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Forum : Scènes de chasse en Bavière

Sujet : Oeuvre austère pour public cinéphile ou instruit


De vincentp, le 4 juillet 2013 à 10:45
Note du film : 4/6

3,6/6. Réalisée en 1969 par Peter Fleischmann, à partir d'un pièce de théâtre écrite par Martin Sperr, Scènes de chasse en Bavière met en scène un village bavarois à une époque non-datée. Les villageois s'attaquent mentalement et physiquement à un jeune homme paisible. Ce récit constitue une parabole sur le nazisme, et une dénonciation de toute forme de persécution. Fleischmann montre les travers de la population villageoise, l'ignorance et la bêtise dont elle fait preuve. Le manque d'instruction est représenté comme un fléau majeur pour la société humaine. Le clergé, la religion sont pointés du doigt comme des facteurs aggravant, car ils ont tendance à cautionner, voire à encourager des modes de fonctionnement coercitifs ou basés sur la violence. Le discours de Fleischmann me parait globalement engagé très à gauche…

Cette oeuvre repose sur des plans et une photographie de qualité. Le fond est austère, l'association des images dérangeante. Les images des porcs se complaisant dans leur fange sont insupportables. D'autant que les villageois, via des images ultérieures, sont associés à ces porcs se bousculant pour subvenir à leurs besoins primaires. Voici une oeuvre cinématographique plutôt destinée à des cinéphiles chevronnés ou à des amateurs de sociologie, ou de psychologie de groupes. Ces œuvres relativement austères sont sans doute nécessaires, car le cinéma, comme tout art -ex : la photographie-, n'a pas vocation qu'à divertir et à flatter les sens. Sur un sujet voisin, Les SS frappent la nuit de Robert Siodmak me parait toutefois être un compromis plus réussi entre une vision engagée d'un auteur et les attentes du grand public…

Nb : il existe bien un dvd français de cette oeuvre, lequel propose en bonus une interview de Peter Fleischmann.


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De Tamatoa, le 4 juillet 2013 à 21:18

"- Qu'est ce que tu as chéri ? -"

''"-Je viens de lire l'article de Vincentp….Donne moi de l'aspirine ! Pourquoi il nous parle pas de Bourvil, plutôt ?? -"''


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De vincentp, le 5 juillet 2013 à 23:01
Note du film : 4/6

Il me semble que Bourvil était instruit et tout à fait capable d'appréhender le cinéma de Peter Fleischmann, comme celui de Nagisa Oshima ou de Jean-Luc Godard. Bourvil n'était pas l'idiot du village, ou un simple amuseur public…

L'albinos en photo (j'espère qu'il ne s'agit pas de Tamatoa lui-même) n'a donc pas besoin d'aspirine. Son air hagard s'explique sans doute par le fait que cette personne s'est aperçu que mon "article" est composé de deux parties, chacune d'elle comportant le même nombre de lignes et le même nombre de phrases (procédé breveté, utilisé régulièrement sur ce forum). Voilà qui suscite sans doute chez cet albinos le sentiment de côtoyer un grand maître de la plume, et peut-être même un fort découragement vis à vis de ceci…

Mais revenons donc à des analyses cinématographiques pertinentes et objectives, susceptibles d'intéresser nos lecteurs…


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De Tamatoa, le 6 juillet 2013 à 01:25

Blague à part (car il ne s'agissait de rien d'autre, bien sûr ) Bourvil était, c'est vrai, un être très instruit et toujours en quête de nouvelles connaissances. Il demanda même à Mocky de lui organiser une rencontre avec Sartre. Ce qui fut fait et on dit que le philosophe ressortit enchanté de ce repas et fort étonné de la grande culture de l'acteur.


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