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mardi 20 juillet
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Mort de Françoise Arnoul (1931 – 2021)

Ce matin encore, passant en bas de l'immeuble où elle habitait, tout en bas de la rue Mouffetard, en face de l'église Saint Médard, je me disais qu'il y avait longtemps que je ne l'avais vue, elle que je croisais souvent naguère, que je saluais d'un signe de tête à quoi elle répondait par un sourire. Et c'était là comme un pressentiment.

Mais la vie fait de drôles de clins d'œil. Au mois d'octobre 2016, dans un cinéma de l'avenue des Gobelins, je regardais la merveilleuse Voyage à travers le cinéma français de Bertrand Tavernier ; et juste à la place devant moi, Françoise Arnoul était assise avec une amie. Lors de la séquence où Tavernier présente l'éblouissant French-cancan de Jean Renoir, j'ai un peu bêtement dit assez haut Quelle merveilleuse coïncidence ! ; elle s'est à demi retournée et m'a lancé un regard malicieux… Joli souvenir.

Françoise Arnoul a été une grande vedette de cinéma. Née en 1931, elle n'était pas beaucoup plus âgée que Brigitte Bardot (née en 1934), mais elle a été bien plus vite célèbre, en 1950, dès son troisième film, le délicieux Nous irons à Paris de Jean Boyer avec l'orchestre de Ray Ventura. Suit une décennie de grands succès et même souvent de très bons films : Le fruit défendu (1952) Des gens sans importance (1955), et Paris palace hôtel (1956) tous d'Henri Verneuil, French cancan, donc en 1955, Le pays d'où je viens de Marcel Carné (1956). Immense succès de La chatte d'Henri Decoin en 1958 où sa silhouette en ciré noir a fait briller bien des yeux. Et encore Le chemin des écoliers de Michel Boisrond en 1959.

C'est que l'actrice possédait une sensualité naturelle incomparable, plus vénéneuse – et donc évidement plus convaincante – que celle de Brigitte Bardot, qui jouait souvent les naïves et les gourdes. Mais l'étoile de la blonde a peu à peu éteint celle de la brune, malgré quelques sursauts (Le diable et les dix commandements de Julien Duvivier) (1962).

Elle a tourné ensuite une quinzaine de films, dont certains ont eu du succès (Ronde de nuit de Jean-Claude Missiaen (1984), quelques films d'auteur (Raoul Ruiz ; elle s'est beaucoup consacrée au cinéma de son compagnon, Bernard Paul, à quelques dramatiques télévisées…

Et voilà qu'elle est morte. Est-ce que, ce soir, les télévisions en parleront ?

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