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Sujet : Les amis..


De gromomo, le 15 mars 2004 à 12:54

Je cherche le lieu de tournage du film "le trou normand" avec Bourvil et Brigitte Bardot.

Merci d'avance


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De Norberto, le 9 juillet 2004 à 01:34

Vous pouvez trouver ces renseignements a l'adresse http://users.skynet.be/bourvil/Films/Letrou.htm


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De Xaintrailles, le 23 août 2007 à 14:54

Et, en partie, à Breteuil-sur-Iton…


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De Tamatoa, le 13 juin 2013 à 00:05
Note du film : 4/6

Le trou Normand… Et si je vous disais d'abord que ce film porte bien son titre et pour deux raisons : primo, parce que vu le scénario, je ne vois pas quel autre intitulé on aurait pu imaginer, et ensuite ce film, qualifié de "petit" par les inconditionnels de Nagisa Oshima agit comme la vieille recette du Calvados : chaque scène est un petit coup de Calva qui donne envie de connaitre la suite. Et vous ne le croirez pas mais Madame et Monsieur Michu se régalent ! Certes ce n'est pas le chef-d’œuvre du siècle. Oui, on a vu notre Bourvil dans des rôles autrement plus prenants. Je visionnais encore hier au soir Le cercle rouge et je pensais au chemin parcouru. C'est vrai : cette histoire de benêt, un de plus me direz vous, qui essaye d'obtenir son certificat d'études pour hériter d'une auberge, ça ne fait pas très Akira Kurosawa. Et la présence de la jeune Bardot n'a rien qui puisse intellectualiser le tout. Mais je vais, et sans faire rougir mes cheveux poivre et sel, vous faire un aveu :

J'aime ça ! Oui, j'aime, à travers un scénario banal, un peu bébête, un rien indigent, j'aime retrouver ces visages qui nous ont donné tant de joie depuis tant d'années. Ces excentriques du cinéma, Pierre Larquey qui n'avait pas encore subi les foudres du directeur de collège Lassalle dans Les diaboliques, Jane Marken à peine descendue du Taxi de Monsieur Hunebelle et non pas de celui, débile, de Gérard Pirès, Noël Roquevert qui avait renoncé à courir derrière Fanfan la Tulipe, Roger Pierre, timide débutant qui raconta avec la verve qu'on lui connait, mille anecdotes sur ce film, ou Duvaleix qui avait raccroché sa toge de président de la chambre correctionnelle dans Monsieur Leguignon, lampiste pour n'être "que" notaire dans cette Normandie profonde. Sans oublier Georges Baconnet, avec son faux air de Raymond Souplex qui a trainé sa bonhomie dans moult œuvres légères comme leurs titres. Où sont ils partis, tous ? Quelle nuit les a donc emportés ? Où est donc passé ce cinéma sans histoires, bucolique, qui fleurait bon la paix d'hier, les ruisseaux et le talent ? Le "sérieux" n'avait pas encore renvoyé Monsieur Michu et sa dame dans les sarcasmes d'un cinéma prétentieux. La fausse bêtise et les grimaces de Bourvil, les voix reconnaissables entre mille, les tics des uns et les films fantômes et merveilleux que tenaient les autres par la main, tout cela avait encore pignon sur rue. Ses rues encore pavées où fleurissaient les cinémas de quartiers fiers, si fiers de présenter les dernières aventures de Bourvil aux Michu de tous poils qui n'en demandaient pas plus..

Oui, j'aime voir et revoir leurs trognes à tous ! Entourant un acteur toujours attachant, ils semblent prendre une récréation bien méritée. Jean Boyer, peut-être moins inspiré ici que dans Circonstances atténuantes ou Nous irons à Paris, nous offre quand même une histoire même si simplette, fort bien enlevée par la présence de tous ces géants. Un film où l'on voit de très vieilles grand-mères, drapées de noir, aller à l' église faire brûler des cierges énormes en demandant au Saint Esprit la réussite d'un esprit plus simple, auquel elles croient encore. Où le physique des amoureuses ne peut espérer que l'amour de l'idiot du village, sans savoir que cet amour est le plus pur qui soit. Un film où les gendarmes sont gentils et les maitres d'école très indulgents. Où le pardon est de mise et le cidre bien doux. C'est un film tendre qui se voudrait tourbillonnant mais qui ne fait que nous renvoyer à une époque disparue. Des sentiments pudiquement cachés, pas de flingues, pas de cascades, le mystère aux abonnés absents mais un peu de bonheur qui mijote doucement dans un coin de notre crâne.

Ce cinéma a existé : je l'ai rencontré hier au soir. Il n'est plus. Même si on a maladroitement tenté de lui donner de bien vilaines couleurs, comme pour le faire ressusciter d'une nuit noire et blanche désormais dédaignée par une époque qui ne veut plus se souvenir… Alors Madame et Monsieur Michu se demandent bien ce qui a pris aux hommes d'inventer des films où on aperçoit des formes alliées à des sons, dans un ensemble souvent très élaboré et bizarre, qui sollicitent la pensée du spectateur, à qui on demande un effort constant de traduction de concepts et de symboles. Ils comprennent bien qu'il en faut pour tous les goûts et que tous sont dans la nature. Mais ils doutent fort qu'un petit coup de Calva puisse les aider à piger les concepts et les symboles alors qu'il est si simple et tellement agréable de respirer le grand air de la Normandie, avec de vieux, très vieux amis..


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De Commissaire Juve, le 13 juin 2013 à 14:33

Cela dit, lors de la dernière diffusion (sur D8), c'était un massacre : image colorisée et format 1.33 recadré dans le sens de la hauteur ! L'horreur ! Il y a des chaînes qui devraient être interdites de diffusion de classiques.


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De vincentp, le 13 juin 2013 à 18:28

Je qualifie de "Bourvil" un de mes voisins issu d'un milieu populaire et qui s'exclame ceci (avec exactement la voix de l'acteur):

  • vis à vis de sa fille âgée de trois ans : "on te dit pas que tu es cruche à la crèche ?"
  • alors que la pluie se met à tomber drue sur sa tête : "putain de bordel de merde !"

Plus sérieusement, le temps compté m'impose de faire porter mes efforts sur un choix restreint de long-métrage (parmi les 14 000 références que compte ma médiathèque), et bien sûr, je vous laisse la liberté de descendre la filmographie de ce brave Bourvil.


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