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Sujet : Film initiatique


De bermi, le 14 juillet 2004 à 15:25
Note du film : 5/6

On attend avec impatience la sortie de ce dvd en zone 2 !


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De Rio, le 15 mai 2005 à 18:38
Note du film : 6/6

Nous sommes en manque de western. Celui-ci est un merveilleux film initiatique, un apprentissage à une vie d'homme. Mais quand donc sortira-t-il en zone 2 ?


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De PM Jarriq, le 15 mai 2005 à 20:22

Je ne saurais que trop vous conseiller de faire dézoner votre lecteur, ami amateur de westerns. Le zone 1 de "Red river" est sous-titré en français et surtout, contient la version longue du film, jamais exploitée en France et qui donc ne devrait pas se trouver sur un éventuel zone 2. Le film gagne encore en émotion et en qualité.


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De domweb, le 10 juin 2005 à 09:01
Note du film : 5/6

Oui, quand sortira-t-il en zone 2.


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De bellablueeyes, le 24 octobre 2005 à 13:24
Note du film : 6/6

C'est un film merveilleux, avec le plus bel acteur du monde: Monty Clift. Ce DVD existe en zone 1 mais pas en zone 2. Du moins plus, alors votez pour qu'il soit réédité!!!!!!!!!!!!!!


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De vincentp, le 3 mars 2006 à 21:02
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Le livre de Patrick Brion sur le western (recoupé avec d'autres articles) relate des anecdotes savoureuses sur la construction, la réalisation, et la diffusion de ce chef d'oeuvre, l'une des merveilles du genre.

Les coulisses furent aussi agitées que la scène avec une rivalité entre Wayne et Clift (David face à Goliath), des points de vue différents entre Hawks et son scénariste Borden Chase concernant notamment la fin du film, la rivalité amoureuse entre Hawks et John Ireland au sujet de Joanne Dru (mais ceci ne nous regarde pas !), une accusation de plagiat par Howard Hugues (plagiat du Banni), des dépassements de budget, des difficultés techniques (le bétail générait une poussière qui rendait difficile les prises de vue…).

C'est aussi bien évidemment un film magnifique qui marque durablement le spectateur par la puissance de sa mise en scène, la qualité de son interprétation, la perfection du scénario, le sens du détail et l'authenticité du cadre général, la finesse de ce portrait d'hommes et de femmes, confrontés aux contradictions de l'époque (il fallait se battre contre les éléments pour survivre, ce qui nécessitait des fortes personnalités, mais en même temps cette survie n'était possible que dans le cadre d'une communauté donc par des concessions des uns et des autres), la beauté des paysages : du très grand cinéma qui dépasse le cadre strict du western, et qui nécessite effectivement une édition en urgence en zone 2 !


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De cormega, le 1er avril 2006 à 12:49
Note du film : 6/6

Fichtre! Je n'avais encore point voté pour ce chef-d'oeuvre épique du western. Quelle aberration que ce film ne soit pas encore édité en zone 2.


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De CLOCHARD, le 7 avril 2006 à 13:00
Note du film : 5/6

Je vote pour une réédition.


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De DelaNuit, le 11 septembre 2012 à 17:39

Une édition zone 2 de ce beau film a eu lieu pour une collection de dvd Western parue en librairie il y a quelques années… Il est peut-être possible aux amateurs de le commander ou d'en trouver un exemplaire d'occasion sur le net ?


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De spontex, le 13 janvier 2013 à 18:01

Il est annoncé pour le 6 mars chez Wild Side Video … en Blu-ray !


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De vincentp, le 12 mars 2013 à 19:13
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Je me suis procuré le coffret blu-ray + dvd avec le livre. Le travail a l'air de qualité (le livret est bien écrit, clair et synthétique, avec une belle iconographie).

Simplement la jaquette du verso n'est pas très claire (il manque un bon pédagogue chez l'éditeur Wild Side !). Je comprends que le blu-ray démarre par défaut sur la version du réalisateur (avec une voix-off) remontée à partir de la version habituelle (longue). En supplément, précisément la version longue. Ouf…

Cette version remontée fait la fierté de l'éditeur car il s'agit d'une exclusivité mondiale.

Commentaires bientôt…


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De vincentp, le 30 mars 2013 à 23:24
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Grand film revu en blu-ray. La voix-off de la version "directors'cut" resserre la narration et supprime des scènes inutiles. Nombre de séquences sublimes : la séparation de Dunson et de sa fiancée, les instants avant le départ du troupeau (crescendo dramatique ou on sent battre le pouls de la vie et ou on est aux prises avec un présent qui semble presque arrêté), la traversée de la rivière par le troupeau, la séquence finale… Une narration fluide, concise, porteuse d'émotion comme le fait remarquer le monteur de la version restaurée.

Mais le but et l'intérêt de ce type de chronique n'est pas forcément d'analyser le style de ce génial Howard Hawks (bien épaulé par Borden Chase, Russell Harlan, Dimitri Tiomkin,…) mais de donner ses impressions personnelles.

