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Forum : Décès d'Alain Resnais (1922-2014)

Sujet : Décès d'Alain Resnais (1922-2014)


De Impétueux, le 2 mars 2014 à 13:55

Bon débarras. Quand je pense que Jean Vigo est mort à 29 ans, Jean Eustache à 42 ans, François Truffaut à 52 ans, Jacques Becker à 53 ans, Max Ophuls à 54 ans, Jean-Pierre Melville et Jacques Demy à 55ans, Francis Girod à 6é ans, Louis Malle à 63 ans…

… et qu'il a fallu attendre 91 ans pour que cet histrion boursouflé d'Alain Resnais débarrasse le plancher !

Il y a des jours où je ne comprends pas le bon Dieu !


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De vincentp, le 2 mars 2014 à 16:12

Vous ne pouvez pas dire cela, UN pour une question de principe, DEUX parce que l'oeuvre de Resnais est de qualité et a ses inconditionnels.


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De Tamatoa, le 2 mars 2014 à 16:46

Qu'est-ce qu'il vous prend à vous ? Ca va pas ? Bon débarras.. ? Mais vous voulez faire couler ce site ou quoi ?? On ne dis pas des choses pareilles sur un site de cinéma. Personnellement, seul le brillant Mon oncle d'Amérique trouve grâce à mes yeux dans la carrière de ce réalisateur. Mais ce n'est pas une raison pour laminer un metteur en scène avec un titre de fil de ce genre. J'espère sincèrement que vous allez vous reprendre ! Le bon Dieu ? C'est tout ce qu'il vous souffle, le bon Dieu ?


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De Impétueux, le 2 mars 2014 à 17:04

Un – Je n'ai pas de principe et quand je n'aime pas, je n'aime pas. Ce qui me permet de dire que j'aime, quand j'aime.
Deux – Joséphine ange gardien a également des inconditionnels.


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De verdun, le 3 mars 2014 à 11:00

Je m'aperçois que je n'ai pas vu énormément de films de Resnais. Ceci dit, j'ai beaucoup aimé l'année dernière à Marienbad, je t'aime je t'aime, on connaît la chanson et Les herbes folles.

 

Quoiqu'il en soit il laisse une oeuvre assez variée et influente, y compris dans le cinéma américain commercial (cf. le point de non-retour ou un crime dans la tête).

Par ailleurs sa personnalité ne me semble pas mériter de recevoir des anathèmes. C'était un homme discret, aux antipodes d'un Godard tapageur par exemple.


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De Linas, le 10 mars 2014 à 15:20

De nombreuses personnalités du cinéma français se sont rendues aux obsèques du réalisateur français ce lundi matin à Paris … Pour Aurélie Filipettti, Alain Resnais restera pour beaucoup le premier cinéaste qui représenta l'irreprésentable et nous donna à voir l'impensable avec Nuit et brouillard, premier documentaire sur l'horreur des camps nazis. Alain Resnais, disparu le 1er mars, a marqué le cinéma français d'oeuvres majeures comme Hiroshima mon amour, Providence, Smoking/No smoking, Mon oncle d'Amérique, On connaît la chanson ou Les Herbes folles. La «troupe» d'Alain Resnais, emmenée par ses acteurs Sabine Azéma, Pierre Arditi et André Dussolier, et tout le monde du 7e art ont dit un dernier adieu lundi matin au cinéaste au cours d'une cérémonie à la fois émouvante et joyeuse à Paris à l'église Saint-Vincent-de-Paul ce lundi matin.

"Avec Sabine Azéma, on a sélectionné des moments de cinéma parmi ses films qu'il chérissait, un peu comme son jardin secret. Il projetait des Laurel et Hardyà ses copains quand il était ado", a déclaré à le comédien Bruno Podalydès.Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a assisté à la cérémonie de même que la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, ou encore l'ancien ministre Jack Lang. Son épouse et muse, Sabine Azéma, était arrivée dans la même voiture qu' André Dussolieret Pierre Arditi qui ont ensuite accueilli Jean-Marc Ayrault à l'entrée de l'église.

Les deux comédiens, rejoints par Michel Vuillermoz, Bruno et Denis Podalydès et Philippe Uchan, ont porté le cercueil blanc à l'intérieur de l'église où les attendaient de très nombreuses personnalités du monde du cinéma.Parmi elles figurait la présidente du Centre national du cinéma, Frédérique Bredin, le président de l'Académie des arts et techniques du cinéma, Alain Terzian, le futur président du Festival de Cannes Pierre Lescure, les réalisateurs Claude Lelouch, Jean-Paul Rappeneau, Bertrand Blieret Danièle Thompson, ou encore les comédiens Jane Birkin, Jean-Pierre Léaud et Michel Piccoli.

Un être moralement beau

Pour le réalisateur Costa-Gavras, Resnais était un cinéaste à part car il était un auteur de cinéma. Ses choix étaient des trouvailles et le cinéma français lui doit beaucoup. Aujourd'hui, l'artiste n'est pas parti. On dit au revoir à l'homme car c'était un aussi un homme formidable, a estimé le délégué général du Festival de Cannes, Thierry Frémaux.

Pour le dramaturge Jean-Michel Ribes, avec le décès d'Alain Resnais c'est un immense espace de fantaisie qui s'en va. On va avoir du mal sans lui à respirer dans cette société extrêmement étouffante.

Au cours de son homélie, le père Philippe Desgens, aumônier des artistes, a souligné que non seulement ses films sont des chefs-d'oeuvre qui ont marqué le cinéma français mais lui-même a réussi à faire de sa vie un chef-d'oeuvre. C'était un être moralement beau, porteur d'une vraie quête spirituelle, ne serait-ce qu'avec le thème récurrent de la mort» dans ses films.

Aurélie Filippetti a rendu l'hommage de la République tout entière à un créateur qui incarnait le cinéma français, saluant son insatiable curiosité pour la culture sous toutes ses formes. La ministre de la Culture a aussi rappelé que le réalisateur avait été de tous les combats» du XXe siècle.

(Source Vingt minutes .fr)


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De vincentp, le 10 mars 2014 à 23:57

Merci pour ce témoignage, Linas. Je partage les avis exprimés par les personnalités que vous citez.


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De Nadine Mouk, le 11 mars 2014 à 01:20

J'ai revu dernièrement, quelques jours avant sa mort, le terrifiant Nuit et brouillard. Ce film n'a pas le côté "enquête" de celui de Lanzman, Shoah, également inévitable et pédagogiquement indispensable, et Resnais évite le pathos qui pourrait "faire monter l'audience". Car hélas, même ce genre de document souffre de cette tare. Resnais raconte, montre, grave l'horreur de l'orage le plus effrayant qui soit en noir et blanc et, pire encore, en couleurs pastel bien des années après. Cette notion de la paix revenue encore hurlante de cette horreur indescriptible, c'était celà le talent de Resnais. (nous qui feignons de croire que tout cela est d’un seul temps et d’un seul pays, et qui ne pensons pas à regarder autour de nous, et qui n’entendons pas qu’on crie sans fin..)). C'est vrai que Resnais avait un rapport avec la mort très particulier. La mémoire également, même dans ses oeuvres légères, était un thème très présent. Je pense que le mot Humaniste pur est celui qui définie le mieux le personnage.


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