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News

samedi 9 octobre 2021
Ciné

Les 15 meilleurs films… de Raoul Walsh

Suite de notre série de chroniques initiée il y a un mois avec les 15 meilleurs films… de Satyajit Ray. Ci-dessous, voici une liste commentée subjective des 15 meilleurs films de Raoul Walsh classés par ordre décroissant de qualité de 1 à 15. La filmographie de Raoul Walsh est l'une des plus importantes quantitativement de l'histoire du cinéma, sa carrière de réalisateur s'étendant sur cinquante ans. Bien sûr, ce qui suit est mon avis, d'autres avis sont les bienvenus. vincentp



1- Aventures en Birmanie (1945). Walsh c'est une série de films marquants tout particulièrement au cours des années 1940 avec Errol Flynn qui appelait Walsh, "l'oncle". Le plus réussi me semble être Aventures en Birmanie vu à plusieurs reprises, notamment sur grand écran dans la salle "500" du forum des images à Paris. La configuration de cette salle a fait que je me suis retrouvé face aux personnages au coeur de l'action ; un grand souvenir de spectateur. La mise en scène de Walsh est parfaite (le film pourrait durer une heure de plus sans que l'on s'ennuie), mais il y a aussi la musique de Franz Waxman, la photo de James Wong Howe et bien sûr des acteurs prodigieux, Flynn en tête.


2- La charge fantastique (1941). La dernière des huit confrontations entre Errol Flynn et Olivia de Havilland, et aussi la plus belle. Le portrait revisité du général Custer, transformé en héros lyrique, avec des entorses à la réalité historique. Des séquences mémorables : l'arrivée de Custer habillé façon Murat accompagné de ses chiens, la séparation entre les deux protagonistes principaux, Custer debout face à la charge finale des indiens… C'est le meilleur western réalisé par Walsh, tout le monde ou presque est d'accord à ce sujet.

3- The Strawberry Blonde (1941), avec James Cagney et Olivia de Havilland. Sans doute pas le film le plus reconnu de Walsh, mais une réussite admirable à mon sens et l'un des plus beaux portraits cinématographique des années trente. Une mise en scène d'une fluidité exemplaire pour Walsh : toutes les séquences s'enchainent à la perfection. Un grand James Cagney, qui apporte vie et matérialité au récit, seconde par seconde.

4- Les nus et les morts (1958), film de guerre (sur le conflit du Pacifique) qui aurait fait l'objet de censures de la part de producteurs. Ce point n'est pas visible, l'oeuvre est très réussie, avec des séquences en décors naturels filmées de façon exemplaire. Considéré par beaucoup comme un des plus beaux films de guerre des années 1950, et pourtant curieusement inexistant sur le marché français en bluray/dvd. Je l'ai découvert sur mon ordinateur après un téléchargement soit-disant illégal… Mais comment procéder autrement ?

5- Gentleman Jim (1942). Vista, brio, composition magistrale de Errol Flynn, le film parfait par excellence, reconnu unanimement comme un des chefs d'oeuvre de Walsh. L'"establishment" des Etats-Unis fait l'objet d'une critique acerbe, mais le personnage de Jim Corbett, à l'ego démesuré, renverse tout sur son passage, et terrasse le mal. Comme le fait remarquer Jacques Siclier, "les défauts de ce personnage sont tellement énormes qu'ils en deviennent des qualités".

6- Les aventures du capitaine Wyatt (1951). Remake en Aventures en Birmanie situé dans la Floride des séminoles avec Gary Cooper, héros en symbiose avec la nature. La réédition blu-ray a remis en selle ce film, qui souffrait d'une copie médiocre, pouvant expliquer que certains aient pu ne pas apprécier à sa juste valeur ce film magnifique, filmé en décors naturels.

7- Le roi et les quatre reines (1956). Walsh, c'est aussi une série de films exceptionnels avec Clark Gable, qui apporte truculence et concupiscence. Cet opus est considéré par certains comme mineur, c'est une erreur, car le fond et le forme sont de tout premier plan, à condition d'être attentif… Ce film reste au final étrange ne pouvant être rattaché à aucun genre, ni drame, ni comédie, ni western, un peu de tout cela, pour brosser un portrait nuancé et fin des relations homme-femme, et aborder le thème des rapports à l'argent.

8- L'esclave libre (1957). Clark Gable et Yvonne de Carlo dans un récit abordant le thème du racisme, de l'esclavage, dans un Sud Etats-unien traditionnel. Drame romantique maitrisé, et reconnu unanimement comme une oeuvre majeure du réalisateur.

9- Les implacables (1955). Avec Clark Gable, dans un récit magnifique, mais qui s'étend comme le troupeau du récit, de façon assez lâche, Walsh aura donc réussi la passe de trois grands films, à voir ou à revoir dans leurs éditions dvd-blu-ray.


10- Esther et le roi (1960). Collaboration de fin de carrière avec Mario Bava, sans que l'on sache qui a fait quoi… A mon sens, un film sous-estimé.

A mon sens, les dix titres qui précèdent sont des chefs d'oeuvre, les titres suivants que j'ai du mal à départager étant simplement excellents !

11- L'enfer est à lui (1949) avec encore James Cagney, à mon avis un film peut-être un peu surestimé cette fois, mais il y a longtemps que je ne l'ai pas vu
12- La fille du désert (1949) avec Virginia Mayo et Joel McCrea
13- La vallée de la peur (1947) avec Robert Mitchum
14- La piste des géants (1930) avec John Wayne
15- Les fantastiques années 20 (1939) avec James Cagney et Bogart
15 ex-aequo- La grande évasion (1941) avec Bogart

Je placerais ensuite La femme à abattre, Mamie Stover, La rivière d'argent, La belle espionne et Une corde pour te pendre

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News

dimanche 24 octobre 2021
Ciné

Mort de Marcel Bluwal (1925 – 2021)

Marcel Bluwal n'a tourné que trois films pour le grand écran et on ne se souviendra guère que de Carambolages en 1963 ; le film avait eu un certain succès (1,2 million de spectateurs) et réunissait une belle distribution : Jean-Claude Brialy, Louis de Funès, Michel Serrault, Sophie Daumier… Dialogues de Michel Audiard, musique de Gérard Calvi ; on le voit : du solide !

Mais le royaume de Bluwal c'était et c'est resté très longtemps la télévision ; un peu celle d'aujourd'hui, si éclatée et si peu exigeante, mais surtout celle d'avant, celle qui était ambitieuse et magnifiquement pédagogue, celle qui ne comptait qu'une ou deux chaînes et souhaitait hausser le niveau culturel de ses spectateurs.

Celle du Théâtre de la jeunesse (Les Indes noires, d'après Jules Verne), celle de La caméra explore le Temps (Beaumarchais ou 60000 fusils) ; celle des adaptations de grandes oeuvres de la littérature : Calderon, Feydeau, Beaumarchais, Marivaux, Shakespeare, Jean Giono (L'ami Giono)et bien d'autres. Des feuilletons sacrément réussis : Vidocq, avec Bernard Noël dans le rôle-titre, et Les nouvelles aventures de Vidocq avec Claude Brasseur

Et ce qui restera son chef-d'oeuvre magnifique, son Dom Juan de 1965, avec Michel Piccoli et Claude Brasseur et l'emploi sombre et parfait du Requiem de Mozart

C'était l'époque où le fervent communiste que fut Marcel Bluwal avait une haute idée de son public et cherchait à lui ouvrir les clés de la culture…

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