J'ai été impressionné par le poids des personnages féminins dans ce récit. Sur la durée du film, elles n'interviennent que très peu, mais leur présence a un impact foudroyant. L'interprétation de Joanne Dru m'a paru exceptionnelle. Son personnage fait preuve de courage, d'intelligence, d'éloquence. Elle en remonte à tous les cow-boys de ce récit, portés sur la gachette. Mais idem pour Coleen Gray : en une ou deux minutes, elle interprète -je suis d'accord sur ce point avec le commentaire exprimé dans le supplément du blu-ray- une des plus belles séquences de toute l'histoire du cinéma. La particularité de cette séparation est qu'elle intervient au tout début du film, et qu'elle renvoie ensuite à une autre séparation. Le thème des relations homme-femme est extrêmement bien traité (abordé sous un angle à la fois original et percutant, avec une émotion omni-présente). Sans la présence de la femme, visiblement chez Hawks, l'homme mène une existence basée sur des chimères…

Autre aspect relevé : la place du ciel et des nuages dans ce récit, les personnages souvent relégués en plans larges sur une petite partie de l'écran. Pas d'aspect contemplatif toutefois : priorité à une action, sans temps mort. Et toujours, un éloge de l'amitié, de l'intégrité et du professionnalisme (au sein d'un petit groupe). Je me rends compte que ce troisième thème, et ses déclinaisons, finit par m'influencer dans ma vie professionnelle.

Red river est un grand film, oeuvre artistique de très forte envergure sans aucun doute. J'aurais toutefois tendance à estimer que les westerns suivants de Hawks The big sky, Rio Bravo, El dorado, Rio Lobo sont encore supérieurs -si cela est possible-, car Hawks me semble creuser un peu plus les thèmes qui l'intéressent le plus.


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De Tamatoa, le 30 mars 2013 à 23:56

Mon cher Vincentp, je m'apprêtais, avant de vous lire ce soir, à vous dire que mercredi dernier, je me trouvais dans un centre culturel d'un grand hyper-marché de la Gironde et "ils" projetaient sur un très grand écran Samsung, ce film Red River. Alors je ne sais pas si cet écran était Led, plasma ou tagada (Je n' y entends strictement rien !) mais entre la qualité de cet écran, le côté blu-ray du DVD, je suis resté littéralement cloué devant l'image ! Extraordinaire ! Je crois n'avoir rien vu de mieux en l'espèce ! Je me souviens que c'était une scène oû l'on voyait John Wayne devant un chariot et qui s'apprêtait à fouetter un type qui avait fait une bêtise . Type qui, en fin de compte, se fait abattre par un autre. Mais je n'avais jamais vu telle "réalité" ! J'avais l'impression que tous les acteurs étaient dans la pièce. Incroyable !


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De vincentp, le 31 mars 2013 à 21:48
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Le blu-ray a pour particularité de pouvoir créer l'illusion d'une image en relief (si la copie est optimisée), car permettant de différencier parfaitement le premier plan de l'arrière-plan. C'est là un de ses points forts par rapport au dvd.

J'ai lu en diagonale le livret intégré dans le coffret blu-ray, livret qui explique le parcours des uns et des autres, les relations sur le tournage, et les aspects financiers liés à Red river. Ce livret -fort estimable et bien documenté- est le fruit du travail d'un critique, établi à Hollywood depuis trente-cinq ans, qui n'aime pas -semble-t-il- la "critique d'interprétation".

Je pense que les anecdotes contenues dans ce livret peuvent être intéressantes, mais seulement si elles sont remises en perspective par rapport à la phase de création artistique. Aujourd'hui, on se moque à mon avis pas mal de savoir combien a coûté l'achat du scénario de tel ou tel film, et donc notamment de celui de Red river. De plus, les histoires sur la vie privée des contributeurs du film me paraissent sans intérêt. Quel intérêt d'indiquer par exemple que John Ireland était membré comme un âne ? Je ne partage donc pas la vision des choses de ce critique.

L'interprétation croisée que l'on peut faire d'un film me parait bel et bien primordiale.

A ce sujet, je ne partage pas l'avis semble-t-il communément admis concernant le jeu moyen de Joanne Dru. Non ! C'est tout le contraire qui apparaît ! Hawks fut un formidable directeur d'actrices (comme Raoul Walsh), Red river (comme The big sleep) en constitue une preuve éclatante. Les personnages féminins de Hawks dès la fin des années trente possèdent une envergure comparable à celle de leurs homologues masculins.

En 1948, Red river fut avant tout une entreprise commerciale. Avec le temps, elle a acquis le statut d'oeuvre d'art, et peut être commentée ou analysée en fonction de cette caractéristique. Par exemple, examiner ou essayer de comprendre comment Hawks s'y prend (type de plan, gestion du tempo) pour décrire des caractères, sans temps mort, par des saynètes à deux ou trois. Accélérant brusquement le rythme (typiquement la fuite du troupeau), développant sur un ton ironique ou abrupt des conflits d'intérêt…


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