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Une chimère à New York


De DelaNuit, le 8 janvier à 16:49
Note du film : 4/6

C’est précisément et uniquement pour Catherine Deneuve que Tonie Marshall, tout auréolée du succès de son Vénus Beauté Institut, a créé le personnage principal de Au plus près du Paradis : Fanette, une femme libre dont le charme ne laisse visiblement aucun homme indifférent, mais qui persiste à traverser la vie sans s’attacher vraiment à aucun d’entre eux, bercée par le souvenir nostalgique et persistant d’une ancienne liaison avec un dénommé Philippe, prince charmant perdu et idéalisé.

Un amour symbolisé à ses yeux par le classique Elle et lui de Leo McCarey avec Cary Grant et Deborah Kerr dont elle ne rate jamais une diffusion au cinéma, et dont les extraits rythment le film comme une référence au romanesque mélodramatique hollywoodien.

Alors qu’elle travaille à la rédaction d’un ouvrage consacré au peintre François Arnal, dont chaque toile contient sa propre histoire et invite le spectateur à romancer lui-même sa vie à sa manière, Fanette / Deneuve doit se rendre à New York pour faire photographier des œuvres de l’artiste faisant partie de collections privées. Elle y rencontre un photographe d’art américain (William Hurt) lui aussi sous le charme, qui ne la laisse pas non plus indifférente… Et si l’occasion lui était donné, ainsi qu’aux personnages d’Elle et lui, de retrouver l’homme aimé et fantasmé un certain jour, à une certaine heure au sommet de l’Empire State Building, à la faveur d’un rendez-vous aussi inattendu que providentiel, répondrait-elle à cet appel ou le considérerait-elle comme une chimère ? Quel choix la conduira au plus près du Paradis ?

Ce film devait être léger avec des éléments comiques, mais les événements du 11 septembre 2001 survenus à New York trois jours seulement avant le début des prises de vue par Tonie Marshall et son équipe vont opérer une modification de son esprit, finalement plus mélancolique que prévu. Le tournage dans l’Empire State lui-même n’aura pas lieu et nécessitera la construction d’un décor de substitution. Un film sans prétention avec sa part de légèreté et de gravité sur une femme qui traverse la vie en échappant à tous, mais espère secrètement être rattrapée… sur les ponts possiblement posés entre les êtres comme entre les continents, et la question de les franchir ou non.

A voir dans les bonus : une Catherine Deneuve inattendue racontant dans un bar une blague de Toto avec un accent du sud…

A noter : une chanson, Tu mi delirio, a été créée et interprétée par Etienne Daho pour le film.


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