataclan. Sophie Duez a pris un sacré coup de vieux (mais vraiment!) et Guillaume de Tonquédec, acteur qui a pourtant le vent en poupe, joue plusieurs tons en dessous. À leur décharge il faut bien dire qu'ils n'ont pas grand chose à défendre. Une suite de saynètes, à peine comiques, sans queue ni tête se succèdent devant notre œil impavide attendant vainement un sourire. Ne parlons pas de la mise en scène inexistante. Les copains se démerderont, ils ont l'habitude de la comédie… Le seul point fort de ce film c'est la beauté des Cévennes. Formidablement filmée, elle, cette région méritait mieux que ce Barbecue sans saveur aucune. Oserais-je dire que Barbecue est une grosse daube ? C'est fait. Décidément, le cinéma populaire français tombe de plus en plus bas. Et Eric Lavaine ne tire pas vraiment le cinéma par le haut…

Victor Lanoux s'en est allé, ce jour, emportant avec lui des films, des comédies autrement plus jouissifs que cette bouse lamentable. Il n'en est que plus regretté …


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De Laurent Ermont, le 4 mai 2017 à 23:31

Décidément vous aimez les Navets..! Pour regarder ça faut avoir une faim de loup….Comme on dit,les goûts,les couleurs,les odeurs….


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De Nadine Mouk, le 5 mai 2017 à 05:46
Note du film : 1/6

"Comme on dit,les goûts,les couleurs,les odeurs…." on ne les apprécie qu'après avoir vu le film et sûrement pas avant ! Je regarde d'abord, je juge ensuite . Les critiques au pif, très peu pour moi !


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De Impétueux, le 26 mars à 22:35
Note du film : 1/6

Un acteur qui peut être remarquable dans un rôle exigeant – Lambert Wilson Des hommes et des dieux – une humoriste qui peut être très amusante sur scène – Florence Foresti -. Autour d'eux un rassemblement de comédiens dont certains – Sophie Duez, Guillaume de Tonquédec, Lionel Abelanski – ne sont pas médiocres, malgré la présence pustulesque du gugusse Franck Dubosc. Et, au final une pitrerie formatée pour les assoupissants dimanches soir de TF1.

Remarquez, c'est bien comme ça, sur cette chaîne, à cette heure et dans cet esprit que j'ai vu Barbecue d'Éric Lavaine. Je n'avais jusque là entendu parler ni du film, ni de son auteur et je m'en étais fort bien porté. Mais la paresse est mauvaise conseillère. Un film qui reprend les vieilles recettes éculées, dont toutes ne manquent pas de mérite, des rassemblements de la bande, vieux copains aux amitiés forgées de longue date, sur les bancs du lycée ou, ici, de la bonne école de commerce. Bande un peu hétéroclite, comme dans tous les films choraux. Situations panachées, fortunes diverses, couples plus ou moins assortis. Quand c'est merveilleux, ça peut donner un quasi chef-d'œuvre, comme Vincent, François, Paul… et les autres ; ou de bons et d'assez bons films, Les maris, les femmes, les amants de Pascal Thomas, Embrassez qui vous voudrez de Michel Blanc, voire Le cœur des hommes de Marc Esposito : la variété des personnalités, des rencontres, des interactions ont l'avantage de nous mettre un peu au centre de la toile, chacun trouvant dans l'un ou l'autre des protagonistes ou des péripéties une ressemblance avec ce qu'il a ici et là vécu.

Pourquoi pas cette bande là, de quadragénaires avancés lyonnais, installés à peu près dans la vie, qui ont coutume, depuis toujours, de passer ensemble deux semaines de vacances ? Cette année-là, comme certains ont des soucis de fric, le plus prospère d'entre eux, Antoine (Lambert Wilson, fils de famille, marié à Véronique (Sophie Duez), qu'il trompe considérablement et qui, après un infarctus, a décidé de profiter de la vie sans mélanges, loue une grande maison magnifique dans les Cévennes. Il dissimule la hauteur du prix à ses copains, ravis de profiter de ce qui semble une aubaine. Tout le monde rapplique.

C'est là que les scénaristes ont développé leur modeste inventivité. Laurent (Lionel Abelanski), agent immobilier, s'est lancé dans une spéculation hasardeuse et craint d'être ruiné. Yves (Guillaume de Tonquédec) s'est aperçu que son fils Guillaume (Lucas Lavaine) fume de malencontreuses substances. Leurs femmes, respectivement Nathalie (Valérie Crouzet) et Laure (Lysiane Meis) ne se doutent ni l'une ni l'autre de ce qui ronge leurs maris.

Mais le pompon, c'est le couple dissocié et désormais haineux que formaient naguère Baptiste (Franck Dubosc) et Olivia (Florence Foresti) ; chacun croyait que l'autre ne viendrait que la semaine où il ne serait pas là (suis-je clair ?), mais les voilà tous deux, butés, fermés, hostiles, leur mauvaise humeur gâchant passablement la vie des autres, qui n'en avait pourtant pas besoin.

J'arrête là cette présentation ; on devine, ayant posé cela, ce qui va se passer ensuite, que tout s'arrangera de façon heureuse, que les belles amours se reconstitueront et que gnagnagna. Après tout, pourquoi pas ? Mais l'ennui est que tout cela est d'une lenteur, d'une pesanteur, d'une absence d'idées exaspérante. Tout est téléphoné de longue date, tout est prévisible, tout est d'une extrême banalité.

Naturellement, ça a plu au public : 1,6 million d'entrées. En 1986, le lumineux Thérèse d'Alain Cavalier avait réuni 1,4 million de spectateurs. Aucun rapport ? C'est exactement ce que je voulais dire.


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